• Ruy Blas"Bon appétit, Messieurs !"
    En trois petits mots Ruy Blas a tout résumé. La ploutocratie fait rage, et étend ses tentacules bien au-delà des acteurs visibles. Les chacals sont là, bien là, enivrés de leurs propres fumets, et peu importe l'étiquette qui orne leur oreille. Elle est de toute façon délavée par le vent de leurs mots vides, et la pluie de prébendes qui les rassure.

    "Bon appétit, Messieurs !"
    Il est temps de faire place nette, de lessiver leurs excrétions, de ramener le peuple au centre, là d'où il n'aurait jamais dû être chassé. Tous ces politiciens, ces économistes, ces vomisseurs de sondages, ces gratte-papiers qui s'enorgueillissent de leur carte de journaliste en ayant oublié le fond de leur métier, qui est de chercher ce que les autres veulent cacher, toute cette meute inutile, futile, accapareuse, devrait rejoindre dans l'oubli les actionnaires qui n'actionnent que la misère, et les administrateurs qui ne savent que s'administrer des jetons de présence royaux.

    "Bon appétit, Messieurs !"
    D'une extrême droite s'étendant au-delà d'un FN quasi assagi, à une pseudo-gauche renommée socialiste, sans doute par dérision, l'éventail est large de ces personnages dont il ne faut attendre que larmes, misère, pollution, empoisonnement de la nourriture, de l'eau, de l'air, de la terre, des relations entre humains (au nom du MANAGEMENT, Madame). Qu'attendent nos frères humains pour s'Indigner tous ensemble, par millions, partout ? Et pour se soulever ensemble, aussi, afin de remettre à zéro les relations humaines, et de reprendre tout simplement à vivre ensemble, pour le bien de tous (mais pas les biens, qui appartiennent à tous).

    Souvenons-nous du proverbe amérindien, plus d'actualité que jamais :
    "La Terre ne nous appartient pas, ce sont nous enfants qui nous la prêtent"

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  • Il ne faut pas confondre.

    Europe physique
    Vous avez "l'Europe", ensemble complexe, aux climats, aux langues, aux cultures très variés, mais conscient de vivre sur un même petit continent.

    Et puis vous avez "cette Europe-là", celle du traité de Lisbonne conclu sans les peuples, contre les peuples,  clivage horizontal entre des patrons politiques, industriels, de presse, de finance, de religions mêmes, et ceux en-dessous à qui on ne demande rien, que de "s'écraser". Le truc, bien entendu, est de jouer une unité de façade entre les "grands", et de susciter un maximum d'animosités entre ceux "du bas" pour qu'ils perdent leur énergie entre eux, en oubliant qui profite de ces chamailleries.

    Cette Europe-là, celle qui a son siège (signe amusant) dans la capitale d'un pays désorganisé par des querelles intestines, mais qui fonctionne malgré tout, cette Europe-là ne peut avoir l'aval des personnes, des citoyens qui la composent. Ce n'est qu'un montage financier dont certains retirent les bénéfices, comme en bourse. On ne peut rêver pire chose.

    Il a même été dit que Robert Schuman et Jean Monnet n'étaient que des agents d'un lobby US soucieux d'agrandir son territoire financier. Après tout, seule l'économie trône dans ces instances, l'humain en est exclus. C'est un magnifique moyen de "faire de l'argent" pour des "monnayigarques" de la City ou de Wall Street, ou de la bourse de Chicago. Ce n'est aucunement un vrai projet d'avenir, comme peuvent en porter des citoyens du monde soucieux de l'avenir de tous.

    Pour vivre, il faut tuer "cette Europe" . Si les Grecs œuvrent à la mettre à bas, nul doute qu'il faudra les appuyer au maximum, partout, en bloquant l'économie par exemple. Ce sera la meilleure arme contre ceux qui vivent par effet de levier financier sur cette économie. Il ne sera même pas difficile de les chasser physiquement : ils sont plus souvent en avion que sur le sol. Il suffira de les empêcher d'atterrir. Ce sont techniquement des apatrides.

    Un dernier détail : la Grande-Bretagne joue toujours le jeu US, quand elle n'est pas le chef de file (voir Blair). Il faudra s'en souvenir le jour de la création d'une vraie Europe des citoyens. Elle s'en est exclue définitivement d'elle-même.

