• Il faudra expier, empereurs d'opérette !

    Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
    Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
    Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
    La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
    D’un côté c’est l’Europe et de l’autre la France.
    Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l’espérance
    Tu désertais, victoire, et le sort était las.
    Ô Waterloo ! je pleure et je m’arrête, hélas !
    Car ces derniers soldats de la dernière guerre
    Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
    Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
    Et leur âme chantait dans les clairons d’airain !

     

    Je reprends ici un texte écrit en lettres de feu par le grand, l'immense Victor Hugo. C'est un extrait du poème L'expiation, dans les Châtiments.

    On a l'impression que rien n'a changé. Ce sont les Français face à cette Europe qui nous opprime, ou plus exactement, comme toujours, nos simples citoyens confrontés aux Grands, à l'époque aux têtes couronnées. La Finance n'est pas absente, puisque c'est à cette occasion-là que Nathan Meyer Rothschild fit un coup de bourse hardi à Londres : il ruina les autres, et empocha la mise.

    Dix-huit juin mil huit cent quinze, il y a deux cent quatre ans. Les choses allaient rentrer dans l'ordre, et les Bourbons aux Tuileries. Les banquiers étaient là, les "hommes d'église" aussi, les Talleyrand, les Fouché, les Siéyès.

    N'a-t-on pas l'impression que rien n'a changé ? Sauf que désormais, ce sont les secondes mains des banquiers qui sont ouvertement les maîtres. Sauf que cette Europe des notables est maintenant solidement installée à Paris, et dans quelques duchés renommés grandes régions. Sauf que les coups d'État sont maintenant expédiés par des "députés" qui ne représentent que .... les banquiers ! Comme en deux mille huit par exemple.

    Ce n'est pas grave : désormais ce sont... les banquiers ou leurs amis qui sont les maîtres des journaux et moyens d'information, résultat : celle-ci est remplacée par la propagande, et qui tente d'apporter la vérité face à ces mensonges peut risquer gros, jusqu'à sa vie. La liberté d'opinion a été laminée, criminalisée. C'est ce qu'on retiendra de ce nouveau début de millénaire, avec la prise de conscience des petits, des sans-grade. C'est au point qu'aujourd'hui s'habiller de jaune peut vous envoyer en prison. On était plus libre au temps de Louis XIV....

    Cela n'aura qu'un temps, car la révolte gronde dans les lointains brumeux. Un jour, oui, un jour, ceux qui ont méprisé le peuple seront surpris de le voir venir les chercher, venir les chercher, venir les chercher. Il leur arrivera ce qui acheva un César autrement plus flamboyant qu'eux-mêmes, et qui constitue les trois derniers vers du poème cité plus haut.

    Deux mots dans l’ombre écrits flamboyaient sur César ;
    Bonaparte, tremblant comme un enfant sans mère,
    Leva sa face pâle et lut : – DIX-HUIT BRUMAIRE !

     


  • Commentaires

    1
    Christian SÉBENNE
    Mardi 18 Juin à 12:06

    Certes les écrits de Victor Hugo sont poignants et nous remuent jusqu’au fond de l’âme, je me permettrais juste d’ajouter que Napoléon aurait du écouter à maintes reprises la Sagesse des conseils de l’évêque Maurice de Talleyrand Périgord qui avait mis en garde l’empereur sur les échéances à venir.

    De dépit, Talleyrand fera fortune, il y aurait beaucoup à dire sur le personnage mais n’oublions pas qu’il sauvera les meubles de la France du désastre en 1815 lors du Congrès de Vienne.

    Napoléon fut très mal remercié d’avoir autorisé les Rothschild de dénommer leur banque : « Banque de France », la suite ou la continuité de cette bande de voleurs perdure depuis 400 ans dans l’association du crime organisé et du ramassis de voleurs.

    http://www.armee-media.com/2018/10/27/philippe-le-bel-sen-reviendrait-il-par-christian-sebene/

    Cordialement

    Christian Sébenne

    2
    Mardi 18 Juin à 13:21

    Nous sommes bien d'accord, Christian.

    Napoléon répugnait à recevoir des conseils. Il est vrai que certains n'étaient sans doute pas adéquats.

    En tout cas, pour la banque, il est certain que la seule façon d'avoir certains moyens pour s'en sortir est de la nationaliser. Sinon, on peut courir. Déjà, même avec la BdF nationalisée, ce ne sera sans doute pas évident de prendre les bonnes décisions.

    Bonne journée !

    Jean-Claude

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