• Une fois de plus, sur les sites de discussion, des contributeurs, peut-être encartés au FN, mettent sur un pied d'égalité MLP et JL Mélenchon. Sans doute est-ce un moyen pour discréditer celui-ci.

     
    Le Pen, c'est la continuation de l'inféodation totale au capital conquérant et dominateur. Oser mettre cette politique en équivalence à celle que promeut JL Mélenchon, c'est une insulte pour celui-ci. Ce n'est plus le grand écart, c'est l'écartèlement façon Ravaillac.


    Bien sûr, pour mettre en place une vraie politique de gauche hardie et sans subir des diktats extérieurs, il sera nécessaire de rompre avec les règles de l'Union Européenne, qui imposent tout l'inverse. Il ne s'agit pas là d'une imperméabilisation aux mouvements de personnes, comme le veut le FN, mais d'une mainmise totale sur l'argent et toutes ses incuries. C'est totalement inconciliable. Car ne l'oublions pas, le FN n'a rien contre la Grande Finance Indépendante et Prédatrice. Il ne s'en vante pas trop....


    faisceauxMontebourg, brillant troisième de ce premier tour de Primaires, pourrait  avoir cette stratégie : pendant l'entre-deux-tours, et après, continuer avec force à défendre les idées de gauche qu'il énonçait pendant sa propre campagne. Rappelons qu'il fut l'un des rares socialiste qui votèrent contre l'aménagement de la Constitution, en vue de l'adoption du traité de Lisbonne. Et puis, pendant la campagne présidentielle, il pourrait citer Mélenchon comme quelqu'un qui mène le même combat. Je ne pense pas qu'il applique cette seconde proposition. Pourtant, pour l'avenir de notre pays ce serait sans doute une démarche utile.


    Il ne faut pas le perdre de vue : seul le fond des programmes a de l'importance. Le Parti des Travailleurs ayant jeté l'éponge, le NPA jouant l'absent du débat, ne reste que le Front de Gauche, imparfait, mais qui a le mérite d'exister. C'est aux gens de gauche de renforcer par leurs initiatives locales, par leurs prises de position dans les médias quand c'est possible, ces propositions pour un monde différent, vraiment différent. Montebourg n'a pas osé parler de rupture : c'est pourtant ce qu'il faudra dans les faits, tant la Finance a insinué ses tentacules partout. Il ne saurait guère y avoir de demi-mesure. Il faudra dompter les banques et leurs ramifications, ou ce sont elles qui nous étoufferont.


    Quand le faire ? C'est simple : nous sommes déjà en retard. Ce sera donc tout de suite, en priorité. Le reste en découlera. C'est pourquoi la campagne pour la Législative sera si importante. Cette fois, ce n'est pas un socialisme pâlichon qui nous sauvera, on l'a bien vu avec Mitterrand. Mais une grave question se pose : les citoyens, les électeurs, réussiront-ils à s'approprier cette idée, comme ils l'avaient fait pour le référendum de 2005 ? Plus que jamais, il faudra tenter de mobiliser tout le monde, malgré la redoutable concurrence de Facebook. Pendant que les consommateurs échangeront des photos de leur chien et prolongeront des conversations d'après-banquet, ils ne seront guère réceptifs aux vrais problèmes de LEUR vie.


    Bon sang, mais c'est tout de même crucial, cette situation. Comme le déplorait avec force Cicéron, "Catilina est aux portes de Rome, et l'on délibère !" (cité par Mirabeau le 26 septembre 1789). Nous en sommes au même point : la Finance, la hideuse Finance, est là partout, cherchant qui dévorer.

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  • bradley manningIl faut se souvenir de Bradley Manning, "traître ou héros" selon le pays où l'on vit, et les convictions de celui qui donne cette opinion.
    Ce jeune homme de 24 ans, arrêté par l'armée en juillet 2010, a osé révéler au monde, par l'intermédiaire du Wikileaks de Julian Assange, des documents dits confidentiels qui, s'ils ne révèlent guère de scoops, confirment d'autres informations et apportent un éclairage particulier sur les échanges entre les ambassades US dans le monde, et Washington. Alors qu'Assange est en résidence surveillée en Angleterre, Manning est en prison depuis son arrestation, et se trouve dans des conditions de sécurité maximum (traduisez "conditions inhumaines, et catastrophiques" alors qu'il n'est toujours pas jugé. S'il l'est un jour, il risque 52 ans de prison. Sans doute, si les USA restent ce pays de la (non-)liberté que l'on connaît, les fera-t-il largement, jugé ou pas. Largement en ce sens qu'avec les mauvais traitements, il pourrait bien en décéder. Une peine de mort implicite, en somme.
    Les médias ont tendance à oublier cet homme, et l'apport qu'il a fait aux citoyens du monde entier d'éclaircissements sur les manières des "Maîtres du Monde". C'est du moins ce que les magnats financiers et politiques de la Côte Est s'imaginent être. Il est temps de relancer une vague d'intérêt sur ce héros, en cette époque où des Indignés marchent dans les rues de New York ou Washington. Lui est allé plus loin, sachant certainement ce qu'il risquait.