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  • Je lisais ce matin une tribune d'Archibald Emorej, "La saison des manifestations commence : prends ta carte, ou pas".

    Quelle fougue ! Dommage que cela ne résolve rien. Si drapeau il faut, noir il sera. Pour tuer le $Y$TEM, il faut tuer le profit. Tuer la finance. Mettre hors d’état de nuire ceux qui en vivent. Reprendre de vieilles habitudes, plus rudes, mais plus efficaces. Oublier le magnifique écran plat, porteur d’aliénation. Oublier la voiture pour chacun, retrouver les trajets en commun. Retrouver le produire local, penser global. Retrouver une certaine vie qui avait son charme, celle d’avant le banquier Pompidou. Souvenez-vous : chacun gagnait peu, mais chacun avait un travail, qu’il accomplissait avec le souci de "la belle ouvrage". On ne connaissait pas la pollution, hormis le carbone des fumées d’usines. Celles d’aujourd’hui se voient moins, mais elles tuent.

    drapeau noirMais c’est un éloge de la décroissance ? D’une certaine façon, oui, bien qu’elle vienne naturellement, en une sorte de couronnement naturel d’une évolution, ou plutôt d’une révolution vers un respect retrouvé. Respect de soi, des autres, de l’emploi qui grandit au lieu d’aliéner. Utopique ? Si chacun est conscient de l’enjeu, pas forcément.

    Il faut être conscient que les Maîtres du Monde pratiquent, sans le dire, un malthusianisme forcené. La galette ne grandit plus ? Diminuons le nombre de parts. Pour eux, nous ne sommes que quelques milliards de trop. Un détail. Alors, ils prennent les moyens de la réduction des effectifs. Et s’il le faut, ils créeront une "belle petite guerre" un peu plus méchante que celle de 39-45, qui soit au hasard cent fois plus efficace. Les moyens pour y parvenir, ils les ont. Ne reste qu’à trouver le bon moment, le bon prétexte. Pas de souci, si nous les laissons faire c’est pour bientôt.

    Nous avons le choix : pratiquer un virage spectaculaire, mais qui sera payant pour la grande majorité, ou laisser faire, et c’est cette grande majorité qui sera éliminée, ou encore plus assujettie. Ah oui, un détail : bien entendu les solutions proposées ici vont bien au-delà des projets du Front de gauche, plombé par un appareil communiste dépassé depuis longtemps.

    Le drapeau noir flotte sur la marmite !

    Mais ce n'est pas avec des manifestations pépères, encadrées, aseptisées, qu'avanceront les choses. Au contraire, c'est un bon moyen pour démobiliser les frustrés, les brimés, les révoltés, les néantisés du système. Est-ce fortuit ? Certainement pas. Nous l'avons dénoncé plus tôt : les syndicats sont partie prenante dans l'assagissement de nos concitoyens, malgré les malheurs qui les frappent, et la précarité qui les étouffe. Les permanents ont leur place bien assise, et ceux qui marchent droit n'ont rien à craindre de leurs employeurs. Pour ceux qui prennent leur rôle à cœur, c'est autre chose ! On l'a vu pour Gérard Filoche, qui malgré sa victoire au bout de cinq ans de procédures diverses peut craindre encore un Appel défavorable, pour avoir simplement fait son devoir dans le cadre de son travail. On l'a vu pour un médecin des prisons, pour des policiers qui ont dénoncé des abus, pour des scientifiques qui"l'ouvraient".

    Renverser la vapeur sera difficile. Pour notre simple survie, ce sera pourtant indispensable. C'est un travail à long terme, dont il faut espérer que nos descendants bénéficieront, comme avant la reprise en main par les banquiers il y a une quarantaine d'années une échappée s'était produite. Pourvu que la suivante (car il faut vraiment en espérer l'existence) soit durable !

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  • A 25 ans trop jeune, à 35 ans trop vieux, à 30 ans manquant d'expérience, à 40 ans en ayant trop, le chercheur d'emploi a toujours tout faux.
    linternationale

    Du haut de leur mansuétude, les multinationales du Profit leur laissent tomber de temps en temps un boulot, le plus précaire et inhumain possible, avec des horaires qui empêchent toute concertation entre ces travailleurs en miettes.


