• Le 05/08/2010, 18h51
    De la démocratie, moyen de dictature


    Soyons clairs : de quelle démocratie parlons-nous ? L'Athènes ancienne comporta trois cent mille habitants, ce qui était considérable pour l'époque. En revanche, bien plus de la moitié de ceux qui y vivaient ne pouvaient prétendre au titre de citoyens. Métèques ou esclaves assuraient tout le travail dans la cité, mais ne pouvaient prétendre à la gérer. Comme les mineurs, et les femmes, même de bonne famille, ne pouvaient pas, ou pas encore, aller sur l'Agora, environ vingt pour cent de la population avaient le titre de citoyens, soit soixante mille personnes dans la plus grande expansion, bien moins ensuite. Par commodité, seule une partie de ces citoyens siégeait à la fois, soit six mille « représentants du peuple ».

    democratieOn retrouve ce panel réduit de nos jours, bien plus réduit encore puisque le total de l'Assemblée et du Sénat réunis est de moins de mille représentants. Il faut cependant ajouter les assemblées communales, départementales et régionales qui gèrent au plus près des citoyens la vie courante.

    Compte tenu de la grande concentration de pouvoirs à Paris, les assemblées locales ne peuvent délibérer que dans le cadre de lois édictées dans la capitale, quand ce n'est pas au siège européen de Bruxelles. Le gouvernement, pouvoir exécutif, a aussi l'initiative de la plupart des lois (Projets) face à un nombre réduit de Propositions émanant des élus. Il suffit, comme actuellement, que la majorité des mandatés aient la même couleur politique que le chef de l'État, et acceptent tous ses désirs, pour que celui-ci décide de tout à sa guise.
    C'est ainsi que l'on se retrouve, non de droit, mais de fait, dans une forme dictatoriale de l'État. Il suffit que le président élu pour arbitrer les litiges entre les piliers du pouvoir, réussisse à se les accaparer tous, pour que le fait soit accompli.
    desequibre pouvoirs
    *** Les ministres, et leur coordinateur le Premier ministre, constituent normalement le gouvernement : ils sont court-circuités par le Palais, où le nombre de Conseillers devient pléthorique pour couvrir tous les secteurs d'activité. C'est le « Je » qui décide de tout.
    *** Les députés et sénateurs de la « majorité présidentielle », sur la même longueur d'onde que le président, s'ingénient à inventer de nouvelles propositions de lois dans la ligne de pensée du patron de l'Élysée : on peut parler là de servilité, si ce n'est une concordance d'intérêts. Bien entendu, aussi bien les propositions de lois que les projets « passent » à chaque fois ou presque, sans heurts ni vrais débats.
    *** Comme les magistrats du Parquet sont sous l'autorité du Garde des Sceaux, et que celui-ci ou celle-ci prend ses ordres rue du Faubourg, la Justice n'est plus libre et indépendante comme le préconisait Montesquieu. Le fait de confier les enquêtes au procureur, et non à un juge du Siège, permet au Pouvoir exécutif de contrôler à sa guise le judiciaire. Redoutable dérive !
    *** Il subsistait un quatrième pouvoir, celui de l'information. Peine perdue ! Ce sont les sponsors de l'ancien maire de Neuilly, ceux qui l'ont fait élire, qui détiennent tous les cordons des médias. Leurs stratégies visent bien entendu en premier lieu leur propre intérêt, et celui qui trône pour cinq ans est, consciemment ou non, leur homme de paille.

    C'est pourquoi l'on peut réellement parler d'une dictature. Ce n'est pas vraiment celle d'un homme, mais celle d'un faisceau d'intérêts convergents. Au niveau des citoyens, cela ne change rien.
    argent
    Ne nous disons pas que cet état de fait est spécifique à notre pays. Prenons le cas des États-Unis. L'équilibre du pouvoir y est apparemment bien mieux respecté. Le président a beaucoup de pouvoirs, mais le Congrès également, et souvent ses actions bloquent les tentatives de réformes de l'hôte de la Maison Blanche. En revanche, le financement des ruineuses campagnes présidentielles aussi bien que sénatoriales fait que les mêmes qui se donnent un droit de regard sur les élus du Capitole, sont également les mécènes intéressés des prodigalités des candidats à l'Exécutif. En quelque sorte, partout, que ce soit à Paris, à Bruxelles, à Washington, à Rome ou à Berlin, ce sont les lobbies qui dictent leurs desiderata de façon plus ou moins pressante.

