• Le 16 septembre 2011
    sfio-ps
    ...engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient... tu parles !
    Les épines ont poussé, les roses se sont fanées, les poings se sont relâchés, les couleurs se sont affadies, les volontés se sont alanguies....

    Il n’y a plus de gauche au numéro que vous avez demandé. Veuillez consulter un annuaire à jour. Trop tard, la nuit est tombée. Est-ce le crépuscule des vieux, ou seulement un éclairage nocturne plus favorable, qui montre crûment ce qu’a toujours été ce parti depuis longtemps ? Une phalange de notables qui "tiennent" les villes et les champs, et s’en contentent, voilà ce qui apparaît évident désormais. L’UMP, bien dans la tradition jacobine, couvre les feuilles de l’arbre pour l’étouffer. Fixé sur chacune d’entre elles, le PS fait de même pour les racines. Seules quelques repousses encore fragiles ne sont pas sous l’emprise de ce double attentat aux droits fondamentaux de tout un peuple.

    Le salut est ailleurs, citoyens ! Debout ! Bien utilisé, votre bulletin de vote est une arme, mais ne vous trompez pas. Ce que certains vont vous présenter comme un "vote utile contre la droite" n’est qu’un leurre, un pseudopode du même organisme.

    Citoyens, le rouge vous va si bien !!!!

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  • Le 15 septembre 2011
    soulevement
    Rêvons d’un monde, quelque part vers la fin du XXIe siècle. Dans leurs livres de classe, tous les petits enfants du monde apprennent qu’à la charnière de leur siècle alors finissant, et du précédent, des terroristes ont fait régner une situation insupportable de haine, de meurtres, de morts innombrables afin de contenter leurs amis industriels et banquiers. 

    Et puis un jour une sorte de lame de fond populaire, aussi irrésistible que le tsunami exceptionnel du 11 mars 2011 (aux dernières estimations et dans la région d’Iwate, 40m)  a commencé à déferler partout dans le pourtour de la méditerranée, puis s’est étendue au centre du continent africain, au proche-orient, même dans les îles britanniques, et a chassé des autorités débordées et effarées. Même les ultra-sécuritaires États-Unis furent balayés par les plus pauvres, qui en oublièrent leurs différences d’origines.
    Les noms de ces terroristes, caracolant sous la bannière du dieu Marché ? Blair, Rumsfeld, Rice, Cheney, Bush, Sarkozy, Thatcher, Brown, Cameron, Copé, Clinton (Hillary), et d’autres encore. Pêle-mêle, ils furent incarcérés dans une prison unique, de haute sécurité, et là on les oublia pour travailler à rebâtir sur les ruines qu’ils avaient laissé.
    Chose remarquable, depuis cette période fétide aucun nom ne se distingua plus politiquement, chaque citoyen étant désormais partie prenante des décisions prises. La percée d’Internet même dans les régions les plus reculées de l’Afrique autrefois sous tutelle, permit à chacun de prendre connaissance des questions à résoudre, et de prendre part au vote concernant sa région.
    N’est-ce qu’un rêve ?

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  • Le 24 août 2011

    tripoli_23_08C'est symptomatique. Ce matin, le site de Reuters ne consacre aucune ligne à ce qui se passe du côté de Tripoli. Les autres paraissent hébétés : oui, le complexe fortifié imprenable de l'ancien dictateur farfelu est pris, mais il est vide. Les "insurgés" déchargent leurs armes en l'air, en signe de joie, mais aussi d'impuissance et d'inquiétude. On ne sait rien des commandos qui avaient investi les abords des ambassades, pour bloquer l'évacuation des journalistes non "embedded". Ceux-là pourraient vraiment faire rater l'offensive médiatique qui a été lancée avec tant de hargne dans les pays de la coalition dite "OTAN".
    Il faut se souvenir que certains "combats" se sont déroulés devant des décors de carton-pâte, maladroitement différents des lieux où ils étaient sensés se dérouler. La désinformation a pris des allures grotesques, tant il fallait à tout prix paraître avoir gagné. Maintenant, le désenchantement est là chez les agresseurs, dont bien peu, sinon aucun, sont d'authentiques opposants venus de l'est, et de cette Cyrénaïque toujours frondeuse vis-à-vis de la Tripolitaine.
    Image ajoutée par Hémisphère Gauche


