• Le 29/11/2010 6h59
    bureau ovale
    En son Bureau Ovale, Barack songeait. Sur ce siège, ou un autre similaire, s'étaient assis moult présidents d'un pays bien jeune encore. Au-delà des vitres blindées, les pelouses de la Maison-Blanche ondulaient au vent. Mais lui repensait à ce qui avait créé cette nation à laquelle ses prédécesseurs avaient appris à être fière, et même arrogante.

    Dans les forêts de cette contrée immense, explorateurs, trappeurs, coureurs des bois avaient arpenté buissons et futaies, avaient fraternisé avec les nations qui vivaient là, ou au contraire, selon leur caractère, avaient attaqué « ces sauvages » qui vivaient différemment. Dans l'immense Prairie, Irlandais, puritains, chassés de chez eux, Allemands venus tenter leur chance poussaient vers l'ouest, toujours vers l'ouest, accompagnés de quelques noirs montés du vieux Sud dans le même espoir. C'était bien loin. De nombreux entrepreneurs brutaux, spéculant sur l'or, le chemin de fer, le pétrole avaient causé des ravages dans les rangs des colons, et aussi dans les cœurs où ils avaient apporté souvent la rapacité et le mépris.

    Tout cela avait créé une nation aux mœurs brutales, où chacun avait appris à ne compter que sur lui-même pour simplement survivre. La solidarité n'existait qu'entre voisins qui avaient appris à s'estimer, pas du tout entre des gens qui ne se connaissaient pas et n'y tenaient pas. La cohésion ne tenait qu'à coups d'ennemis plus ou moins imaginaires, avec lesquels il fallait en découdre, et contre lesquels des armées s'étaient constituées vaille que vaille.

    Encore la guerre de sécession avait-elle failli tuer dans l'œuf ce besoin de cohésion, en raison de visions différentes de l'avenir, et des rapports entre personnes présentant de petites différences physiques. Longtemps après, des traces de ce conflit interne perduraient, et lui, Barack, en était particulièrement conscient, premier président au teint moins clair de l'Histoire de ce pays.

    Maintenant, toujours pour conserver un semblant d'unité, il envoyait au front quelque part de nouveaux citoyens, issus souvent des pays plus au sud, là où les langues latines étaient dominantes. S'ils survivaient, ces hommes nouveaux étaient attachés à un pays qui les avait ainsi acceptés dans son sein, ainsi que leurs familles. Mais cela ne se faisait qu'au prix de la fabrication de nouvelles armes, toujours, et de mensonges à propos de menaces fictives dont les nations envahies étaient sensées être la source. Ce pays n'était plus qu'une usine d'armement tous azimuts, y compris biologiques, destinés à asservir tous les autres pays du monde.

    Barack savait tout cela, bien sûr. Il savait aussi que l'optique des stratèges qu'il côtoyait tous les jours était bien de cet ordre, et que la perversité des mensonges anciens obligeait à continuer dans cette voie coûte que coûte. C'était une fuite en avant, qui ruinait le sol de la planète entière, rien que pour la maîtriser davantage, et puis c'est tout. La vision de l'avenir se perdait dans un brouillard, où un mur de plus en plus proche apparaissait fugitivement au milieu des volutes de brume.

    MondeDes représentants plus clairvoyants, d'autres pays en général, mais aussi de la communauté scientifique nationale, criaient à l'abandon de ces pratiques : tout était fait, grâce à une propagande bien orchestrée, et aussi grâce à des menaces, pour couvrir leurs voix trop lucides. Ceux qui tenaient les cordons de la bourse, grands industriels de l'armement, de la chimie, de la biologie génétique, banquiers d'affaires, entretenaient de nombreux instituts de recherche, dont le seul but véritable était d'infléchir dans leur sens la politique du pays. Comme la démocratie affichée était plus réelle qu'en Europe souvent, c'étaient les membres du Congrès qui étaient leur cible, et ne passaient que les lois qui les arrangeaient, quelle que fût la couleur politique de la majorité.

    Barack savait tout cela, il savait qu'il était tenu, que tout était verrouillé, et que malgré ses efforts il ne pourrait pas ramener son pays à des visions plus réalistes à long terme. C'est pourquoi il envisageait d'en finir, et de tout détruire. Pour cela, il lui suffisait d'écouter ses « alliés » saoudiens, israéliens, britanniques, qui rêvaient d'en découdre avec les « États voyous », Iran, Corée du nord, l'opposition afghane de plus en plus vive, Oh, ils n'avaient pas que des craintes, mais aussi des visées économiques. Tout cela faisait que les intérêts convergeaient en vue d'une attaque de Téhéran, le prétexte étant tout trouvé. La première centrale nucléaire de production électrique venait d'être mise en service, il était si simple d'accuser les Iraniens de vouloir en faire un complexe de production d'uranium militaire !

