• 06/07/2010
    La troisième guerre mondiale entrerait-elle dans sa phase active ? Déjà, il faut apprécier le déploiement militaire qui croise du côté du détroit d'Ormuz .
    detroits M O


    Il faut savoir que ce genre de plaisanterie n'amuse pas la Russie, et encore moins la Chine. Généraliser un conflit, à risque nucléaire, est prendre un bien grand risque pour « un pays dominateur et fier » comme l'avait jugé justement De Gaulle pour un autre peuple assez semblable dans ses motivations. Financièrement, bien plus que tous ceux que des abrutis de spéculateurs ont attaqués, ce pays est très vulnérable, au bord du gouffre sinon déjà sur la pente fatale. Moderne Assurbanipal, ce pays n'hésitera pas à sombrer sous les coups nucléaires qu'il aura initiés ou que d'autres lui lanceront en représailles, il brûlera au milieu de ses amis (en a-t-il vraiment ?) comme de ses ennemis.

    Qui aurait pu penser, quand en 1620 des puritains ont abordé le rivage du Cap Cod, que ce petit nombre d'extrémistes de la religion allait modeler jusqu'à nos jours le mode de penser et de se comporter de leurs lointains descendants, et de tous les autres ? La religion, ou plutôt les religions puisque toutes les sectes les plus improbables ont ce qualificatif là-bas, imprègnent la vie publique et privée malgré une affectation de laïcité qu'on recherchera vainement. Les arrivées massives de personnes, rejetées, persécutées, affamées, ou au contraire délinquantes et violentes, de tous les coins d'Europe ont bien entendu apporté un terreau propice à la conquête sauvage de l'ouest, en massacrant des civilisations entières pour prendre leur place.
    soldats USDe cette mentalité de prédateurs sûrs de leurs droits, il en résulte la situation actuelle. Il s'agit en fait de cultes qui se superposent et se renforcent mutuellement. Le salut au drapeau, main sur le cœur, est sensé apporter une cohésion qu'aucune idée force ne souffle. Pas de grands principes de la République, pas d'égalité comme base de toutes les autres idées, une religion de la force que le droit tente de justifier, alors que le droit devrait être sa propre force dans la plupart des cas.

    Autre culte, l'individu. Celui qui s'est fait lui-même, on ne précise pas comment ni aux dépens de qui, est le modèle à suivre. Il faut ré-us-sir. Cette posture est évidemment totalement en travers de la notion d'égalité, les institutions ont même trouvé une parade qui ressemble à un soufflet : la discrimination « positive ». Sensée compenser les différences énormes de chances liées au milieu familial et éducatif, elle montre du doigt ceux qui en « bénéficient ». Les résultats peuvent être violents.

    Dans la hiérarchie arrive ensuite le culte de l'argent. Omniprésent, même sur les jeux les plus simples, il est le moteur qui emporte tout, là aussi sans se soucier des victimes qu'il écrase, qu'il transforme en loques, qu'il tue. En son nom, des multinationales dont le siège est le plus souvent aux USA fabriquent des médicaments bien plus rentables que fiables - tant mieux, parfois, et paradoxalement, pour ceux qui ne peuvent pas se les offrir - ou fiables, mais inabordables pour qui n'est pas riche. Elles fabriquent également des produits POUR l'agriculture intensive, CONTRE ceux qui ingèrent ces produits sous forme de légumes ou d'animaux. Elles vendent ces aliments dans des grandes surfaces qui sont des camps d'esclaves, à d'autres esclaves que sont les consommateurs formatés, disciplinés, annihilés, bousillés par la qualité de ce qu'ils achètent. Et bien entendu, le commerce le plus juteux est celui de la mort directe, celui des armes. Les USA fonctionnent (si l'on peut dire) surtout grâce à ce lâche marché, qui est immense, énorme.