    Que devient le citoyen, dans ce bouillon de sorcière où l'argent est l'ultime critère, le grand prescripteur ? Il n'a plus qu'Internet pour faire entendre sa voix sans trop de risque : la Police est devenue partout le brutal bras d'un Pouvoir universel, qui n'entend lâcher aucun de ses bastions. Dictature mondiale ? Osons un paradoxe : partout où les médias affichent l'apparence d'une démocratie, de la liberté, c'est là que les droits élémentaires sont bafoués. Non qu'ailleurs ce soit tout rose, mais le cynisme y est moins de mise, et les pays d'Amérique Latine qui ont réussi pour le moment à se dégager de la « bienveillance » US sont le meilleur exemple de nations où l'État est au service du peuple, et non l'inverse.
    sabre au clair

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  • Le 17/08/2010, 13h06
    Citoyennes, citoyens,insurrection Buchewald

    Au nom du non-comité du salut Public, devant les turpitudes du Pouvoir, devant le mépris en lequel il tient l'expression de la volonté du Peuple par les urnes, devant les options catastrophiques pour l'égalité entre tous devant la loi, l'éducation, le travail, la santé, pour la liberté, et toutes les libertés qui en découlent, d'expression, de réunion, de pensée même, devant sa volonté de détruire toute solidarité au niveau des retraites ou de la Sécurité Sociale, devant les choix ignobles de politique étrangère qui l'ont caractérisé, le peuple n'a plus pour solution que de faire entendre sa voix dans la rue.
    Les centrales syndicales n'étant que des moyens de canaliser le peuple au bénéfice du Pouvoir, il sera nécessaire de se mobiliser spontanément, et de coordonner nationalement les actions hors tout cadre officiel.
    Le Pouvoir tente de préparer dès à présent l'opinion publique, par des manipulations au niveau des sondages, et de tous les médias, afin de gagner à nouveau les élections de 2012. Il va falloir le contrer, en allant imposer la volonté du Peuple dans la rue avant cette échéance-là. Le plus tôt sera le mieux, tant il va se préparer et s'arc-bouter de plus en plus en vue de l'échéance.
    Partout, dès à présent, les citoyens sont invités à se concerter, afin de prendre en main leur destin. Les cafés de discussion seront un moyen parmi d'autres susceptibles d'initier le mouvement. Les blogs pourront utilement apporter un élément de coordination de ces initiatives locales, le plus nombreuses possibles. Le peuple souverain doit, veut, reprendre la main sur son destin : c'est vital pour nous tous, c'est vital pour les pays qui, jusqu'à une période proche, ont pris exemple sur notre détermination et nos idées.
    Aux armes, citoyens ! Vos armes ne sont provisoirement plus vos bulletins de vote, tant les scrutins sont biaisés par les partis politiques, de gauche comme de droite. La parole et les actes seront les moyens de reconquérir ce droit et cette prérogative.
    Dès à présent, tout le monde est pressenti pour donner ses idées, en vue d'une autre donne politique qui obligera à faire des choix très différents de ceux qu'on nous a imposés. Il sera nécessaire, avant toutes autres choses, de rompre avec l'union européenne, outil destiné à courber l'humain sous le joug de la finance et des multinationales aux produits délétères et souvent obligatoires, aux dépens des productions naturelles. Il sera nécessaire de rompre également avec cet OTAN qui n'est qu'une façon pour le pouvoir de Washington d'imposer ses choix en politique étrangère. Pour le reste, des options sont ouvertes, en gardant à l'esprit qu'il faut se démarquer des diktats planétaires. C'est ainsi que les peuples, et non leurs gouvernants, pourront dialoguer et s'entraider.
    Citoyennes, citoyens, votre avenir à tous est entre vos mains. Vous contentez-vous de cette situation actuelle, où tous les emplois deviennent précaires, où le droit du travail comme celui de la santé, comme celui des présumés justiciables, sont laminés par une volonté sécuritaire, à la fois brutale et inefficace ? Vous contentez-vous de voir vos idées et vos aspirations contrôlées, biaisées, par une télévision aux ordres, des radios émanations des officines gouvernementales, des journaux serviles au point que certains surnomment l'un d'entre eux la Pravda ? Ou voulez-vous que les fruits de vos efforts soient partagés par tous, au lieu que quelques-uns, qui n'ont même pas de labeur à fournir, s'en accaparent une part déjà conséquente, et de plus en plus importante ?
    Il va falloir choisir, de survivre plus ou moins bien dans un monde hostile et de plus en plus individualiste, ou de se relever pour jeter à la face du Pouvoir les valeurs que nos ancêtres ont contribué ensemble à bâtir. Couché, ou debout, voilà où est notre avenir à tous.
    Afin de marquer cette volonté de bouter hors de chez nous cette dictature qui s'est instaurée depuis bientôt dix ans, vous trouverez un projet d'affiche, inspirée de celle qui proclama la mobilisation générale, le 2 septembre 1939.
    avis greve
    Citoyennes, citoyens, l'avenir nous appartient à tous, et non à ceux qui nous l'ont volé. Debout !
    Un citoyen
    BO
    sabre au clair