    Décidément mal à l'aise, Barack se leva. Si lui, ou ses enragés d' »amis » israéliens, attaquaient le sol iranien, deux géants risquaient fort d'en prendre ombrage. La Russie, aux stocks d'armes stratégiques encore bien garnis, la Chine moins bien pourvue, mais plus agressive n'hésiteraient pas à défendre leur voisin. Le Pakistan se joindrait probablement à eux. Ce serait alors l'escalade inéluctable.

    Une grande partie de l'Asie, l'Europe, l'Amérique du nord ne seraient plus que ruines, les retombées contamineraient tout le reste en quelques années. A ce moment-là, Barack ne se poserait plus de questions. Un grand éclair blanc aurait été la réponse définitive.
    BO
    sabre au clair

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  • écrit le 18 juin 2011 à 7h06

    Ce 18 juin nous rappelle celui d'il y a 196 ans. Ce jour-là un Empire est tombé dans une morne plaine.

    Faisons tous que l'autre Empire, mondial celui-là, approche lui aussi de la Roche Tarpéienne, et fasse le grand saut, qui ne sera pas de l'ange. Le Bateau pour Gaza est un élément qui contribuera à cette chute, mais il en faut beaucoup d'autres, sur tous les plans.
    Désobéissance civique, boycotts discrets (pour éviter les représailles) mais efficaces, manifestations d'Indignés ou occupation des instruments du Pouvoir politique ou économique, tout sera bon.

    En face, l'hydre informelle, mais disciplinée qui tente partout et toujours d'assurer son emprise ne pourra que lancer :
    "Allons, faites donner Lagarde !"
    Les Châtiments, V, 13 - L'expiation, II, (vers 81-114)
     Le soir tombait : la lutte était ardente et noire.
    Il avait l'offensive et presque la victoire ;
    Il tenait Wellington acculé sur un bois.
    Sa lunette à la main, il observait parfois
    Le centre du combat, point obscur où tressaille
    La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
    Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
    Soudain. joyeux, il dit : Grouchy !
    OO - C'était Blucher
    L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
    La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
    La batterie anglaise écrasa nos carrés.
    La plaine où frissonnaient les drapeaux déchirés,
    Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
    Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
    Gouffre où les régiments, comme des pans de murs,
    Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
    Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
    Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
    Carnage affreux ! moment fatal ! l'homme inquiet
    Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
    Derrière un mamelon la garde était massée.
    La garde, espoir suprême et suprême pensée !
    - Allons ! faites donner la garde, cria-t-il ! 
    OO
    Et Lanciers, Grenadiers aux guêtres de coutil,
    Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
    Cuirassiers, Canonniers qui traînaient des tonnerres,
    Portant le noir colback ou le casque poli,
    Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
    Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
    Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
    Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur
    ! OO
    Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
    Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
    La garde impériale entra dans la fournaise.

    BO
    sabre au clair

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  • le 07/03/2011 05H43


    proche orient
    Quelle histoire ! Tout le Maghreb est en ébullition, les pays  limitrophes des golfes arabique (Mer Rouge) et persique également, avec des revendications souvent très proches. Des régimes autoritaires les pressurent, ou les pressuraient pour ceux qui semblent être tombés. Souvent les gens étaient affamés tout simplement, alors que les dirigeants, présidents, rois, émirs, sultans se gobergeaient largement. La faim est certainement le moteur le plus puissant, celui qui la subit n'a le plus souvent plus rien à perdre. C'est pourquoi Tunisiens, puis Égyptiens, puis Yéménites, Bahreiniens, Omanais, Marocains, se sont levés pour crier leur colère, avec plus ou moins de bonheur ; Algériens et Arabes ont été férocement réprimés dès la première velléité de résistance. On notera que, peu de temps auparavant, le 8 novembre 2010, l'éclairé roi du Maroc avait fait massacrer des sahraouis à El Aaioun.
    N'écoutant que leur bon cœur, mais surtout leurs intérêts bien assumés, les "Occidentaux", ceux que l'on appelle pompeusement "la Communauté Internationale", ont parlé beaucoup, agité des hochets, des menaces, des projets de discussions pour discuter des discussions, ont envisagé de se consulter pour éventuellement appliquer des sanctions financières envers les satrapes concernés, ont agité une possibilité de couverture aérienne d'interdiction, ont même envoyé sans les prévenir une mission diplomatique de barbouzes britanniques aux révoltés (d'où ce fiasco de les voir emprisonnés, puis refoulés). Ils ont même lancé un mandat international envers le nommé Ben Ali et sa charmante épouse, sachant qu'ils étaient hors d'atteinte dans un pays qui ne pratique pas l'extradition. Quant à son collègue Moubarak, en villégiature à Sharm el Sheikh, il n'a été pas inquiété le moins du monde.
    En un mot, la "Communauté Internationale" n'a rien fait.
    Pendant ce temps-là, à Tunis et au Caire, dans une transparence éblouissante, des hommes d'États (oui, les dames sont généralement peu représentées) préparent des lendemains qui chantent à leurs citoyens. Soyons assurés que naîtront de ces tractations de magnifiques "démocraties" à l'image de ce que nous connaissons de plus en plus de ce côté-ci de la Méditerranée ou ailleurs (Patriot Acts, LOPPSI, etc...).
    Chacun voudrait être optimiste, alors que les combats font rage dans la pauvre Libye, victime de son pétrole et de ceux qui en profitent, mais forcément le désenchantement prédomine. Ceux qui suivent ces affaires  arrivent même à être déçus des gouvernements d'Amérique Latine, dont il est manifeste qu'ils n'ont pas compris leur erreur en soutenant Mouammar Kadhafi : opposant à la mainmise du capitalisme américain, il est aussi une très grave menace pour son propre peuple par sa mégalomanie et sa cruauté.
    Terriens, mes frères, l'avenir est sombre.
    BO
    sabre au clair

