• Ce matin un nouvel article sur RT nous invite à lire l'entrevue du journal avec Monsieur Rozès, un homme au palmarès prestigieux de conseiller dans les arcanes du Pouvoir, ce qui lui donne une grande expérience de ce milieu plutôt particulier, et pourrait inciter à lui donner confiance.

    Cependant, il semble que ce monsieur Rozès pense dans le sens de l'Élysée actuel, donc soit il se trompe, soit il tente de nous tromper. Il est CLAIR, pour ceux qui tentent de suivre, que la politique actuelle est volontaire, et le reste malgré des propos qui détonnent parfois sur cette politique, peut-être pour donner le change. Il s'agit d'une entreprise de démolition d'un vieux pays qui a eu tôt conscience d'une certaine unité, et qui par là s'est révélé dangereux pour les Puissants. Par le passé, il a su tenir tête aux Grands, au moins un temps. Ensuite ceux-ci, par des moyens le plus souvent inavouables, récupèrent peu à peu leur emprise, mais on voit bien qu'ils n'aiment pas. On se souvient, déjà en 1789, quand le fameux abbé Siéyès avait soulevé le fait qu'en élisant des délégués, le Peuple perdait tout pouvoir : il trouvait cela très bien.

    La dernière victoire du Peuple, et sans doute la plus belle, a été la mise en place avec détermination, mais sans violence, d'une période propice aux moins favorisés. C'est pourquoi on l'a appelée "les Jours Heureux". C'est celle-ci que depuis trente ans un Pouvoir lié aux Grands Banquiers veut annihiler en rendant les simples citoyens désemparés et "soumis". La répression monte en puissance, la propagande la plus idiote aussi. Nous avons eu un de Gaulle, avec ses contradictions, mais sa claire vision de la Nation. Désormais nous avons un apprenti histrion, qui sait mal son texte, et l'accompagne de gestes qui pourraient rappeler les spectacles de Chantal Goya. Dans le même rôle, un Pierre Dux ou un Gérard Philipe auraient été plus convaincants.


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  • La politique, on en parle, on en parle... sachant que chaque acte de chacun d'entre nous, s'il concerne plus que le cercle familial de base, est un acte politique parce qu'il a des répercussions, même minuscules, sur la vie de tous. On appelle cela le coup de l'aile de papillon.

    Malgré tout, l'impulsion importante sur la vie de tous vient aujourd'hui, depuis 2008 surtout, de Bruxelles, et plus particulièrement de la Commission chapeautée par le Conseil (qui pour rappel est dans chaque grand dossier celui des ministres de tous les pays de l'union concernés). Plus, paraît-il (je ne connais pas cette partie-là de Bruxelles), un immeuble aussi important que celui de la Commission, ce qui n'est pas rien, situé juste à côté, et qui ne comporte que les officines des lobbys chargés de porter la bonne parole au bâtiment d'en-face.

    Les lobbys ? Pour la France c'est par exemple la FNSEA, c'est l'UIMM, c'est EDF, ou les Grandes Régions Françaises, modernes duchés... mais ce sont aussi les très gros bataillons des entreprises tentaculaires anglo-saxonnes, mais aussi maintenant chinoises, indiennes, russes ou autres. Quand il s'agit d'intérêts de niches, ces lobbys peuvent être à la fois petits, et influents. Cela peut être, sans doute, le lobby de la boulangerie, ou des constructeurs de conduits de cheminées, ou même des marchands de tapis, pourquoi pas...

    Ces lobbys prennent même la peine de circonvenir certains députés européens, bien que le parlement n'ait qu'un pouvoir dérisoire. En revanche leur effort portera de tout son poids sur les ministres venant à Bruxelles pour une session de Conseil, ministres qui insuffleront à la Commission de nouvelles directives à élaborer.

    La seule solution, pour contrer ces poids lourds, est bien entendu de réussir, nous citoyens, à fermer le clapet de la Commission : rappelons tout de même qu'en moyenne ce sont CENT pages par jour de nouvelles directives qui aboutissent dans les 27 pays, à ventiler au niveau des régions, des départements, des communes (ou aux communautés imposées, cela en fait moins, et c'est sans doute pourquoi furent IMPOSÉS ces regroupements souvent aberrants).

