• Le 18/03/2010, 18h04

    Europe, inique objet de mon ressentiment !Europe voeux 2009
    Europe, toi dont tous les partis sont amants !
    Europe, où jouissent les adorateurs d'Or !
    Europe, Éden honni car tu fermes tes ports !
    Puissent tes citoyens ensemble conjurés
    Saper tes fondements encor mal assurés !
    Et si ce n'est assez de tous les sans patrie,
    Que tout le Nord marri joigne l'Occitanie ;
    Que les peuples aux peuples prêtent main et colère,
    Afin de mettre à bas ta morgue délétère !
    Que Commission vénale et Conseil sans entrailles
    Soient investis de force au nom de la « Racaille »!
    Que tous les opprimés viennent et boutent le feu
    A ce carcan cynique qui dénie tous leurs vœux !
    Que les cendres de ces palais réduits en poudre
    Servent à bonifier les nouveaux grains à moudre !
    Que le vieux promontoire asiatique en délire
    Dresse vers l'occident son doigt, nouveau menhir !
    BO


    Inspiré de Pierre Corneille, Horace, IV, 6


    sabre au clair

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  • Le 08/04/2010, 19h00

    banqueBanque d'affaires : organisme privé disposant de liquidités déposées par de gros porteurs, et spéculant avec ces sommes en en faisant bénéficier ses déposants (y compris pour les pertes), Pour exemple voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathan_Mayer_Rothschild_%281777-1836%29

    Banque de dépôt : organisme public ou privé recueillant les avoirs de montant modeste, de la plus grande partie de la population, Ces fonds sont prêtés à d'autres déposants, pour les aider à acquérir, construire, réparer un logement, ou des biens de consommation comme les véhicules ou l'ameublement.

    Société de crédit : organisme privé qui prête des sommes souvent assez faibles, pour l'acquisition de biens de consommation allant de voitures à des appareils électroménagers, Il obtient les fonds nécessaires auprès de banques de dépôt, ou du marché monétaire.

    Aujourd'hui, la plupart du temps ces trois types d'établissements ont pratiquement fusionné, c'est la source du désordre actuel car des fonds à risque élevé se retrouvent au financement d'immeubles, par exemple, Ou au contraire, des achats mal garantis d'immeubles, avec les prêts qui s'y rattachent, servent à créer une fausse richesse de remboursements futurs et plus ou moins aléatoires, utilisés pour garantir des titres vendus sur le marché comme aussi sûrs que les autres, Un pareil système a mis à la rue des centaines de milliers d'américains.

    Cela ne peut plus durer, Puisque le monde de l'argent ne veut pas se maîtriser, il va falloir que les citoyens le fassent à sa place.

    Dès que des conditions politiques seront réunies (quitte à les provoquer par un soulèvement généralisé), il va falloir :
    - sortir de l'Union Européenne, comme le fameux traité de Lisbonne le permet
    • en même temps, bloquer les transferts monétaires et financiers, puis nationaliser toutes les banques ou succursales sur notre sol
    •  
    • déclarer les actions de sociétés comme transformées en parts avec un seul droit de vote par porteur, et avec un taux fixe de rémunération ne pouvant dépasser 4%
    •  
    • nationaliser ou renationaliser toutes les entreprises d'intérêt public, communication (autoroutes, chemin de fer), énergie (gaz, électricité), transport de flux de données (téléphone, poste), tout en préservant la liberté d'Internet
    •  
    • déclarer toutes les dettes publiques extérieures caduques (sachant que la nationalisation des banques internes annule ipso facto la dette envers elles)
    •  
    • supprimer tous les postes de hauts fonctionnaires non précisément justifiés, en envoyant les personnes correspondantes à une retraite anticipée minorée
    •  
    • dissoudre les centrales syndicales, devenues inutiles et nuisibles par leur éloignement total de la base
    •  
    • de façon logique, rétablir les postes frontières
    •  
    • déclarer l'euro monnaie non plus unique, mais commune avec les autres pays européens, tout en rétablissant le franc dans la comptabilité interne : ce franc sera établi à un sixième de l'euro le jour de l'établissement de la mesure, puis fluctuera en fonction des aléas du marché extérieur, en attendant d'autres dispositions
    •  
    • ramener la fourchette des salaires à un rapport de un à cinq, avec un SMIC majoré de 10%. Les parts de sociétés étant plafonnées à 5% d'intérêts, les entreprises pourront embaucher pour produire que ce les importations taxées ne permettront plus d'avoir à des prix de dumping (très bas, voire à perte)
    •  
    • ne seront acceptées que les sociétés à caractère mutualiste pour l'assurance aussi bien santé que véhicule ou habitation ou autres risques. Il n'y aura pas de nationalisation dans ce secteur
    •  
    • les cliniques privées seront tenues à accepter de traiter au moins les urgences, et une spécialité difficile et à risque
    •  
    • la liste n'est pas exhaustive évidemment
    sabre au clair

