• Ce matin, une nouvelle surprenante nous parvient d'au-delà de l'étendue salée.


    A nomophobie ou à Eurogeddon, les lexicographes des dictionnaires d'Oxford University Press ont préféré gif. Pourquoi ?


    Des questions se posent immédiatement : ce mot, ou plus exactement ce suffixe correspondant à un certain format graphique, est-il donc si connu ? Je pense en France en particulier. Selon les concepteurs de sites, il est bien connu maintenant que ce genre de format alourdit beaucoup la lecture sur Internet, et freine l'affichage. Les réalisations récentes en évitent l'usage.

    Ce n'est pas tout. Ce format était jusqu'il y a bien peu de temps tout ce qu'il y a de plus propriétaire, et assez récemment l'ayant-droit Unisys n'avait pas manqué de le rappeler. Cela apporte un argument supplémentaire à ceux qui dissuadent de s'en servir.  Si un blogueur y tient absolument, alors il sera judicieux de lui proposer le format PNG, plus performant, et "libre" comme on dit, c'est-à-dire qu'il est libre de droits, et même modifiable selon certaines règles, en particulier celle de ne pas se l'approprier et faire payer des droits dessus. Gif, en revanche, est seulement tombé dans le domaine public. Est-il "libre" pour autant, c'est-à-dire modifiable par tout un chacun un peu doué, c'est encore certainement un objet de litige.

    "Gif" élu mot de l'année : 5 raisons d'applaudir


    C'est pourquoi ce titre du Nouvel Observateur interpelle. Mot de l'année, un format désuet, qu'il est recommandé de ne pas utiliser professionnellement ? Soit les auteurs de l'article ont voulu faire un trait d'humour à l'anglaise, délicieusement grinçant, soit... on les a mal renseignés. Il serait peut-être même judicieux de conjuguer les deux versions.

    Voilà une polémique qui ne manquera pas d'être... animée ! Gaaaaaaaaa   !


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