    Faisons de la politique. Ensemble claquons la porte au nez de Bruxelles, ce qui nécessite d'avoir nettoyé les Écuries d'Augias, soit la Cour du Roi Pétaud. Cela obligera à envoyer à l'usine réouverte TOUS les jeunes frais émoulus des Grandes Écoles Empoisonnées, soit pour leur apprendre ce qu'est le VRAI labeur, soit seulement pour assainir le marais où ils se complaisent.

    Que les grandes villes se retrouvent avec des maires conducteurs de bus ou balayeurs, portés par leurs pairs qui, après tout, et on l'oublie, sont les plus nombreux. Et si certains déjà contaminés se disent in petto « Jusqu'où ne monterai-je pas ? » (« Quo non ascendam » comme osait penser le Surintendant Fouquet, qui l'a bien payé), il faudra que, comme l'esclave placé à côté du général romain victorieux sur son char de triomphe, quelqu'un leur rappelle « Tu monteras au rez de chaussée, comme tout le monde. »


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  • Le nouveau monde surgit devant nous

    Thierry Meyssan souligne l’extrême gravité, non pas du retrait US de Syrie, mais de l’effondrement des repères actuels du monde. Nous entrons, selon lui, dans une courte période de transition, au cours de laquelle les actuels maîtres du jeu que sont les « capitalistes financiers » —et ceux qu’il désigne par là n’ont aucun rapport avec ni avec le capitalisme originel, ni avec la banque originelle— vont être écartés au profit des règles de droit énoncées par la Russie en 1899.

    | Damas (Syrie) | 22 octobre 2019
     
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    Le roi Salmane reçoit le président Vladimir Poutine, le pacificateur.

    C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit. Toutes les références antérieures disparaissent. Ceux qui étaient voués aux gémonies triomphent tandis que ceux qui gouvernaient sont précipités aux enfers. Les déclarations officielles et les interprétations que livrent les journalistes ne correspondent manifestement plus aux événements qui s’enchainent. Les commentateurs doivent au plus vite changer leur discours, le renverser en totalité ou être happés par le tourbillon de l’Histoire.

    En février 1943, la victoire soviétique face au Reich nazi marquait le basculement de la Seconde Guerre mondiale. La suite des événements était inéluctable. Il fallut pourtant attendre le débarquement anglo-états-unien en Normandie (juin 1944), la conférence de Yalta (février 1945), le suicide du chancelier Hitler (avril 1945) et enfin la capitulation du Reich (8 mai 1945) pour voir se lever ce monde nouveau.

    En un an (juin 44-mai 45), le Grand Reich avait été remplacé par le duopole soviéto-US. Le Royaume-Uni et la France, qui étaient encore les deux premières puissances mondiale, douze ans plus tôt, allaient assister à la décolonisation de leurs Empires.

    C’est un moment comme celui-là que nous vivons aujourd’hui.

    Chaque période historique a son propre système économique et construit une super-structure politique pour le protéger. Lors de la fin de la Guerre froide et de la dislocation de l’URSS, le président Bush père démobilisa un million de militaires US et confia la recherche de la prospérité aux patrons de ses multinationales. Ceux-ci firent alliance avec Deng Xiaoping, délocalisèrent les emplois US en Chine qui devint l’atelier du monde. Loin d’offrir la prospérité aux citoyens US, ils accaparèrent leurs profits, provoquant progressivement la lente disparition des classes moyennes occidentales. En 2001, ils financèrent les attentats du 11 septembre pour imposer au Pentagone la stratégie Rumsfeld/Cebrowski de destruction des structures étatiques. Le président Bush fils transforma alors le « Moyen-Orient élargi » en théâtre d’une « guerre sans fin ».