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  • POMPIDOU AU BAN DE LA NATION


    PompidouOn a traîné dans la boue Louis-Ferdinand Céline, pour les pamphlets qu'il a commis, et dont vous trouveriez aujourd'hui difficilement un exemplaire : les ayant-droits s'opposent à toute réédition. Cette période de sa vie est considéré comme une tare dans sa vie de grand auteur littéraire, l'un des plus grands du XXe siècle, au point qu'aujourd'hui encore des esprits chagrins refusent de lui rendre ce mérite.
    A côté de cela, un homme, délibérément, a mis en place avec la complicité de quelques autres la ruine financière de notre pays. Il lui a interdit de garder son indépendance financière, celle que lui donnait la Banque de France. Il a obligé le Trésor à emprunté au seul marché qui restait : le privé. Cela sous-entend les banques d'affaires (il était comme par hasard l'ancien directeur général de la maison Rotschild), et des émissions de Grands emprunts. On sait ce que coûtent ces initiatives, si un État veut en émettre suffisamment il doit servir un intérêt intéressant. Seul l'impôt et les taxes permettent alors de tenter de combler ce gouffre.
    Or, l'emprunt de 1973 fut particulièrement désastreux pour les Finances : en fait, nous ne nous en sommes jamais remis. Selon l'Express du 27 mai 1993, cité par Wikipedia, « L'emprunt Giscard 7%, 1973. Indexé à partir de 1978 sur le cours du lingot d'or. D'un montant de 6,5 milliards sur quinze ans, il a coûté à l'Etat, en 1988, 92 milliards (capital et intérêts), soit, en francs constants, plus de quatre fois et demie sa valeur d'origine »
    Car bien entendu, de l'argent, il en a fallu d'autre, Aujourd'hui, nous en sommes à emprunter pour payer la dette et servir les intérêts de celle-ci, qui grandissent toujours. Et tout cela, pour satisfaire cette décision du banquier qui nous servait alors de président, de ne plus faire appel à la Banque de France pour financer les projets à long terme, ceux qui justement, à long terme, paient. Ce fut une faute, assumée, et dont le ministre des finances de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing, ne regrette aucune des décisions la mettant en place. N'a-t-il pas écrit sur son site internet en 2008 cette déclaration :« La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j'étais ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique »
    Georges Pompidou n'en est pas resté là. Néolibéral avant la lettre, c'est lui qui poussa à la roue pour permettre à la jeune Europe encore cohérente et malgré tout fragile, d'accueillir déjà la candidature de la Grande Bretagne et de son ex-Commonwealth (vu le mouton néo-zélandais ?). Les velléités d'intégration politiques étaient dorénavant définitivement compromises, balayées par les redoutables prétentions britanniques, uniquement commerciales, à recevoir le plus possible en payant le moins possible.
    A la lumière de ces considérations, il est essentiel de retirer Georges Pompidou de la liste des festivités prévues pour 2011, avec beaucoup plus de raisons que pour Céline encore. C'est vraiment un indigne prédécesseur de Sarkozy, celui-ci s'est contenté d'enfiler ses bottes pour aller encore plus loin, plus fort, plus bas. C'est vraiment l'occasion de clamer à son égard toute l'indignation de nos concitoyens contre ce précurseur de la Grande Finance Voleuse et Perfide.