    religion - argent 

    Au plus haut (des cieux) se place enfin le culte des religions et de leurs croyances, de leurs manifestations et de leur omniprésence. Même les billets de banque ne sont pas épargnés. Malgré une laïcité théorique, elles sont partout, regorgent d'argent, possèdent des chaînes de télévision, enfument tout le monde dans une cacophonie de messages « de paix » et de pubs racoleuses et rentables. Malheur à qui ne croit à rien, il sera suspect, montré du doigt, ostracisé. Ce n'est pas vrai partout évidemment, mais la tendance est assez répandue.
    On remarquera que tous ces cultes se mélangent, s'entraident, aux dépens d'un humain souvent désemparé. Il l'est d'autant plus, que des études souvent négligées faute d'argent ne l'aident pas à y voir clair. C'est pourquoi les communautés de toutes sortes abondent, pour que les gens se serrent les coudes, mais en même temps ces communautés n'hésitent pas à entrer en conflit avec d'autres. Rien n'est sain dans ce système.

    Ces cultes multiples se partagent la politique intérieure et extérieure de cet ensemble hétéroclite d'États très dissemblables, aux législations souvent incompatibles. C'est dire la complexité qui en résulte. C'est pourquoi les autorités fédérales inventent en permanence des ennemis extérieurs, afin de donner un semblant de cohésion à cet agrégat d'intérêts qui s'entrechoquent. Ces ennemis peuvent être aussi bien financiers, que militaires, « terroristes », commerciaux ou idéologiques. 

    Ces temps-ci, le terroriste se vend bien. Après un Al Qaeda qui donne des signes de faiblesse, un coup de chiisme et de « menace nucléaire », et c'est reparti. C'est bon pour les recrutements de marines, c'est bon pour les affaires des marchands d'armes, c'est bon pour les extrémistes religieux « évangélistes » ou autres. Les USA pratiquent un terrorisme d'État, prêt à tuer partout dans le monde, en petites quantités, à l'individuel, ou massivement . Doit-on rappeler que ce sont les seuls à avoir osé utiliser l'arme nucléaire « pour de vrai » ? Prêt à tuer aussi d'autres États grâce à l'arme financière, ou l'arme économique, ou pour des intérêts privés, des pétroliers par exemple.

    Que faire de ce chancre dans la bonne marche du Monde ? Il y aurait bien la chirurgie...

    BO

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    Lectures suggérées :
    Emmanuel TODD : Après l'Empire, Gallimard, 2002
    Gilles ASSELIN, Ruth Mastron : Français,Américains, 2004
    Pascal BAUDRY : Français et américains, l'autre rive, 2005

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  • 07/05/2010

    oppressionAux stères du bois qui pourrait bien chauffer. Les dirigeants de l'Europe ont décidé, contre toute logique, de faire passer le bien-être des banques avant l'existence des pays de l'Union, avant les citoyens, avant le droit à un travail décent dans des conditions décentes, rémunéré décemment. Il faut dire aussi que le traité de Lisbonne est très évasif sur ces données-là, données essentielles pour tous, sauf pour les Caïds de Bruxelles.

    L'argent aurait-il donc tant de valeur, face à la vie des habitants de notre Europe ? Il faut bien vous dire, dirigeants félons, brutaux, pleins de morgue, que les nonistes de 2005 sont en fait bien plus européens que vous. Ils sont attachés à ce coin de terre qui fait face à l'Amérique du nord, à ses nuances de climats, de langues, de tempéraments, d'idées, de rapports avec les dieux quels qu'ils soient. Ils répugnent à se voir dans les faits imposer une langue unique, celle d'une île peu encline à faire partie de cet ensemble, paradoxalement. Ils supportent fort mal de subir une uniformisation des rapports aux religions,un nivellement de législations qui tiennent compte des différences de climats (eh oui) et de coutumes.

    Devant cet ensemble frémissant et plein de bonnes volontés, le lobby de la finance mondiale impose une circulation sans aucun contrôle des fonds, des denrées, des services, sans se préoccuper aucunement de la pertinence d'une telle décision. Seul compte le PROFIT maximum pour vous, et surtout pour vos commanditaires internationaux. Au Moyen Age, à propos de votre caste, Messieurs, on parlait de bandits de grands chemins, de grandes compagnies, et ceux qui se faisaient prendre par les prévôts finissaient branchés haut et court. Aujourd'hui, excepté quelques lampistes comme Kerviel ou même Madoff, qui lui-même n'était qu'un pion, vous êtes intouchables puisqu'au-dessus des politiciens que vous contrôlez.