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  • bouffon
    Guillon, Porte et Morel auront donc tous les trois été chassés de France Inter par... un ancien "humoriste". On peut raisonnablement penser qu'au-delà de ses ressentiments propres, il aura été puissamment inspiré dans sa démarche triple par les désirs impérieux de l'Imperator. Celui-ci a bien du mal à soutenir l'humour, on le voit bien dans tous ses contacts avec le "vrai public", celui qui n'est pas là par obligation.
    Pour un chef d’État bien dans sa tête, se faire brocarder par les humoristes, les chansonniers, les empêcheurs de tourner en rond, relève de la très bonne santé, à la fois du pays et de celui ou ceux qui le dirigent. C’est au point qu’autrefois, au Moyen Age, la place du Fou du Roi était enviable, et enviée, tant elle avait d’importance pour l’équilibre de chacun. Quand un général romain avait droit à ce qu’on appelait “un triomphe”, une fête en l’honneur de ses hauts faits, sur son char, juste derrière lui se tenait un esclave qui lui sussurait constamment “Souviens-toi que tu es mortel”.


    Fi de toutes ces précautions : autour du monarque n’ont désormais droit de cité que les courtisans les plus vils, et les “amis” pourris d’argent qui utilisent ce monarque à leurs opérations pas souvent délicates. Situation plus que dangereuse, catastrophique à court et à long terme si aucun remède n’est apporté à la situation. L'argent a remplacé toutes les valeurs, toutes les solidarités, toutes les mesures et toutes les institutions où l'égalité est la base des relations, toutes les formes de la liberté qui ne sont pas les siennes propres. Les obligations dues à sa charges, vis-à-vis de la Nation et de la République cèdent la place à des amitiés extérieures, amitiés qui sont entretenues aux dépens de la survie du pays même.


    Ah si seulement la moitié des Français encore convaincus de vivre dans un pays idyllique changeaient d’avis, si seulement la moitié de ceux qui ont déjà compris étaient prêts à faire tout changer quoi qu’il en coûte ! Disons qu’au point où nous en sommes déjà, la facture de toute façon sera chère. Tout retard ne peut qu’en augmenter le montant. Je pense surtout en pertes humaines. L’argent est moins important, et de loin malgré l’opinion qu’on en a “là-haut”.


    BO
    sabre au clair

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  • Le 14/07/2010, 1h53
    Deux cent vingt ans
    fete de la Federation 
    Citoyens. Le jour de liesse est arrivé. Aujourd'hui, ne seront pas présents comme la première fois les soixante mille fédérés, délégués des 83 départements de l'époque. Laïcité oblige, il n'y aura pas de cérémonie religieuse. Ne défileront que des camarades de ceux qui ont risqué et parfois perdu leur vie un peu partout dans le monde, pour des missions humanitaires, ou plus obscures.

    Il faut le rappeler : le 14 juillet, fête nationale sur proposition de Benjamin Raspail en 1880, commémore non la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération qui se déroula un an plus tard au Champ de Mars, à Paris. C'est la fête de l'Unité française, élément essentiel de notre fierté nationale, car fruit d'un acte volontariste de tous.

    Tentons de comparer ce fait historique et déterminant avec ce qui est arrivé à nos voisins. L'unité italienne ne date officiellement que de 1861, et encore Rome ne fut-elle rattachée au royaume qu'en 1870. Royaume, avons-nous dit. Ce ne fut pas délibéré de la part du peuple, mais décrété par un souverain. D'ailleurs, les velléités centrifuges continuent de nos jours, avec la Ligue du Nord par exemple. L'Italie est toujours une fédération de provinces.

    Pour les Allemands, la chose est encore plus difficile. Si le 18 janvier 1871 l'Empire allemand est proclamé dans la galerie des glaces de Versailles par Guillaume II, là encore sans en appeler au peuple, les hasards des deux guerres mondiales feront qu'une Allemagne unifiée, cohérente, démocratiquement acceptée par tous, ne sera effective que le 3 octobre... 1990 ! Elle reste malgré tout fédérale, et non unitaire. 

    Les Espagnols nous étonneront aussi. Si Ferdinand II, roi d'Aragon et de Sicile, roi de Castille et roi de Naples scella l'unité espagnole en épousant Isabelle de Castille en 1469 , on peut rétorquer que dans les têtes, cette unité n'est toujours pas réalisée. Là aussi, les séparatismes basque, catalan, galicien... sont très vivaces, tout en étant différents les uns des autres, et rien ne peut prédire de la suite.

    Pour nos amis Suisses, règne en effet une belle unité de façade, dans un système là encore fédéraliste (malgré le terme inadéquat de « Confédération Helvétique »). Cependant, la Suisse alémanique a tendance à faire bande à part, bien qu'il s 'agisse plus d'une culture différente, que de heurts linguistiques.

    La Belgique, pour sa part, malgré une apparence bien pâle d'unité, est si divisée par la question linguistique, que l'on peine à imaginer quel sera son avenir proche. Les scissions profondes, et qui semblent s'exacerber, pourraient bien donner à l'existence du pays un coup de grâce. Seule la question pendante de Bruxelles et sa couronne bloque encore la situation dans un no man's land juridique et pratique, chose d'autant plus difficile que cette capitale est aussi celle de l'Europe. Dur paradoxe, et mauvais présage pour ceux qui sont superstitieux, à propos de cette Europe au siège installé à un endroit si inadéquat.