    IL FAUT METTRE GEORGES POMPIDOU AU BAN DE LA NATION

    BO
    sabre au clair

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  • theatre opCe matin-là, j'étais parti tôt avec ma banderole bien pliée dans ma poche. Une bonne demi-heure de tram avec changement, un café-croissant, deux heures de train bien tassées, vers dix heures du matin j'arrivais en gare à Paris. Trois quarts d'heure de métro plus tard, j'étais à pied d'œuvre, bien en avance comme il se doit quand on arrive de loin. Il faisait froid ! Encore un café dans un bar, faisant face à un immeuble magnifique rappelant les constructions Todt du Mur de l'Atlantique, immeuble barré d'une immense pancarte "Mouvement Populaire". Je ne sais pas s'il était populaire, puisqu'on aurait dit qu'il n'y avait personne derrière les entrées sécurisées.

    Ragaillardi par le café, je suis allé attendre les autres éventuels participants à un apéro que je pressentais bien frappé, même sans glaçons, vu que les mains et les pieds commençaient à crier grâce. On voyait bien des gens qui étaient là, mais ils attendaient, puis partaient. Un ou deux semblaient pourtant s'incruster. Des clodos peut-être ? Les dizaines de minutes passaient, en battant le pavé pour se réchauffer.

    Le rendez-vous était pour midi moins le quart. Vers onze heures et demi, d'autres quidams s'approchent, plus jeunes. On se hume, on se flaire : " Êtes-vous les Pôv'cons ?" , oui, ils en sont, nous en sommes. Deux ou trois hommes, dans un coin de la petite place, jouent avec finesse leur rôle des RG. Ils ont l'air vraiment sympathique, comme souvent.

    jean jac herveOn attend toujours. Midi moins le quart. D'autres arrivent. J'apprends que je discute avec Hervé Éon, celui qui avait malencontreusement sorti une pancarte "Casse-toi pôv'con" sur le passage du cortège présidentiel à Laval, en omettant de mettre les guillemets indiquant qu'il s'agissait d'une citation. Des nouvelles de son procès ? Oui, la condamnation de 30 euros avec sursis en est à la Cassation, et ira jusqu'à la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

    Des journalistes sont là, ils prennent quelques notes. On photographie, on filme. Je reste en retrait, simple invité d'une fête parisienne. J'ai surtout froid, ce qui ne m'incite pas à l'éloquence. L'organisateur est en retard.

    Enfin le voilà. Les choses s'accélèrent. Des timbales de plastique, quelques bouteilles de vin, on entend des débouchages pendant qu'il est agrippé par les médias, qu'il doit aller se concerter avec les RG. ON distribue des tracts. La pancarte "Sarkozy dégage" est attachée à un poteau tant bien que mal. Les participants lèvent leur verre. Ils sont bien une cinquantaine maintenant ! L'ambiance est très décontractée. D'autres que moi viennent de plus loin encore : Gap. Jean-Jacques prononce un discours improvisé, suivi de Hervé Éon qui rappelle ce qui lui a été reproché. En bon paysan normand, Fernand Buron (si, je vous assure, c'est lui), qui est arrivé avec Jean-Jacques, ne prononce que quelques mots. Nous sommes tous des pauv'cons, mais lui, là-bas, "Dégage !"

    Les prises de parole se succèdent. Sur l'insistance de Jean-Jacques, Hervé Éon consent même à parler de son engagement au Parti de Gauche. Un militant à SUD PTT également, et d'autres, simples citoyens. Les journalistes interviewent, photographient, filment. Les bouteilles sont finies. Chacun échange ses impressions. L'Élysée est là, tout près, mais bien entendu inaccessible. Il y a la France, et puis il y a lui. Des échanges métaphysiques, psychologiques, tentent de cerner cet homme qui a si peur des gens, dont ceux qui se sont déplacés aux urnes l'ont tout de même élu à la majorité.fernand buron

    Comme c'était annoncé, le petit livre de l'entrevue de Fernand Buron se vend bien, merci. Il est désormais dans les librairies. Je l'ai déjà depuis la semaine précédente. Et puis on commence à ramasser les quelques accessoires apportés, les bouteilles... Des agents de la police en uniforme sont là, aussi, pour éviter des débordements qui n'ont bien entendu pas eu lieu.

    Jean-Jacques retourne remercier les RG pour leur coopération amicale. Nous commençons à nous disperser. Je remercie moi aussi le premier RG qui est là, pour nous avoir supportés pendant plus de deux heures.

    Je suis le dernier carré des résistants. Hervé Éon est parti, il doit retourner à Laval. Nous allons dans un petit restau italien un peu plus loin, nous sommes encore une dizaine, mais malgré l'exiguïté des lieux nous réussissons à nous caser tous. Je suis côte à côte avec Fernand Buron, et en face de Jean-Jacques. Quelques pastas plus loin, quelques échanges de souvenirs et de confidences aussi, on se sépare. Il fait un tout petit peu moins froid. Je rentre. La fatigue est lourde. Je n'ai pas dormi la nuit précédente, l'excitation sans doute.

    P.S. j'ai légèrement modifié le texte, pour préciser en particulier les interventions. Merci.
    BO
    sabre au clair

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