• Rigolons, avec Fondapol, sur une Europe qui nous tue en rigolant.....commission europeenne
    L'Union Européenne avant 1970 pouvait présenter un intérêt. Grâce à Pompidou, les mercantiles britanniques, dotés de leur Commonwealth, y sont entrés et ont tout démoli.

    On peut garder l'euro, en tant que monnaie commune, mais non monnaie unique. Les échanges, en particulier inter-pays, peuvent continuer à se négocier en euros, mais les comptes seraient en francs. Un simple dispatching journalier (message automatique de la Banque de France) ajusterait les paiements et les comptes, la monnaie de notre pays (en francs, ou autres) serait à nouveau indépendante. Pas besoin de changer de billets, bien qu'ils soient, volontairement sans doute, si moches. Plus d'obligations envers les régulations européennes, plus d'intérêts à payer indûment à des créanciers privés. Solution drastique, sujette à des couinements de la part des banksters frustrés, mais efficace.

    La France n'a pas particulièrement à payer pour les autres, dans la mesure où il faut savoir à qui l'on doit de l'argent (ou la monnaie de singe qui en tient lieu). Ces dettes sont fictives, les intérêts qui y sont attachés aussi. Donc, rembourser le capital, et bonsoir Clara. Éventuellement même, exiger le remboursement du trop-perçu au-delà de ce capital. Répétons-le : les intérêts, ce n'est que de l'argent fictif inventé par les banques.

    L'Europe est une belle idée en tant que telle, si elle est d'abord un projet politique, culturel, d'échange, dans le respect des différences de mentalités qui font notre richesse. L'économique, qui fut le seul moteur jusqu'à présent, doit perdre complètement sa préséance, et redevenir ce qu'elle fut autrefois, un simple outil parmi d'autres. Quant au financier, perversion des perversions, il doit être très étroitement ligoté pour n'être plus qu'un rouage mineur de l'économique. C'est dire le chemin à parcourir !

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  • Paris communeEn cette période où se soulèvent les Arabes, les Espagnols... souvenons-nous de ce 28 mai 1871, il y a 140 ans. Ce jour-là, les Versaillais d'Adolf Thiers finissaient d'écraser au Père Lachaise les derniers Communards. Semaine de sang, semaine de honte. Environ vingt mille victimes payèrent de leur sang ce soulèvement, où le Peuple osa se tenir debout contre le système, et édicter des arrêtés exemplaires. Dix mille autres furent condamnés, exécutés, déportés, finirent aux travaux forcés. Des maisons sans nombre furent détruites, mais aussi le palais des Tuileries, le palais de justice, les archives de la ville, le Mobilier national...
    Il était inconcevable, pour la bourgeoisie qui détenait, et détient toujours, le pouvoir en France, que le peuple tout entier se mêlât de sa propre destinée. D'autres villes en France tentèrent la même démarche, telles Toulouse, Saint Étienne, Lyon.... avec le même résultat, la répression sauvage qui écrase tout.
    On comprend alors que d'autres révolutions, ailleurs, se soient prévalues de cet exemple, comme en Russie ou en Espagne. Elles reprenaient souvent le même refrain. Ce chant un peu naïf, "L'Internationale", écrit par un Communard, fit le tour du monde et fut traduit en toutes les langues.communard
    On ne compte plus le nombre de réalisations que la Commune tenta de mettre réellement en application. Faute de temps, tout ne put pas se faire, mais l'esprit en est resté malgré les 140 ans de dictature du capital qui ont suivi. Un exemple, cité par Wikipedia :
    L'appel du 22 mars énonce que « les membres de l'assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l'opinion, sont révocables, comptables et responsables » et que leur mandat est impératif. C'est la consécration du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple : une démocratie directe reposant sur une citoyenneté active, renouant avec l'esprit de la Constitution de 1793 qui fait du droit à l'insurrection « le plus sacré des droits et le plus imprescriptible des devoirs ».
    Communards, depuis vos tombes sommaires, vos fosses communes, vous devez aujourd'hui avoir une piètre idée de vos descendants. Noyautés par des centrales syndicales à la solde du Capital, avilis par la télévision, enchaînés par des conditions de travail leur ôtant toute possibilité de se regrouper, par des prêts bancaires les assujettissant jusqu'à leur mort, ceux-ci ne sont plus rien. Si l'un d'eux a le malheur de relever la tête, comme Xavier Mathieu, il est aussitôt ostracisé, chassé, anéanti. Les regroupements les plus anodins, comme à Tarnac, sont dispersés, leurs membres cloués au pilori, emprisonnés sans jugement.
    Nous ne sommes pas en dictature de fait ? Que quelqu'un ose tenter de le prouver. La seule faiblesse de ces gens qui veulent ainsi tout régir à leur avantage, en pressurant tous les peuples de la Terre, est le fait que parfois leurs intérêts contradictoires les poussent à se combattre entre eux. Certains tombent, mais les autres mangent leurs victimes, et continuent. Car détail sordide, dans la finance, l'anthropophagie, ou plus exactement l'homophagie, existe.
    A bas le PROFIT. A bas le POUVOIR qui opprime. A bas les tyrans.
    sabre au clair

