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    Elle s'appelle Pnina Tamano-Shata. Elle est députée à la Knesset. Elle s'indigne : « J'ai 32 ans, je suis arrivée à l'âge de trois ans en Israël, j'ai effectué mon service militaire et j'ai deux enfants, il n'y aucune raison de me traiter de la sorte ».  Seul "problème", elle est d'origine éthiopienne, et noire. Quand elle a voulu donner son sang à la filiale commune de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, elle s'est fait rembarrer par la personne qui l'a reçue.


    « selon les directives du ministère de la santé, il n'est pas possible d'accepter le sang spécial d'origine juive éthiopienne » 


    Voilà la raison, ou le prétexte, qui est invoqué, pour ce refus. Si cela était arrivé dans l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, le tollé "international" * aurait été unanime. Qu'en sera-t-il cette fois ? 

    Affaire à suivre. C'est d'autant plus grave, que cette discrimination entre autres à propos du sang, mais de bien d'autres aspects de la vie quotidienne, est chose habituelle dans "le pays le plus démocratique", au choix du Moyen-Orient, ou du monde.  On notera qu'il ne s'agit aucunement de religion. Y aura-t-il un Mandela pour essayer de secouer ces anomalies ? Est-il déjà dans les geôles du régime, avec tant d'autres ?

    Pendant ce temps-là, pour des raisons finalement fort proches, Georges Ibrahim Abdallah est "libre" selon la Justice française, mais toujours en prison par la volonté du ministre de l'Intérieur, pour combien d'années encore ? Il est sous les verrous depuis le 24 octobre 1984. Pour raisons politiques (il n'a pas de sang sur les mains), il vient d'entamer sa trentième année de captivité.

    L'arbitraire est total dans "les Grandes Démocraties", au moins autant que dans ce que ces mêmes "Démocraties" appellent des dictatures.



    * Ce qu'on appelle "international" n'est que la volonté de quelques dirigeants politiques dits "Occidentaux", eux-mêmes conseillés par quelques banquiers tout aussi internationaux.

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  • C'était hier soir, à 21h30 GMT, que le monde a appris que l'un des plus grands hommes qui ont fait la seconde partie du XXe siècle nous a quittés.

    Nelson Mandela, 95 ans, passa 27 ans dans les geôles de l'Apartheid. Le fondateur de l'ANC réussit à susciter l'admiration de Frederik de Klerk, le président blanc de l'époque qui avait succédé à un Botha bien plus obtus et revanchard, en même temps que celle du monde entier par sa lutte irréprochable et digne.

    Comme son ami l'évêque Desmond Tutu, il pratiquait une sorte de philosophie de la vie très africaine, très ancrée dans les tradition de ses ancêtres, l'Ubuntu. Desmond Tutu explique ainsi cette notion, tellement éloignée des canons du capitalisme triomphant, individualiste, élitiste, mortel :
    « Quelqu'un d'ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il ou elle possède sa propre estime de soi — qui vient de la connaissance qu'il ou elle a d'appartenir à quelque chose de plus grand — et qu'il ou elle est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou opprimés. »

    De tels mots dont je partage les significations depuis longtemps, c'est au monde entier qu'il faudrait qu'ils s'appliquent. Peut-être alors pourrions-nous tous, sans rougir, porter le nom d'humains.

    Ne crains pas, Madiba : tes continuateurs vont œuvrer pour que ton idéal non seulement ne soit jamais perdu, mais qu'il soit enfin celui de tous.  Avec Albert Schweitzer, Martin Luther King,   Mohandas Gandhi ,   Aung San Suu Kyi tu auras apporté à ce monde un message au-delà toutes les frontières, tous les clivages, toutes les haines que suscitent les accapareurs partisans du diviser pour régner. Les imbéciles !

    Ne pleurez point, amis. Au contraire chantez, répandez l'Ubuntu et l'amour de nos frères humains, surtout ceux que tenaillent l'âpreté du gain et le goût de la puissance au détriment de tous. Chacun sait combien ce combat pacifique sera long encore, il suffit de voir ce qui se passe en Somalie, au Mali, en Palestine occupée ou prisonnière, mais aussi plus près de nous ces Rroms que des têtes de pays se renvoient comme s'il s'agissait de pestiférés. La honte en rejaillit sur tous.

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  • Aujourd'hui j'ai trouvé ce site, et je m'empresse de répercuter ses informations ici.


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    Lettre d'infos BDS France - octobre 2013

    Cliquez ici pour visualiser la Lettre en ligne
    Bandeau_en-tete_newsletter_BDS_Franceoctobre 2013
    puce L'Europe complice
    L'Europe est un terrain symbolique de la campagne BDS, Israël étant un partenaire privilégié de diverses institutions du continent, et participant en outre à de gros programmes européens. Israël est même directement membre de grandes organisations symboliques européennes, telles l'UEFA ou l'Eurovision. Privilèges économiques, culturels, géopolitiques, universitaires, sportifs... au-delà des frontières, la revendication européenne de l'Etat israélien ne semble n'avoir qu'une seule limite : celle de la Charte des droits fondamentaux de l'Europe ! 
    puce  Les succès de la Campagne
    puceMobilisation procès puce Ça bouge !
    • Ecrivez à vos députés européens pour leur demander de soutenir les nouvelles règles sur la participation d'Israël aux programmes européens : quelques clics suffisent !
    • 51 eurodéputés ont déjà interpellé directement Catherine Ashton, Haut représentant à l'UE à appliquer les lignes directrices écartant les colonies israéliennes
    • La campagne de boycott sportif "Carton rouge pour Israël" continue en interpellant la FFF (Féd. Française de Football) sur la rencontre de l'équipe israélienne dans le cadre des qualifications du Championnat d'Europe des moins de 17 ans de l'UEFA.
    • Une action originale et sympathique de sensibilisation et de banalisation du BDS auprès du public de Strasbourg, à vélo !
    puce  Boîte à outils
    puce  En images
    videoparodie
    puce  Du fond
    • L'Israfrique, c'est le nom donné à la politique israélienne vis-à-vis de l'Afrique qui, en dehors de contrats discrets de ventes d'armes et de matériel d'espionnage passés avec de nombreux gouvernements africains, passe aussi par l’invitation, depuis peu, d’artistes africains en Israël. Heureusement, certains d'entre eux ont rejoint la campagne BDS, tels que les Maliens Oumou Sangaré et Salif Keita, l’Egyptienne Natacha Atlas ou les Sud-africains Ladysmith Black Mambazo, Andy Kasrils ou Ewok.
    puce  Les pendules à l'heure
    • Certains disent : « La cause du peuple palestinien est juste, mais ce qui se passe aujourd'hui dans d'autres pays arabes, surtout en Syrie, ainsi qu'en Egypte, est bien pire. »
    • Nous répondons : « La libération du peuple palestinien reste un enjeu crucial pour tout le Proche et Moyen-Orient et pour la paix dans le monde. Dans l'enchaînement des situations dramatiques dans les pays arabes, la politique d'Israël et de ses alliés a souvent été une origine ou un prétexte majeurs. La cause palestinienne concentre depuis longtemps des enjeux internationaux phares, tant en ce qui concerne la conception du droit international, des droits des peuples à vivre libres, qu'en ce qui concerne la conception du "vivre ensemble" dans l'égalité et la justice. »
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