• Cher Monsieur Pascal Lamy,


    C'est avec des larmes de reconnaissance que je peux sans doute à raison vous désigner parmi les rares personnes que presque le monde entier se doit de haïr. Le prix Alcide Sulfurik, en quelque sorte.


    Grâce à vous des continents entiers souffrent de la faim. Grâce à vous les cordiers se réjouissent de fournir à la pelle leurs produits pour un dernier achat d'agriculteurs aux abois. Grâce à vous des OGM placides empoisonnent tranquillement des centaines de millions de personnes, des centaines de millions d'animaux, des centaines de millions de végétaux. Grâce à vous la pollution verdit et l'effluent industriel pourrit. Grâce à vous les avionneurs fournissent toujours plus de leurs engins volants où vous trônez chaque jour en Classe Affaires.


    On cite de vous une très belle phrase (Europe 1, 25 juillet 2013) :


    « La démondialisation est une thèse réactionnaire. »


    Merci Monsieur Lamy, vous me faites un grand honneur, car voyez-vous, je suis démondialisateur. Eugène Pottier avait écrit, pour sa part,


    « L'Internationale sera le Genre Humain ».


    L'internationale, c'est la communauté planétaire des nations. Des nations souveraines, qui interdisent à des sociétés bancaires, commerciales ou industrielles de faire la nique aux lois des Nations et des Peuples Souverains qui les composent. Cela signifie qu'aucune entreprise ne peut jouer de son implantation dans plusieurs pays pour faire l'arbitrage des avantages et inconvénients des législations, us et coutumes de ces pays .


    Oh quelle catastrophe ce serait, pour vos Amis les Banksters, s'ils ne pouvaient plus accomplir leurs sinistres besognes. Pour vos Amis les Fabricants d'Armes s'ils ne pouvaient plus, pour des raisons bassement commerciales, favoriser ici et là troubles, guerres, attentats, meurtres, assassinats, et j'en passe. Pour vos Amis les Politiciens, si des « revenus » un peu (hum) illicites et un peu (hum) élevés ne leur donnaient pas l'entregent que leur personne ne possède guère.


    Non, bien sûr, vous n'êtes pas à l'origine de TOUT. D'autres que vous œuvrent dans leur coin, de façon plus ou moins occulte, mais dans le même sens.


    Malgré vous et vos amis, il faudra que nos frères humains apprennent à démondialiser, et à reprendre la main sur leur propre destin que vous leur avez volé. Volé. Volé. Le plus tôt sera le mieux. Vous serez alors comme le mari des pièces de Labiche, ............ mais content (ou marri ? ohhhh...)


    Votre serviteur,

    bab

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  • On le voit partout, aussi bien en France qu'en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, mais aussi en Afrique, et même aux États-Unis où la misère règne en maîtresse à côté d'îlots de richesse extravagante. La présence du banquier tue la vie. L'avoir tue l'être. Tue, et re-tue, en une répétition insensée et morbide. La richesse acquise par dépouillement des autres est, selon "les valeurs" puritaines, la quintessence du nirvana, le signe d'une grande valeur personnelle, le paradis sur terre. Cette donnée de base est la source de tous les malheurs du monde. 



    Et tout cela parce que le principe même du banquier est de créer de l'argent, de le prêter en faisant mille manières comme si on lui arrachait un bras, de se le faire rembourser, et alors qu'il n'a coûté que quelques jeux d'écritures, d'en demander paiement sous forme d'intérêts énormes, tout au long d'un processus volontairement interminable. Pire, le banquier se prévaut de cet argent dû pour le faire fructifier dans des montages financiers de plus en plus complexes, alors qu'il n'existe pas. La seule chose réelle, ce sont ces intérêts versés, fruits du sang de la Terre, du sang des humains, ceux qui réellement travaillent. Les vampires opèrent dans des circonstances précises, les Banksters opèrent au grand jour, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, tout au long de l'année, même quand ils dorment.

    Voilà. Nos ennemis sont désignés. Il n'y en a pas d'autres, même s'ils s'entourent de subalternes chargés de commander à la piétaille, celle qui crée des richesses, de subalternes qui veillent à canaliser toute rébellion par la persuasion, et s'il le faut, par la force ; et aussi de subalternes chargés de divertir les travailleurs, et d'autres subalternes chargés de divertir « les Maîtres ». Voilà le monde où nous vivons. Encore. Jusqu'au moment où la Terre sera morte, et les travailleurs également.

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