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  • vers l armee de metier20/09/2010 1+9h44
    1 DG et l'armée
    Le lieutenant-colonel de Gaulle, en 1934, avait su, deviné et écrit ce que serait l'invasion allemande en France, six ans plus tard. Pour lui, seules des forces blindées indépendantes très mobiles, très professionnelles, pouvaient assurer une défense en profondeur de notre frontière du nord-est : quitte à l'accomplir grâce à la meilleure défense, qui est l'attaque. Il était logique, selon cette conception très dynamique des rapports de force, qu'il se repliât en Angleterre pour affiner sa revanche. Beaucoup, à l'époque, ne l'ont pas compris. ligne maginot
    La Ligne Maginot, joyau de la défense fixe et passive, même aujourd'hui, occupait les pensées, et les rassérénait face à des forces aux conceptions trop différentes pour être simplement craintes. Le débordement de cette Ligne dans un secteur qui paraissait un rempart naturel, les Ardennes, les déstabilisa complètement.
    L'invasion en route, l'officier qu'était De Gaulle se heurta aux visées politiques des américains, Eisenhower en tête, qui se préparaient à annexer notre pays comme ils l'avaient opéré ailleurs sans coup férir. C'est lui qui gagna grâce à sa ténacité. C'est pourquoi, dès qu'il le put, il mit en place la force française de dissuasion : bien modeste au départ, elle n'est pas négligeable aujourd'hui. Il est fort regrettable que depuis trois ans, ce soit un agent de ces mêmes USA qui ait l'accès au bouton rouge.
    Jeune admirateur de de Gaulle, c'est Jacques Chirac qui mit en place officiellement l'armée de métier française, sur le modèle du petit livre de 1934. Aujourd'hui, cette force, très diminuée par des budgets de plus en plus restreints, ne peut plus servir que de supplétif bien commode aux soldats US. On peut comprendre que les relations entre le chef des armées, et les officiers généraux de la vieille tradition, ne soient pas obligatoirement au beau fixe.
    2 DG et l'Algérie
    C'est au Maghreb que De Gaulle s'est ouvertement opposé aux américains, qui lui préféraient Giraud, plus docile. Il connaissait le terrain. Il n'aimait pas particulièrement les autochtones, dont il ne parlait pas les langues. Son appui était formé de français de métropole, même si des harkis et d'autres volontaires étaient enrôlés dans des régiments qui partaient en première ligne, des sacrifiés en somme. Les survivants, et les enfants des autres, n'ont jamais été remerciés par lui pour ces sacrifices. Pourtant, les harkis furent le fer de lance de l'armée débarquée en Provence en août 1944.
    En avril 1958, son "Je vous ai compris" n'était que stratégique : il voulait, en accordant le droit de vote à tous les algériens, faire un plein de voix pour ce qu'il envisageait, quitte ensuite à trahir tout le monde. Tout le monde lui en a voulu. Le moment venu, en 1962, il a décidé de négocier avec les plus terribles et les plus acharnés de ses opposants, ceux du FLN. Déroutés, les plus modérés, du MNA par exemple, furent exterminés par les jusqu'auboutistes.