    C'est bien pourquoi il devient nécessaire de mettre hors la loi le PROFIT. Puisque les banquiers ne savent pas se contrôler, il va bien falloir que quelqu'un le fasse à leur place. Puisqu'aux États-Unis, puis dans le reste du monde, des politiciens ont fait l'erreur, voulue ou non, de permettre la fusion des banques d'affaires et des banques de dépôt, il sera nécessaire de redresser cet incident de parcours catastrophique. Puisque les lobbies ont réussi à faire voter par NOS parlementaires l'interdiction à chaque État d'être le maître de sa monnaie, il sera nécessaire de rectifier ce scénario catastrophe qui ruine les nations, les citoyens-travailleurs au PROFIT des banques, et d'interdire l'existence des banques d'affaires. Puisque les traders et les cambistes, en leur nom propre ou en celui de leurs patrons, jonglent avec les millions de dollars qu'ils n'ont pas afin de faire encore plus de PROFIT, fermons la Bourse et contrôlons avec une minutie sans précipitation les mouvements financiers.

    La grande liberté accordée laissée aux fonds de circuler doit cesser, les aberrations du commerce mondial également. Produire local, penser mondial doit (re)devenir le mode de pensée dominant. Cela évitera aussi d'inonder la terre de produits toxiques sensés compenser les difficultés de la culture dans des zones où celle-ci est impensable : du maïs en milieu semi-désertique est une hérésie qui se paie très cher en termes d'environnement.

    Tout se tient, tout s'influence et réciproquement. Pendant que ce saccage de notre milieu de vie s'organise en toute impunité, les médias poussés par des politiciens véreux et cyniques lancent de grandes campagnes de dénigrement afin d'exacerber les tendances à l'animosité entre les personnes. C'est le voile par ci, le plombier polonais par là. C'est l'enfermement des jeunes des quartiers les plus défavorisés, afin qu'ils déclenchent quelques violences : celles-ci seront volontairement exacerbées par des provocations, ou artificiellement produites par des taupes des "forces de l'Ordre". Pendant ce temps-là, des lois sont votées à toute allure, à deux heures du matin, qui empirent la situation.

    Brigands milliardaires, politiciens véreux, journalistes plus que complaisants, instituts de sondages incendiaires, lobbyistes amoraux, sachez que votre manège est compris, analysé, et que déjà il vous faudra payer bientôt, le plus tôt possible. Les foules paraissent amollies par les télévisions complices, avachies par le désœuvrement du chômage, désespérées et fatalistes : une étincelle pourrait bien déclencher le retour du sursaut salutaire, de la solidarité fraternelle et féconde, et comme par un torrent libéré vous seriez balayés comme des mouches. Plus forte sera la contrainte, plus forte pourra être la réaction. Les volcans qui dorment inspirent les même inquiétudes. 

    Ce jour-là, car il viendra, soyez-en sûrs, votre échafaudage mondial de compromissions, de gaspillages d'énergie, d'esclavages à plusieurs étages, tout s'écroulera malgré toutes vos précautions, et malgré les fortunes que vous aurez dépensées à le bâtir et à le consolider. Ce jour-là, tremblez : il ne vous sera accordé aucune excuse. Mais on peut penser que parmi vous, un nombre important est atteint de sociopathie, et n'a aucune idée des ressentiments amoncelés. Vous voilà prévenus.