    La libération en une semaine d’un quart du territoire syrien n’est pas seulement la victoire du président Bachar el-Assad, « l’homme qui depuis huit ans doit partir », elle marque l’échec de la stratégie militaire visant à établir la suprématie du capitalisme financier. Ce qui paraissait inimaginable a eu lieu. L’ordre du monde a basculé. La suite des événements est inévitable.

    La réception en très grande pompe du président Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis atteste du spectaculaire revirement des puissances du Golfe qui basculent dès à présent dans la camp russe.

    La tout aussi spectaculaire redistribution des cartes au Liban sanctionne le même échec politique du capitalisme financier. Dans un pays dollarisé où l’on ne trouve plus de dollars depuis un mois, où les banques ferment leurs guichets et où les retraits bancaires sont limités, ce ne sont pas des manifestations anti-corruption qui stopperont le renversement de l’ordre ancien.

    Les convulsions de l’ordre ancien s’étendent. Le président équatorien, Lenín Moreno, attribue la révolte populaire contre les mesures imposées par le capitalisme financier à son prédécesseur, Rafael Correa qui vit en exil en Belgique, et à un symbole de la résistance à cette forme d’exploitation humaine, le président vénézuélien Nicolás Maduro, bien qu’ils n’aient aucune influence dans son pays.

    Le Royaume-Uni a déjà replié ses forces spéciales de Syrie et tente de sortir de l’État supranational de Bruxelles (Union européenne). Après avoir pensé conserver le Marché commun (projet de Thérésa May), il décide de rompre avec toute la construction européenne (projet de Boris Johnson). Après les erreurs de Nicolas Sarkozy, de François Hollande et d’Emmanuel Macron, la France perd subitement toute crédibilité et influence. Les États-Unis de Donald Trump cessent d’être la « nation indispensable », le « gendarme du monde » au service du capitalisme financier pour redevenir eux-mêmes une grande puissance économique. Ils retirent leur arsenal nucléaire de Turquie et s’apprêtent à fermer le CentCom au Qatar. La Russie est reconnue par tous comme le « pacificateur » en faisant triompher le droit international qu’elle avait créé en convoquant, en 1899, la « Conférence internationale de la paix » de La Haye, dont les principes ont été depuis foulés aux pieds par les membres de l’Otan.

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    La Conférence internationale pour la paix de 1899. Il aura fallu plus d’un siècle pour comprendre ses implications.

    Comme la Seconde Guerre mondiale a mis fin à la SDN pour créer l’Onu, ce monde nouveau va probablement accoucher d’une nouvelle organisation internationale fondée sur les principes de la Conférence de 1899 du tsar russe Nicolas II et du Prix Nobel de la paix français, Léon Bourgeois. Il faudra pour cela d’abord dissoudre l’Otan, qui tentera de survivre en s’élargissant au Pacifique, et l’Union européenne, État-refuge du capitalisme financier.

    Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous entrons dans une période de transition. Lénine disait, en 1916, que l’impérialisme était le stade suprême de la forme de capitalisme qui disparut avec les deux Guerres mondiales et la crise boursière de 1929. Le monde d’aujourd’hui est celui du capitalisme financier qui ravage une à une les économies pour le seul profit de quelques super-riches. Son stade suprême supposait la division du monde en deux : d’un côté les pays stables et mondialisés, de l’autre des régions du monde privées d’États, réduites à n’être que de simples réserves de matières premières. Ce modèle, contesté aussi bien par le président Trump aux États-Unis, les Gilets jaunes en Europe occidentale ou la Syrie au Levant agonise sous nos yeux.

    https://www.voltairenet.org/article208007.html


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  • Nous autres, vivons à l'ouest du méridien zéro. De lointains robots pleins de morgue, aveugles et sourds, ont décidé de se donner le droit de régir nos vies selon un seul critère : le PROFIT. C'est ainsi que celui qui fut le plus jeune ministre des FINANCES (tiens donc) en France a mis en place, avant une certains union européenne dont il écrivit les contraintes au bénéfice de ses pairs, une heure dite européenne de plus en plus décriée.