    Les accords d'Évian scellaient la fin du conflit pour certains français, tout en exacerbant le ressentiment de ceux qui avaient cru à sa parole, et ont voulu le lui faire payer. Ses réactions furent mesquines et indignes d'un grand homme : au lieu de proposer une discussion avec les meneurs ulcérés, il fit assassiner, sans doute en réaction de sa peur, le colonel Bastien-Thiry qui avait organisé l'attentat du Petit-Clamart. L'extrême droite ne le lui a jamais pardonné, semble-t-il.
    Quant à l'Algérie, elle continue à souffrir sous la poigne de fer et de compromissions des anciens du FLN et de leurs élèves. De façon détournée, elle demeure une colonie française, bien que cet aspect n'apparaisse guère au grand jour.
    3 DG et la démocratie
    De Gaulle avait une conception particulière de la démocratie : il était l'homme providentiel, ses paroles étaient nécessairement les plus justes, les plus vraies, les plus adéquates au "peuple français" qu'il aimait de loin, sans vraiment le connaître. Il a donc pensé de cette façon-là dès la fin de la guerre, et s'est fait renvoyer à ses chères études à Colombey les deux églises par des politiciens issus du CNR qui n'avaient pas les mêmes conceptions. C'est là que furent édictées toutes les mesures qui font notre admiration aujourd'hui sur les congés, sur la sécurité Sociale, sur les retraites.... tout ce que l'OCCUPANT actuel de l'Élysée veut abroger et démolir au bénéfice de sa famille et de ses potes.
    Malheureusement, la constitution de la IVe République était ainsi faite que, démocratie oblige, toutes les tendances de la vie politique étaient représentées à l'Assemblée. Le risque était que nulle majorité, obtenue sur un sujet, ne permettait de penser que le lendemain, sur un autre sujet, la même fût reconduite. C'est normal, c'est justement cela, la démocratie.
    constitution 1958Comme cela n'arrangeait pas les politiciens, qui aiment bien la stabilité et la facilité en général, et qu'à Alger des généraux avaient pris le pouvoir, quelques hommes allèrent le solliciter dans sa retraite pour qu'il apportât un gouvernement plus cohérent et durable (des cabinets ne tenaient pas 24 heures, parfois). Se faisant prier, il accepta sous conditions. Il réprima le putsch d'Alger. Et ce fut la rédaction de la nouvelle Constitution, celle de la Ve République, sous la direction de Michel Debré. On peut dire qu'elle fut plébiscitée, par 79,25% des voix. Elle donnait bien plus de pouvoirs au gouvernement face au Parlement, donc plus de stabilité, mais plus de risques de dérapage vers une dictature.
    De Gaulle n'était certainement pas un démocrate. Il obéissait aux lois. En revanche, la politique étrangère fut son œuvre quasi exclusive. Quant aux textes passés en force, ils furent assez nombreux grâce au recours au fameux 49-3, qui bloque le vote sans débat. La motion de censure, article 49-2, réussit rarement à compenser ce handicap pour les parlementaires. C'est ainsi que, malgré sa boutade en 1965, "Vous avez déjà vu un dictateur en ballottage ?", il réussit à mener la politique qui lui convenait jusqu'en 1968.
    Il est symptomatique qu'à ce moment-là, se sentant affaibli, il ait pensé très sérieusement à faire marcher les troupes sur Paris pour ramener SON ordre. Sa fuite (il n'y a pas d'autre mot) à Baden Baden, le 29 mai 1968, auprès de Massu, général en chef des forces françaises en Allemagne, n'a pas d'autre motif. C'est son premier ministre, Pompidou, qui saura reprendre la situation en main sans bain de sang.de gaulle

