• Bien des gens s'imaginent faire partie, ou tenter cette aventure de vouloir en faire partie, de ce qu'un "sens commun" dicté par des propagandistes subtils appelle la "classe moyenne". Cette division de la société (et diviser pour régner est un principe bien acquis) n'existe tout simplement pas.

    Voyons les choses telles qu'elles sont, dans l'esprit des exploiteurs, mais pas dans leurs paroles. Il n'y a que deux classes : la leur, internationale et apatride, parlant un sabir convenu dérivé de l'anglais, et celle des exploités qu'ils feront tout pour les diviser via des frontières (qu'ils auront eux-mêmes créées), via des différences de langages, via des croyances qu'ils vont s'activer à opposer, via des différences de "classes" qui ne sont que des sous-catégories inventées pour la cause. 


    La seule façon de contrer cette volonté de zizanie, d'hostilités, est de faire tout pour dialoguer avec ceux qui peuvent paraître différents parce qu'on vous les a présentés comme tels. Bien sûr, il y a des différences : nous sommes tous différents, en raison de facteurs multiples, même entre frères et sœurs de sang. Mais c'est précisément parce que ces différences concernent tout le monde en fait, qu'elle n'existent pas en droit. Le plus difficile, bien entendu, réside dans les langages qui peuvent rendre le dialogue bien plus difficile.


    L'indigène, c'est moi, parce que mes ancêtres sont là depuis bien trop longtemps. Celui qui vient d'ailleurs est le bienvenu, parce que sa seule venue est un cadeau de prix. Bien entendu, ce n'est pas du tout ainsi qu'il est présenté par l'étranger, l'exploiteur, celui qui n'est de nulle part et qu'on ne peut que mépriser. Il peut s'appeler Mittal, Arnaud, Bouygues ou Lagardère, il peut être l'anonyme gérant d'un fonds de pension spéculatif, ou le plus anonyme encore actionnaire de ce conglomérat, c'est lui avec ses sbires qui est l'ennemi à combattre. Je ne dis sans doute pas les choses comme un marxiste, je le dis avec mes propres raisonnements. Il y a les habitants de la Terre, et puis il y a les Vautours, ceux qui sont plus souvent en avion qu'ailleurs : les apatrides, quoi.


    Irons-nous tous ensemble à la chasse aux gros oiseaux, pour les capturer et les empêcher de nuire à jamais, ou faudra-t-il continuer à subir leur mainmise allant souvent jusqu'à nous faire entre-tuer pour leur plus grand bénéfice ?

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