    NOM
    Les terroristes, ou du moins leurs sponsors et "officiers traitants" sont à Washington. Il a été prouvé, et re-prouvé, qu'Al Qaida n'est qu'un paravent pour les activités subversives de la CIA, celles qui sont subventionnées par le pavot d'Afghanistan, rapatrié aux States par des avions militaires US. Avantage de ce moyen : la Centrale n'a pas autant besoin de l'aval du Congrès pour financer ses activités tortueuses.
    Manning n'a pas révélé ces faits, les informations ont réussi à filtrer malgré les précautions, en raison de leur envergure. Manning n'a été qu'un courageux lanceur d'alertes, l'une de ces personnes dévouées et courageuses qui révèlent des faits parfois au péril de leur vie, faits qu'il faut surtout cacher. La croissance de la mainmise du Nouvel Ordre Mondial déteste qu'on la mette en pleine lumière. Elle préfère la clarté de la bougie, que l'on cache dans sa main.
    Libérez Manning !

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  • commission europeenne
    Ceux qui attendent le salut du PS se trompent, à mon avis. Déjà, le Front de Gauche n'est pas exempt de reproches. Osera-t-il vraiment prendre à bras-le-corps l'inféodation grandissante de nos institutions aux diktats des lobbyistes du Nouvel Ordre Mondial ? Comme c'est Bruxelles qui dicte à nos "représentants" ce qu'ils doivent voter, seule une cassure franche à ce niveau peut faire la différence. Cela implique de sortir de gré ou de force de l'Union Européenne, qui est un boulet terrible malgré un budget réduit. Et c'est cette démarche qu'il faut attendre d'un FdG victorieux. Tout le reste en découle.

    Donc, les primaires au PS sont un non-évènement. Il faut dès à présent se projeter dans une nouvelle donne, à laquelle je suis persuadé que beaucoup de citoyens des pays alentour ne seront pas insensibles. C'est la fin de l'UE, c'est essentiel, inéluctable et indispensable. Ce qui n'empêchera pas de rebâtir une autre Europe, celle des citoyens. Elle ne se fera pas en un jour, mais sa progression pourrait être plus rapide qu'on ne l'imagine car les différents mouvements des Indignés démontrent que, mentalement, les Européens de l'ouest y sont prêts maintenant.

    pygargueUn pays sera très mécontent : les USA. A force de trop demander à une Europe qui a d'autres motivations, une autre culture, la cassure est inéluctable. Connaissant l'agressivité de "la bête", on peut s'attendre à des tentatives multiples de subversion, à des attentats, à des mouvements financiers hostiles. Dès à présent, il s'agit d'en tenir compte. Un seul mot : c'est la guerre ! Et comme les soldats US commencent à s'opposer aux agissements des vautours de Washington, il est loisible de penser que ceux-ci s'y casseront le bec.

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  • coup d'etat2 octobre 2011

    Ce jour-là, les parlementaires étaient invités à se réunir en Congrès à Versailles. Objet de ce déplacement : la modification de l'article XV de la Constitution française, ayant pour but de permettre l'application du traité dit de Lisbonne.

    Le 29 mai 2005, le Peuple français avait été appelé aux urnes. Il s'agissait du référendum pour approuver ou non le TCE, le Traité pour la Constitution Européenne. Auparavant, un débat passionné avait secoué le pays entier, en particulier sur Internet. Comme d'habitude, à part certaines publications périodiques, la Presse faisait largement pression pour le Oui, selon les directives de ses patrons. Bien entendu, télévisions et radios renchérissaient dans le même sens. C'est donc sur la Toile que se sont levée des figures toujours ardentes aujourd'hui, comme Étienne Chouard. Les nombreux articles furent décortiqués un à un, pour en relever contradictions, faiblesses, tromperies latentes, vrais diktats et fausses assurances. Et parce que ce discours s'adressait non à une élite, mais à tous, de nombreux citoyens se sont pris au jeu, et ont cherché à comprendre, à expliquer à d'autres la lettre et l'esprit des propositions de ce traité.

    Est arrivé ce 29 mai. Contrairement à leur habitude, et malgré le beau temps, les français étaient motivés, et se sont déplacés en masse. Soixante-dix pour cent d'entre eux se sont mobilisés, chiffre remarquable pour un texte aussi technique. Et, surprise, le NON est arrivé en tête avec 54,67 % des suffrages exprimés, malgré les pressions, malgré les médias, malgré les déclarations retentissantes des politiciens habituels. Défaite totale pour le gouvernement, et ses appuis nationaux et internationaux.

    Or, ce traité, désavoué clairement, comportait tous les anciens textes : cela permettait de les réaffirmer de façon solennelle, dans l'esprit de ceux qui l'avaient écrit (dont Valéry Giscard d'Estaing, président du comité de rédaction). De fait, ce jour-là toutes ces ententes se sont trouvées compromises. Bien entendu, la claque du Pouvoir s'est déchaînée pour affirmer que non, ces textes demeuraient valables malgré tout. Cependant, le Pouvoir vacillait, se retrouvait en porte-à-faux.