    Sincèrement, trouveriez-vous normal que les montres indiquent la même heure en permanence de Varsovie à Brest ? C'est pourtant ce que des non-personnes fonctionnant à la cadence de leurs ordinateurs boursiers quand elles sont à jeun (quand elles ne sont pas, je vous laisse imaginer le désastre), veulent imposer à cette union.

    Un jour, il faut réagir, et affirmer : « Ça suffit ! »

    Ce matin, l'ordinateur, d'autorité, a décalé dans la nuit son horloge interne d'une heure en avance, suivant en cela les instructions de l'horloge nucléaire au césium de Francfort sur le Main (Mainflingen exactement). Au réveil, j'ai changé tout cela. Désormais ma vie sera réglée sur quelque chose de plus réaliste, et plus proche de la vraie heure solaire pour qui vit à l'ouest du méridien. Le soleil est arrivé il y a environ trois quarts d'heure, il est 6 heures et 41 minutes, et il fait beau.

    La nouvelle carte devra donc être :

     

    L'heure à laquelle se référer

     

    Vive l'heure nouvelle !

     

     


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  • Réflexion sur l'article de Pierre Verhas dans le Grand Soir, aujourd'hui 5 décembre 2011, "Le Marché contre la démocratie

    Dans les sous-sols secrets des banques, des organismes de compensation financière, semblent dormir de simples armoires, discrètes. Automatiquement elles se parlent au moyen des nœuds de communication terrestres, sous-marins, satellitaires, en un système redondant et sûr.  Automatiquement elles sauvegardent périodiquement leurs données. Automatiquement elles réajustent leurs paramètres en fonction de signaux que leur donnent des terminaux humains, des données météo ou financières, des statistiques économiques. Tout est intégré, comparé, digéré, interprété et transformé en de nouveaux signaux. Le facteur humain est devenu dérisoire, il se résume le plus souvent en l'ajout physique de nouveaux centres de traitement semblables à ceux existant. C'est devenu un monde à lui tout seul, capable de démarrer instantanément les générateurs électriques de secours lui évitant de stopper en plein travail. 

    A quoi sert-il ? C'est par là, dans le secret des synapses (comment les appeler autrement ?) de ces "cerveaux électroniques" comme on les appelait fort justement il y a  bientôt cinquante, que se font et défont les dizaines, les centaines de milliards de la spéculation. Ces machines se font la course, à partir de données similaires, pour réaliser tel achat ou telle vente de "titres" fictifs, de montages financiers et souvent sales. Ce sont des courses au millième de nanoseconde près, une compétition hallucinante à laquelle nul humain n'est convié. Elles règlent pourtant le sort de milliers d'entreprises, d'États mêmes, donc de centaines de millions de personnes à leur insu.

    Des humains révèrent cet ensemble herculéen, discret, effacé, terriblement efficace, et terriblement dangereux par sa logique qui n'est pas humaine.


    Le $Y$T€M entier étant essentiellement tenu par des machines, ce sont donc les machines qu'il faudra tuer. Toutes à la fois, pour qu'il n'y ait pas de solution de rechange qui perpétue l'impétueuse cyberarchie (™), terme que je viens d'inventer, et qui n'est sans doute pas plus faux qu'un autre.


    Comment des humains peuvent-ils se révéler si aveuglés, qu'ils projettent ainsi dans une pseudo-réalité où de vraies personnes meurent, une confiance en un processus mené par des trains de bits dans des câbles optiques ? Assiste-t-on à un remake de Frankenstein, où un organisme artificiel de silicium, d'argent et d'or, aux vaisseaux et nerfs de verre, deviendrait le Grand Vizir Mondial ? Organisme dont les constituants seraient répartis sur la planète entière, en un réseau faussement intelligent, et pervers par construction...


    Sans tomber dans les excès ridicules (ou pas ?) des Amish, les humains se doivent de garder la haute main sur les machines, afin que ce ne soient pas elles, et ceux qui leur ont laissé les rênes, qui deviennent les maîtres du monde. Comme ce sont ceux-là qui possèdent pouvoir, argent, influences, force armée et de persuasion tous azimuts,  la gageure est difficile, mais nécessaire.

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