    Et pour les rares qui trouvent un CDI (malgré tout, il en existe encore), la hiérarchie fait tout ce qu'elle peut pour les dégoûter, afin qu'ils partent d'eux-mêmes, et laissent la place à un autre. La culture d'entreprise, l'esprit de corps, la solidarité sont balayés au nom d'un hypothétique profit pour les actionnaires. "Les chefs" participent à leur corps défendant, ou pas, à une course absurde à la nihilisation de l'efficacité, avec pour prétexte justement une plus grande efficacité. La culture du management est celle de l'absurde. Jarry s'en délecterait, Breton, Courteline également : c'est dire le niveau de bêtise auquel nous en arrivons maintenant.



    Quel est le plus à plaindre : l'employé-ouvrier esclave, robot au service d'un $Y$TEM qui le tue, ou celui qui recherche désespérément ce genre d'emploi "pour vivre" ?



    Quant aux preneurs d'otage, aux armes le plus souvent fictives, ils sont simplement un tout petit peu plus désespérés que les autres. C'est alors que certains s'immolent en public, en criant "C'est pour vous !". Violence suprême, que les manieurs de langages, fussent-ils ministres, esquivent d'un haussement d'épaule.

    "Ses yeux avaient pris la couleur de la terre. C'est pourquoi Johan Moritz fut admis à l'infirmerie du camp"
    (Georgiu, "La Vingt-Cinquième Heure")

    La coque était puante et noire
     Les gardiens comme des loups
     Tant de misère, de désespoir
     Avaient de quoi vous rendre fou
     Avaient de quoi vous rendre fou
    (Greame Allwright, "La Ligne Holworth") 

    La vingt-cinquième heure, celle où il n'y a plus d'espoir, est-elle donc arrivée ? L'humanité en arrive-t-elle à sa chute, sous son propre poids de maltraitances inter-individus que l'on n'observe nulle part ailleurs dans le monde animal ? Ou ces manifestations d'Indignés, partout dans le monde, sont-elles les ferments d'une nouvelle donne, ferments d'autant plus efficaces qu'ils ne sont pas (ou pas encore) contrôlés par les alliés et suppôts du $Y$TEM que sont politiciens, syndicalistes, ONG au financement interlope ?

    " Debout, les damnés de la terre ! ! ! "

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  • Il y a une nécessaire solidarité qui va de pair avec l'anarchie. Celle-ci est une sorte de retour aux temps anciens où tout le monde était partie prenante à égalité pour chercher la nourriture, pour se défendre, pour vivre en somme. En étaient exempts, naturellement, les très jeunes enfants, et les vieillards de 40 ou 50 ans, beaucoup plus rares, mais qui étaient la mémoire vivante de la tribu.

    roi en casamanceA mon avis, l'autorité est née surtout de la religiosité qu'ont beaucoup de gens au fond d'eux-mêmes. Aux premiers temps des humains, certains étaient nécessairement appelés à veiller sur le campement, ou sur la caverne, la nuit. Du fait du décalage horaire, il est logique que ce soient toujours les mêmes qui aient eu cette tâche. Quand il faisait beau, ce sont eux qui ont eu le temps de réfléchir à la rotation apparente des étoiles, à la place cyclique de la lune sur une période de 28 jours, et même sans l'écriture certains ont très probablement noté grossièrement, avec des codes à eux, ces constantes et ces variables.

    De là, naturellement ils se sont mis à prédire tel ou tel phénomène atmosphérique, comme les saisons, et sont devenus des mages, des érudits respectés. C'est de ces modestes scientifiques, qui entouraient très probablement leurs prédictions d'un certain "mystère", qu'est venu l'ascendant des "religieux", ceux qui relient avec la voûte céleste. Et de là aussi est venue petit à petit la hiérarchie. Parallèlement, les meilleurs à la chasse et au combat contre d'autres communautés sont devenus les chefs. La conjugaison des deux, le "religieux" et le "chef", est devenue "le roi", oit et sacralisé, meneur de la bataille sous la protection des dieux. Et leveur d'impôts pour satisfaire "sa cour" de conseillers, de lèche-bottes et de bateleurs, danseurs, houris, etc....

    C'est de cette lointaine tradition toujours en vigueur sous une autre forme qu'il faut se libérer. Pas loin de cinquante siècles dont il faut se libérer, sous peine de mort de la planète tout entière, ouch...

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