    Donc, ce matin, il est clair que les envahisseurs de l'OTAN vont faire profil bas. Sans doute continueront-ils en sourdine à chercher les membres de la famille du Guide, à traquer les journalistes rétifs. Mais l'engouement sera passé.
    Reste que le but réel est en cours de réalisation : les "alliés" vont pouvoir se partager tranquillement les dépouilles d'un pays qui voulait emmener l'Afrique tout entière vers une libération vis-à-vis des Occidentaux, quelle horreur ! Un homme de paille sera nommé Commandeur des Vaincus, tel ce transfuge, juge magnanime, qui avait condamné à mort les infirmières bulgares quand il était le bras droit de l'homme en fuite. Un Moubarak bis en somme, un Ben Ali de complaisance, un Ouattara nouveau.  L'important n'est-il pas que désormais cet opposant malencontreux qu'était Kadhafi ne se dresse pas contre la mainmise totale du Capital sur l'Afrique ? Les petits problèmes collatéraux, bah ! de toute façon lémédia n'en parleront pas, donc cela n'existera pas.
    Amis européens, soyons fiers. Grâce à nos impôts, une certaine liberté vient de régresser de façon significative dans le monde. Avons-nous donné notre accord ? Bien sûr que non, personne ne nous l'a demandé. Prisonniers d'un $Y$TEM, nous serons voués à l'opprobre des nations du sud, pour avoir laissé piétiner le droit et la justice par des politiciens qui s'enorgueillissent d'être élus par nous. Il faut pourtant savoir qu'aller aux urnes aujourd'hui ressemble à ce choix qui est donné à un condamné à mort, entre mourir vite dans la douleur, ou avec une douleur un peu atténuée, mais bien plus longue. Dilemme absurde.
    La vie continue.... mais son goût est de plus en plus fétide.

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  • le 13 août 2011



    Reprenons "Les migrations internationales - entre l’impossible et l’inévitable" de Michel Rogalski. Ce texte vient de paraître dans le Grand Soir. Il est excellent, et pose les bonnes questions.

    En revanche, les pose-t-il de la bonne façon ? Déjà, il faut se dire que, malgré ce que dit "le bon sens" façon Thé F'Haine, et les lois scélérates qui racontent le même aveuglement dirigé, aider des personnes dans la peine, d'où qu'elles viennent, est légitime, et est même un devoir. Ce qui implique que des vexations, des emprisonnement, des tortures (eh oui) envers ceux qui aident sont tout simplement illégitimes, bien sûr, mais criminelles. Les personnes publiques, préfets, commissaires, qui appliquent ces directives souvent avec zèle sont donc impliquées directement, et méritent l'opprobre public, et les rigueurs de la loi. Même si celle-ci est encore à écrire.

    Allons plus loin. Plongeons dans "la géohistorique" (et hop ! un néologisme, un). Que sont les contrées de la Terre ? Depuis les toutes premières origines, ce sont des lieux de peuplement favorisés qui par un fleuve, qui par une butte facile à défendre contre des prédateurs, qui par des ressources naturelles faciles à exploiter. Entre ces lieux de peuplement s'organisaient des échanges à la fois de produits et de populations, pour des raisons aussi diverses que naturelles.


     
    Dommage que, entrant cette fois dans la géopolitique, se soient constituées petit à petit des frontières forcément arbitraires, sauf quand elles correspondaient à des obstacles naturels comme les grands fleuves ou les chaînes de montagnes. Ainsi se sont précisées, opposées les langues, les coutumes y compris religieuses. Le plus souvent, la seule différence entre ces coutumes étaient les noms donnés aux divinités, et les rites qui caractérisaient leur culte. Autant dire, pas grand-chose.

    Si l'on transpose aujourd'hui, les arbitraires se sont exacerbés par la volonté de grands-prêtres aux couleurs "politiques", puisque sauf quand la République athée impose un moratoire entre antagonismes dits religieux, tout interdit de considérer tous les humains comme strictement égaux en droits, en devoirs (important) et en perspectives d'avenir. Le seul fait, totalement aberrant, de la totale irresponsabilité juridique d'un président de la République, amène à penser à la façon dont les législateurs se sont fourvoyés, et par ce fait devraient tous se voir infliger des peines de privation de liberté pour leur légèreté envers un non-sens aussi grave.

    La Res Publica est l'affaire de tous. Logique. Désormais, des représentants véreux ayant gravement failli, c'est au peuple tout entier de se prononcer sur toutes les décisions à prendre. Toutes. C'est lourd, pénible, mais essentiel. Heureusement, l'Agora idéale existe, elle se nomme Internet. Donc, la vraie démocratie peut exister, et renvoyer les inamovibles "représentants du peuple" qui ne représentent que leurs intérêts et ceux de leurs sponsors à leurs chère études. On peut douter que, parmi ces parasites, subsiste un seul vrai délégué issu de la Plebs, qui sache vraiment ce que travailler veut dire.