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  • Lundi 14/06/2011 17h30

    L'Histoire nous l'a démontré tout au long de son déroulement. Ceux qui, par le hasard de la naissance, ou parce que le destin les a portés en position de décider pour les autres, ou même parce que des élections dites "démocratiques" les ont amenés à ce poste, ont souvent brillé par leurs défauts plus que par leurs qualités, par leurs exactions plus que par le sérieux de leur engagement envers le peuple.

    honnêteté
    De Néron à Philippe le Bel, des Borgia aux souverains espagnols confrontés au Nouveau Monde, car les exemples pullulent, rares ont été les souverains dont la probité pouvait être louée. Peut-être pourrait-on citer Haroun al Raschid, ou le grand Cyrus... Et parmi les élus, il semble que De Gaulle pouvait se parer de cette qualité.
    Pour l'époque la plus actuelle, il est préférable de se voiler la face, tant la situation est loin de cet idéal. Serions-nous revenus à cette époque dépravée que fut la Régence ? Non, probablement celle-ci est-elle allègrement dépassée dans la course au gain le plus grand dans les délais les plus brefs. Quant aux noms de ceux parmi les élus ou les décisionnels pour lesquels des enquêtes ont été lancées à leur encontre, leur énumération ressemble plus au Bottin qu'à la liste de la ménagère. C'en est au point qu'un changement s'impose au niveau mondial, tant ce qui est toujours au moins un délit ressemble presque, désormais, à la règle.
    C'est d'autant plus grave, que cette malhonnêteté s'étend à la fois sur un défaut de probité généralisé, et sur une façon cynique de s'asseoir sur ses propres engagements, en regardant ailleurs. La confiance est exigée, sans rien en retour qui pourrait la justifier, hormis la force.

    humilité
    Quand vous prenez en charge le sort des autres, une grande responsabilité pèse sur vos épaules, que vous en soyez conscient, ou pas. De vos actes les plus infimes, en apparence, dépendra le sort de centaines, de milliers, voire de millions de personnes qui vous auront choisi, parfois, mais la plupart du temps qui subiront vos décisions. Tenir compte de ce facteur pour œuvrer au plus juste requiert de l'honneur bien sûr, mais aussi une grande humilité pour oser écouter les critiques, et en tenir compte. L'arrogance, à ce stade, est une catastrophe que tout le monde paye cher.
    C'est pourquoi il faut accepter, parfois de se dire que dans ses décisions on s'est trompé, et même l'admettre publiquement afin d'opérer un changement d'orientation, s'il est encore possible. S'il ne l'est pas, il ne faut pas hésiter à trouver une solution peut-être pas idéale, mais meilleure que celle de l'intransigeance.
    Sans vouloir être méchant, il n'est pas certain que la grande majorité des exigences mises en pratique au sommet de l'État depuis pas mal d'années déjà, assument cette nécessaire humilité.

    solitude
    Celui qui accepte cette charge de conduire d'autres personnes, qu'il le veuille on non, est comme le capitaine d'un navire "le seul maître à bord". Il peut s'entourer de conseillers, au nombre parfois pléthorique. Il peut laisser le vote des lois à débattre aux représentants du peuple, ces lois le plus souvent émanent en premier chef de lui-même, et en dernier ressort c'est lui qui signe leur promulgation. Avec des mécanismes un peu différents, aux différents étages de la pyramide des pouvoirs géographiques c'est à peu près le même processus.
    Naturellement, ceux qui auront mis en place le plus grand nombre de conseillers auront tendance à se reposer sur eux pour initier la plupart des projets, ceux qui intéressent moins "le grand Homme". C'est une sorte de lâcheté. En revanche, les idées parfois fulgurantes et pas forcément adéquates auront la priorité, et dans ce cas de figure le solitaire se transformera en dictateur pour une décision. Et vivent les critiques !
    En tout cas, l'honnête, l'humble, celui qui fera ce travail parce que c'est son devoir, et non parce que cela l'amuse, aura pour lui une grande solitude au cœur.