    De Gaulle était peut-être plus faible qu'il ne voulait bien l'admettre. Ses violentes colères étaient d'un homme qui se dominait mal. Sa droiture allait jusqu'à une certaine limite. On dit cela des politiciens en général, qui ont une vision très élastique de la probité, de la fidélité, de l'honnêteté. Certains ont voulu lui tresser une légende qui allait à l'encontre de ce cas général, il faut certainement nuancer un peu le propos. Il ne fut pas le pire. Il fut ce qu'il était, ni parfait, ni le plus goujat, avec une idée de son rôle que le troupeau au pouvoir actuellement ne possède en rien.
    sabre au clair

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  •  Le 13/10/2010, 7h16
    “…Le peuple emplit la rue, et regarda Caïn.”Mal Mahon
    C’est Victor Hugo qu’il nous faudrait pour rendre compte d’une telle situation. Un homme qui voulait à tout prix devenir le calife à la place du calife, sans en connaître le sens, les droits et les devoirs, se retrouve maintenant face aux responsabilités qu’il a toujours niées. Il voulait la place, non la charge. La charge l’envahit, le presse, lui hurle ses exigences. Sera-t-il encore longtemps sourd et aveugle ? Cessera-t-il de n’être qu’un gamin trépignant, mal élevé et ridicule ? Les politiciens sont des acteurs, c’est bien connu : mais un acteur sait écouter, pour placer sa réplique, la bonne réplique, au bon moment. Il ne transforme pas chaque prestation en monologue souvent répété, où il fait les demandes et les réponses tout seul.
    gambettaQu’il ne s’y trompe pas, c’est contre lui que nous étions dans la rue, contre ce qu’il a fait, ce qu’il fait, et ce qu’il veut encore faire. Il est le seul responsable, puisqu’il a voulu garder toutes les bribes de pouvoir pour lui seul. La seule fin logique à ce bras de fer contre le peuple tout entier est sa démission. Le comprendra-t-il ? Faudra-t-il que le peuple, jusqu’ici digne et serein, lui dise sa colère ? On ne brave pas impunément sa puissance. L’occupant de l’Élysée a ceci de différent vis-à-vis d’un homme qui en supporta durement les conséquences un matin de janvier 1793, que celui-ci n’avait pas demandé à être là, et aurait préféré être ailleurs. Cette fois-ci, c’est délibérément que l’ancien maire de Neuilly a décidé de tout faire pour occuper la fonction suprême. Il n’en a que plus de responsabilité.justice
    Comme Mac Mahon en 1877, admonesté par Léon Gambetta, il lui faudra se soumettre, ou se démettre. Le connaissant suffisamment, il ne se résoudra pas à se soumettre. C'est donc à une démission que nous allons devoir aboutir. Il sait que celle-ci le conduira devant les tribunaux, pour répondre de certains faits. C'est ensuite à la Justice de décider de ses culpabilités, ou non. Mais il n'échappera pas à ce passage obligé.
    Reste que le danger restera grand, que d'autres personnes ayant investi sa place s'emparent aussi de ses objectifs, ou d'objectifs similaires, et continuent à rendre la vie rude à ceux qui ont déjà peu. Celui qui caracole en tête des sondages, dont la crédibilité est aussi grande que les publicités pour les lessives, aura assez probablement une politique similaire, et néfaste pour presque tous encore. Il est temps de se tourner vers d'autres perspectives, celles qu'occultent les médias soudoyés par le Capital. Y réussirons-nous ?
    BO
    sabre au clair

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  • Le 14/11/2010, 16h20
    Il y a 50 ans, sur Radio-Luxembourg (ondes longues bien sûr), une petite émission du midi s’appelait « l’homme des Vœux », et permettait aux concurrents de gagner des cadeaux.

    sarkozy televisionAujourd’hui, sur toutes les chaînes de toutes les télévisions et de pas mal de radios, une séquence très fréquente se nomme « l’homme des Je Veux ». Elle n’a pas pour but de faire gagner, mais de faire perdre. Cependant, elle donne l’apparence d’être très populaire, puisqu’elle continue à ravager le PAF, ce concept audiovisuel qui met KO le français moyen au lieu de le renseigner. C’est Obélix sans la truculence joviale, c’est le bâton sans carotte, le lance-pierre (renommé flashball) en guise de négociation, l’anti-gang recyclée en anti-jeunesse, l’arrogance qui tient lieu de légitimité, l’échec érigé en victoire de la mondialisation perverse.

    Passons à autre chose, vite ! Qu'y a-t-il ce soir ?
    "....un nouveau gouvernement...."

    Et c'est pour ces choses-là que celui qui devrait être le chef de l'État en France est arrivé au G20 en retard, très en retard. C'est pour cela qu'il est reparti en avance, laissant en plan tous les chefs d'États et de gouvernements réunis à Séoul pour un évènement que, bon gré, mal gré, c'est son tour de présider. C'est un affront, mais les affronts sont son mode d'action quotidien. Il ne sait faire que toilettescela, d'ailleurs, tant ses bilans, tous ses bilans, sont décevants quand ils ne sont pas apocalyptiques.

    Rassurons-nous tous : il compte bien se représenter dans un an et demi, auréolé de la gloire de ses réalisations.    

    Que chacun lui fasse bon accueil.
    BO
    sabre au clair

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