    Internet pour tout le monde ? Réfléchissons une seconde. Combien coûtent les députés, les sénateurs, les éléments du gouvernement tout compris ? Si cet argent sert à connecter tous les foyers, autant dire que un ordinateur par famille ne pose aucune difficulté. Le prix à payer est incroyablement bas. Quant aux éléments de réflexion, si ceux-ci sont gérés de la même façon que Wikipedia, nulle censure ne peut les fausser puisque chaque cas litigieux entre dans un forum de discussion. Je rappelle que la secrétaire générale de ce site indispensable est française.

    ÉGALITÉ LIBERTÉ FRATERNITÉ. C'est volontairement que j'ai inversé les deux premiers termes : le second ne peut être efficace, que si le premier est la base de tout.

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  • Le 8 août 2011
    « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. » 

    Ce Corollaire de Peter se vérifie quotidiennement auprès des hommes, mais aussi des institutions qui montent en grade.

    L'agence de notation, instituteur zélé des bons et mauvais élèves de l'économie, a-t-elle atteint enfin l'étiage suprême de l'incompétence (principe de Peter) ? Cette amie des grands penseurs d'outre-Atlantique comme Sarah Palin ou Sharron Angle, égéries d'une cacophonie de Tea Parties, est même moquée par ses partenaires et/ou adversaires Moody's et Fitch. Avoir confirmé le AAA de Lehman Brothers très peu de temps avant la chute de cette banque n'est pas un bon point pour un organisme privé dont le seul but est de surveiller et analyser les grandes entreprises et les États.

    Le seul fait de ses accointances politiques avec une nébuleuse de partis d'extrême-droite auprès desquels le Front National est révolutionnaire, lui enlève une crédibilité bien entamée par ses choix douteux en matière de prévision financière. Par son essence même, une telle société est la quintessence du poids que les puissances d'argent veulent imposer au reste de la planète. Elle est intrinsèquement nuisible, et sa disparition ferait un bien énorme à des États entiers soumis à sa dictature (conjointe avec les deux autres prima donna du système).

    Indépendamment des qualités et des faiblesses des États-Unis d'Amérique, cette baisse vengeresse de la crédibilité supposée de ce pays par une "boîte" en fait très subjective, donne à penser que le contexte même qui lui donne tant de pouvoir supposé est en train de devenir ingérable. Paradoxalement, toucher le gouvernement fédéral des USA peut entraîner une chute de ces structures. Déjà les deux tiers des États qu'il chapeaute sont en faillite plus ou moins réelle. Les fonctionnaires ne sont plus payés, les urgences plus assurées faute de personnes pour les faire fonctionner, les plus démunis tombent de plus en plus bas et survivent de bons d'alimentation. Le chacun pour soi atteint un niveau catastrophique.

    Pourtant, les "durs" du Parti Républicain veulent encore moins d'État, toujours moins. Ne fonctionneraient plus que des entreprises privées, soumises aux lois du Marché. Cela signifie que tout service ne pourrait être rendu que contre rémunération, même l'extinction des incendies, ou le ramassage des ordures. Comme il y aura toujours plus de personnes qui justement ne pourront pas payer, la misère va atteindre des sommets inimaginables dans un pays dit "civilisé". La crise de 1929 ne sera plus qu'une aimable plaisanterie en proportion de cette nouvelle donne volontairement assumée par ceux qui détiennent la majorité à la Chambre des Représentants.

    Est-ce ainsi que tombera le fameux $Y$TEM dont la population US est si fière ? Est-ce ainsi que repartira la planète entière, depuis le ruisseau et le néant ? Car c'est une forme d'anarchie qui est ainsi mise en avant par des gens qui ont pourtant en horreur les principes de gauche. N'oublions pas que si les USA trébuchent de cette façon, l'Europe en fera autant puisqu'elle est plus vulnérable. Le plus grave, c'est qu'il s'agira d'une forme d'anarchie qui rejettera la solidarité. Les victimes seront innombrables. Sans le poids de "l'Occident", la Chine, et l'Asie en général, prendront toute la place...

    Alors se posera un dilemme. On peut être certain que dans des États-Unis en ruine subsisteront les forces armées. Celles-ci oseront-elles alors se lancer pour "défendre" leur monde ? Si elles le font, on pourra craindre le pire.

    Et tout cela à cause d'une agence irresponsable, qui aura outrepassé gravement ses compétences. C'est pourquoi il est nécessaire de lui attribuer derechef la note


    F - -


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