    charisme
    Parfois, des décisions seront à prendre, dont l'auteur saura qu'elles sont vraiment nécessaires pour le bien de tous à moyen ou long terme. Celles-là, il lui faudra les expliquer, et les expliquer encore, en toute honnêteté, en toute humilité. Mais en même temps, il faudra faire preuve de charisme pour imposer aux inévitables détracteurs les vues initiant cette décision, et les modalités de celle-ci.
    Particulièrement dans ces circonstances-là, la ou le dirigeant(e) se sentira bien seul(e). Même si ses conseillers opinent, et approuvent le raisonnement menant à cette décision, il sera nécessaire d'obtenir de la part d'une fraction large des personnes concernées un assentiment, qui pourra souvent être teinté d'inquiétude et de fatalisme. Éloquence, sûreté dans le maintien, le regard et la voix seront des moyens nécessaires à faire partager ses vues au plus grand nombre.
    C'est pourquoi, pour de tels moments, il sera incontournable de "descendre dans l'arène", de se montrer seul en public, et seul contre tous de montrer que le gouvernail est tenu fermement et avec discernement. L'exercice est déconseillé aux hésitants, aux peureux, à ceux qui sont là pour la prébende, et non pour tout simplement diriger.

    vision à long terme
    De telles prises de risque en public sont habituellement réservées à des projets longs, de ceux que, faute d'en avoir tous les éléments, le commun des mortels a du mal à appréhender, à admettre, à accepter. C'est pourquoi une politique hardie doit se préparer, s'analyser, s'intégrer dans une vision de l'avenir cohérente, et bénéfique pour la majorité.
    En lieu et place de réaction, comme procèdent certains au coup par coup en pleine incohérence, il faut prévoir des actions qui auront des effets dans cinq, dix, vingt ans, voire plus. Il faut inscrire dans la durée, concernant certains actes, une vraie politique du futur. Exercice difficile, demandant beaucoup d'implication, de travail, mais exercice indispensable à la gouverne d'un État, s'inscrivant dans la durée. Heureusement, dans la genèse de tels projets, des conseillers bien choisis, mais pas trop nombreux sauront donner du corps à ce qui peut n'être au départ qu'une idée minuscule.

    souci du détail
    Pour éviter le désagrément de décider l'épée dans les reins, même les grands projets devront entrer dans les détails le plus possible, dès le départ. Ils n'en seront que plus cohérents dans leur application, que plus faciles à expliquer, que plus passionnants à ciseler.
    Et puis, entrer dans le détail permet aussi de rester au niveau du simple citoyen, de prendre en compte l'impact que ce projet a pour lui personnellement. Cela aide le décideur à garder les pieds sur terre, à rester humble jusqu'au bout, à garder honneur et probité face à la condition de personnes plus vulnérables. Sans s'y noyer au point de perdre le fil directeur, les détails s'imposent.

    grandeur et misère
    Le vrai politique, celui qui est là parce que d'autres l'ont choisi, ne peut pas être heureux. Il sait que tôt ou tard il fera des erreurs. Selon sa place dans la société ces erreurs auront plus ou moins d'impact, sur plus ou moins de personnes. Il devra l'accepter, même si cela lui fait mal, surtout si cela lui fait mal. Ce sera pour lui une grande misère, parce que malgré tout il lui faudra continuer, parce que parfois d'autres erreurs inévitables interviendront : il lui faudra à la fois en réduire l'impact par d'autres décisions, et en même temps préparer d'autres décisions avec sérénité et sans faiblir.
    Cette misère est en même temps ce qui fait la grandeur du décisionnaire, qui doit constamment maîtriser ses peurs, ses doutes, ses penchants incompatibles avec sa fonction ou sa dignité, pour offrir toujours le meilleur à ceux qui ont confiance en lui, et plus encore à ceux qui n'ont pas confiance. La grandeur est dans l'adversité, la bourrasque et le gros temps.
    sabre au clair

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