    Debout, les damnés de la Terre...
    BO

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  • 04/06/2010
    Je lisais un billet des Trois Gros Bills, et la conclusion, que voici,
    De mon vivant, je ne pense pas que la paix puisse être possible.
    J'espère simplement qu'Israël ne cessera pas d'exister.

    m'a fait ajouter quelques mots.

     mur de l ouest et dome du rocher

















    Aussi longtemps qu'il ne sera pas un État pour tous, laïque et neutre, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que ses frontières ne seront pas approuvées par tous les pays officiellement, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps qu'il y aura des citoyens, des sous-citoyens et des non citoyens, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que des parties du territoire seront assiégées, affamées, empoisonnées, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que des murs, de haine ou de béton, transformeront des territoires occupés en lieux où l'on a soif ou faim, où le travail est impossible, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que ses habitants, tous ses habitants trembleront dans la rue, qu'ils soient d'un côté ou de l'autre de la barrière, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que les enfants ne seront pas comme les autres enfants, rieurs, joueurs et insouciants, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que ceux qui y vivent depuis des générations ne partageront pas amicalement l'eau, le pain, le thé et le sel, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que des haineux aux discours faux souffleront sur les braises depuis des pays comme les USA ou la France, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que les États voisins ajouteront au désarroi des habitants les plus vulnérables, que ce soit l'Égypte, la Jordanie, le Liban ou la Syrie, Israël n'existera toujours pas.
    Aussi longtemps que des religions seront le prétexte à des heurts , des massacres de part et d'autre, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que celle qu'on appelle « la ville sainte » ne sera pas neutralisée et simplement rendue à tous les cultes sans distinction, loin de toute politique, Israël n'existera toujours pas.


    Aussi longtemps que des auteurs de crimes seront absous parce que militaires, que des innocents seront en prison, voire torturés, Israël n'existera toujours pas.


    Quand enfin tout le monde s'accordera, par-delà les différences d'opinions, et que les plus exaltés de ceux qui y immigrent quotidiennement auront été renvoyés dans les pays d'où ils viennent, alors Israël existera et pourra oser devenir la lumière des nations.

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  • Entre la bonne volonté évidente des militants au PS, et l'aussi évidente posture de leurs dirigeants, qui votent consciencieusement en faveur de mesures néolibérales, il y a une cassure. Pourtant ces pauvres militants s'accrochent, et refusent de quitter ce navire ballotté par ses contradictions.

    Se rendent-ils compte du mal qu'ils font ainsi à la gauche tout entière ? Le Front de Gauche, avec son programme, devrait les intéresser. A côté du PCF, dont je ne partage pas les motivations, d'autres courants peuvent se faire jour, et enclencher une dynamique gagnante des idées de gauche.

    Disons que le gros problème quand une tentative de lancer le vrai débat des idées se dessine, la vox populi lance "Gauche", et lémédia, écho disloqué et pervers, répondent "P.S.". Cela fausse tout, délibérément bien sûr.

    Les militants du PS, qui ne sont pas plus bêtes que les autres, pourraient rejoindre la gauche utilement. Mais comme leurs débats sont relayés par leur hiérarchie, bien structurée, au passage le message se perd, et ne subsistent que les slogans éculés de la rue de Solférino. C'est pourquoi ceux qui suggèrent que Mélenchon aurait dû rester au PS pour le changer de l'intérieur, se trompent. Le PS est devenu une vieille caisse de résonance rigide et inutile.

    Ce qu'il faut discuter, c'est (re)nationalisation des banques, des assurances, des services publics, tous les services publics, dissolution des banques d'affaires, remise à plat des retraites, dénonciation de Lisbonne et de ses prédécesseurs, etc....

    Ce que l'on peut craindre , c'est que de même que Mélenchon savait fort bien que, restant dans le cadre du PS il ne pouvait pas faire avancer les choses, de même ledit PS, englué qu'il est par ses choix passés multiples, ne peut se libérer et remettre les priorités à leur place qu'en se démarquant nettement de la droite.

    Jusqu'à présent il n'en a rien fait. Le simple fait qu'un Manuel Valls, malgré ses positions qui le rapprochent d'un ex-paquebot, n'ait pas été exclus du cercle dirigeant, qu'un directorat du FMI ou de l'OMC puisse paraître compatible avec les successeurs de Jaurès en dit long sur la ligne du Parti.

    Le PS ? Sans vouloir être méchant, mais en gardant la tête froide, il serait plus sain pour la Gauche de le passer définitivement par profits et pertes. Sa faiblesse réside dans sa force apparente, ses vingt forteresses que la droite officielle lui a laissées en une sorte de partage du pouvoir. "Je tiens Paris, je te laisse les autres".