    C'était sans compter sur Nicolas Sarkozy, qui ne s'embarrasse d'aucun scrupule. « Le peuple a mal voté ? Dissolvons le peuple » . Sitôt dit, sitôt fait. Un comité Théodule « nouvveau » fut chargé de reprendre le projet, de le rendre abscons et illisible, de biffer quelques maladresses, de déplacer les sujets qui fâchent dans d'obscures annexes, voire d'ajouter de nouvelles contraintes. Ainsi cet article qui rétablit la peine de mort pour ceux qui affichent trop bruyamment leur opinion, dans une manifestation par exemple, et seulement pour ceux-là.

    Ce nouveau projet de traité, dit de Lisbonne (signé le 13 décembre 2007) se devait d'être ratifié. Le peuple ayant « mal voté », eh bien on ne lui demanderait plus son avis ! Et comme les parlementaires réunis en Congrès peuvent modifier les détails techniques de la Constitution, ce sont eux qui devraient décider de passer outre ou non la volonté du peuple, sur une affaire aussi grave pour l'avenir de tous. De l'avis de certains contitutionnalistes, il s'agissait bien d'une outrepassation de droits. Mais en Sarkozie, ce genre de détail est sans importance.



    C'est pourquoi, ce 4 février 2008, les environs du Palais de Versailles, où selon la Constitution les parlementaires se réunissent en Congrès, ne manquaient pas d'animation. Beaucoup de citoyens, de personnalités de gauche s'étaient déplacés pour encourager les opposants, et fustiger le gouvernement et ses soutiens, ses troupes élues, et les représentants susceptibles de voter contre la volonté de leurs mandants. Cela n'a pas empêché les résultats de tomber, accablants. Malgré le non de plusieurs parlementaires de droite, les voix se répartissaient entre 560 pour et 181 contre. Au PS, chez les Verts, outre quelques OUI, l'abstention fut massive pour des raisons obscures fleurant bon la magouille électorale. Et le Peuple fut désavoué de la pire façon.

    Il s'est bien agi là d'un coup d'État*, accompli sans une goutte de sang, et avec une sorte d'assentiment tacite des défenseurs des citoyens que doivent être leurs représentants, en particulier à gauche. C'est d'ailleurs une façon très claire de faire comprendre à tous que le PS n'est pas la Gauche, justement, mais un appareil électoral comme un autre, comme l'UMP, avec moins de triomphalisme et plus de cynisme voilé. Ce jour-là, le lien entre les citoyens et leurs représentants, déjà lâche, s'est complètement rompu. Désormais, seule la force pourra porter les espérances du peuple, puisque le droit lui est dénié.


    * Pourquoi un coup d'État ?  Curieusement, il s'agit pour une fois d'une action parlementaire, qui a délibérément ôté au Peuple tout son droit fondamental de décision, pour le transférer à Bruxelles. Là, décident le Comité, formé des premiers ministres des pays "unis", donc de fonctionnaires, et la Commission, énorme amas de fonctionnaires "européens" détachés de toute nationalité, chapeautés par des Commissaires nommés au consensus, encore des fonctionnaires en somme. Quelqu'un a cité le mot "démocratie " ?

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  • Le 30/09/2011
    Dans la faible mesure où les primaires socialistes m'intéressent, je félicite Arnaud Montebourg de soulever la question de la démondialisation. Même si nous ne donnons pas le même contenu à ce mot.

    chiemgauerSi le monde entier est démonétisé, un raccourcissement drastique des cheminements de produits sera logique. Les avions ne seront plus guère construits, ce qui économisera énormément la quantité colossale de l'énergie électrique nécessaire à la production d'aluminium. Les échanges commerciaux redeviendront de simples échanges, bien moins importants qu'aujourd'hui, et plus du tout dictés par le profit. Si des monnaies doivent continuer à être utilisées, un bon moyen a déjà été envisagé, et mis ponctuellement en application : les rendre caduques avec le temps, comme en Bavière. C'est un moyen radical pour éviter toute thésaurisation.

    Une objection viendra sans doute : c'est une régression ! Pas du tout. La Hanse, la Sérénissime travaillaient pour le profit. Ce n'est pas d'hier. On peut même remonter aux Phéniciens. Non, justement il s'agira d'une nouvelle donne. A mon avis, c'est cela, ou la fin de l'humanité. Sans doute faudra-t-il empêcher de nuire ceux qui s'empiffrent de ce profit aujourd'hui, et ne lâcheront pas facilement le morceau.bourse chicago

    C'est utopique ? Une idée nouvelle l'est nécessairement. C'est difficile ? Indubitablement. Mais c'est porteur d'avenir : demandons aux requins de la City, de Chicago ou de Downtown Manhattan si leurs agissements le sont. Eux travaillent sur un futur qui se joue en fractions de seconde. Leur très long terme (spéculation sur les matières premières) est à six mois.


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