    Se sont développées des "cours" provinciales intéressantes pour des barons à la manière du haut Moyen Age. J'extravague ? Selon les régions, cette mainmise est plus ou moins marquée, en fonction de la personnalité qui s'est mise en avant. Mais le fait est là, indubitablement.
    Nous en arrivons à ce paradoxe que deux pouvoirs se côtoient à Paris. L'un par l'intermédiaire des préfets non élus étend à tout le territoire les désirs de la Place Beauvau, pas plus représentante de la volonté du peuple. L'autre a son siège rue de Solférino, où une sorte de  Table Ronde  coordonne l'action des barons (élus le plus souvent faute de mieux) en parallèle à celle des préfets. Et parfois même en collaboration avec ceux-ci.

    Où est le peuple là-dedans ? Où sont les idées des sections locales du parti, qui peuvent toujours palabrer en vain ? A quoi servent des militants muselés ?

    Amis, frères, camarades du parti de Blum, fuyez cette maison ! 

    "C'est une maison bleue
    Accrochée à ses phantasmes,
    Non, il ne faut pas y mettre les pieds
    Ceux qui vivent là ont perdu la clef.
    Ils s'y retrouvent ensemble
    Pour parler de la déroute
    Et viennent s'asseoir pour sonner le glas
    De la république et de ses espoirs.
    Tous les cerveaux s'embrument
    Aucune idée n'allume
    Solferino. Qu'en pensez-vous
    Jaurès et Blum, et Combes, écoutez-moi !"

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  • Le 5 août 2011, 10h30

    Les médias nous abreuvent de violence, d'attentats, de haine, au point d'avoir "inventé" une enseigne fourre-tout nommée Al Qaeda. Dès qu'arrive un massacre, qu'explose une bombe, c'est cet étendard vert qui est agité par nos gouvernants, et les gratte-papiers zélés qui les secondent. Cela permet d'entretenir dans la peur les citoyens, qui se raccrochent aux édiles et à leurs armées pour les défendre. Une telle organisation internationale, pourtant, n'existe pas. De nombreuses études l'ont démontré. Ce n'est qu'un panneau publicitaire commode, que n'importe qui peut brandir pour accomplir en cachette ses forfaits.

     
    On peut donc en conclure que cet épouvantail commode n'existe pas, que la mise en avant de cas isolés et souvent bien spécifiques n'est qu'une façon de soulever les populations contre les simples observants d'une religion, le plus souvent peu assidus à en pratiquer les préceptes.

    Pourtant si, il existe, ce terrorisme international. Il fait des victimes par milliers, chaque jour. Il a pris pied partout, même en Amazonie ou chez les Inuit. Il n'a pas de visage, pas de figure de proue, pas de tribun, pas de pasionaria. C'est un terrorisme honteux, qui ne revendique pas, qui donne le change sur ses intentions, ses crimes, ses réalisations.

    Ce terrorisme se nomme Argent. Il sait utiliser les plus grandes armées du monde, les plus grands empires de la presse, les industries les plus polluantes et les plus dangereuses. Jusqu'à présent, il est toujours arrivé à ses fins. Il sait couvrir ses méfaits, qui font mourir de faim chaque jour des enfants. A chaque fois, ce seront des guerres tribales, armées on ne sait comment. Ou un blocus dit "de sécurité". Lui n'apparaît pas. Ses armées couvrent la terre de munitions radioactives, de phosphore, de gaz de combat. Mais non, bien sûr, nous ne sommes pas en guerre mondiale. Officiellement. Ce n'est que la guerre de ceux qui ont, à ceux qui sont. Des possédants aux simples humains.

    Ce choc des civilisations, souhaitons-le : mais pas de la façon dont les nantis l'entendent. Comme je l'indiquais plus haut, c'est le conflit généralisé entre ceux qui ont, et ceux qui sont. Par une solidarité étendue à toute la planète, peut-être ceux qui sont de vrais humains, avec de vrais sentiments, finiront-ils par faire vaciller et basculer ceux qui n'ont que l'argent pour perspective, et la violence du mépris pour moyen.

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