    Quant aux britanniques, le loyalisme envers la couronne, qu'ils partagent toujours avec les Canadiens, les Australiens... ne peut cacher qu'il n'y a aucune unité entre eux. Leur système de poids et mesures les rapproche plus, en les singularisant, que les législations. Ils ont des Parlements différents. Bref, l'unité n'existe pas.
    libertegalitefraternite 

    Affirmons-le, n'en déplaise à celui qui hante le palais de l'Élysée actuellement, l'unité française n'est pas une notion fumeuse et administrative. Elle n'est pas liée à la langue, partagée avec d'autres ; elle se fonde sur des idées de base, celles que d'aucuns veulent détruire parce que porteuses d'espoir, de force et de cohésion. 

    Liberté, égalité, fraternité, ce ne sont pas de vains mots, mais des notions très fortes que presque tous partagent même dans les banlieues difficiles, même si c'est parfois plus confusément. En revanche, elles sont combattues avec vigueur par le Pouvoir en place, qui y voit un obstacle à sa volonté de diviser pour régner. L'égalité est traquée par les chasses au faciès, les discriminations négatives... ou positives, les exactions policières, des débats fumeux et biaisés sur l'unité nationale. La liberté est remise en cause sous toutes ses formes, liberté d'expression, liberté d'aller et venir, liberté de la presse, liberté d'association, liberté de se vêtir en public (sauf cas particuliers, pour les fonctionnaires en contact avec le public, ou l'école, lieu neutre par obligation et nécessité), même liberté de penser. Quant à la fraternité, elle est pourchassée dans les atteintes à la Sécurité Sociale, dans l'anti-réforme des retraites, dans les acharnements contre certaines associations, dans tout ce qui donne un sentiment d'entraide sans contrepartie obligatoire. Ne trouvent grâce que la condescendante aumône, ou le système vénal qu'affectionnent les néo-libéraux. Tout se vend, tout s'achète. Et pour la laïcité, le fait, pour un chanoine, de la vouloir « positive », la rend aussi suspecte que l'aspartame, « le sucre mieux que le sucre ».

    redecoupage regionsPour en revenir à la fête, en ce 14 juillet, nous célébrons, malgré la fougue des commentateurs (teuses)* télévisuel(le)s aussi fervent(e)s qu'à côté du sujet, deux cent vingt ans d'unité entre tous les citoyens français, librement et sans l'obligation décrétée par un monarque. A ce niveau, c'est plutôt à une tentative de casser cette unité que l'on assiste, tentative qui semble vaine tant l'opposition est grande et manifeste à tous les niveaux. Certains personnages à l'esprit sans doute mal placé considèrent cette belle unité comme une anomalie dans une Europe où elle n'existe guère, du moins dans les plus grands des pays. Démembrer la France en une dizaine de morceaux, ce serait bien, et bien dans la ligne habituelle du « diviser pour règner ». En raison de la situation actuelle, et de l'affaiblissement de ceux qui voulaient affaiblir, il semble que ce ne soit compromis. Tant mieux .

    Alors, bonne fête à tous, et que cet anniversaire remarquable soit un clin d'œil favorable à la poursuite de toutes les luttes, en particulier celle de 1870-1871 à Paris, où fut déclarée la Commune Insurrectionnelle. Des partisans sont morts, des partisans se lèveront. Pour rappel, c'est le 14 juillet 1870 que Napoléon III, sur la foi de la maligne dépêche d'Ems, déclara la guerre à la Prusse, ce qui entraîna sa chute et le retour définitif de la république en France.


    (*) dit comme çà...
    sabre au clair

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  • Le 12/0//2010, 8h17
    Une Europe autonome et fière de l'être ? Bien sûr, ce serait possible, si le machin qui a pris ses quartiers à Bruxelles n'était pas une simple émanation de la CIA !

    grands Etats
    Observons ce tableau, élaboré à partir de chiffres pris sur le Net. Avec de telles caractéristiques, notre petit cap aux bords si contournés paraît très fort, si les efforts sont au rendez-vous, pour avoir tout simplement sa place dans le concert des grands pays. La diversité culturelle, linguistique, sociale, économique, peut fort bien être conservée et renforcée, pour le bien de tous. Ce n'est bien entendu pas l'avis de l'OMC et de l'OMS, qui ont créé le Codex Alimentarius, très controversé, pour normaliser les nourritures du monde entier (au détriment de la qualité le plus souvent).Europe politique
    Que faire, pour créer, car tout est à faire, une Europe où l'humain, le social, la convivialité, la solidarité seraient la règle naturelle ? Une Europe où les financiers, les grands industriels et leurs lobbies ne tiendraient pas le haut du pavé ? Une Europe qui se rirait des stupides et dangereux diktats des agences de notation et du FMI ? Que faire, avant qu'il ne soit trop tard pour les nouvelles générations ?
    Européens de tous les pays, mettez de côté vos égoïsmes, vos mesquineries, vos frilosités afin de présenter un front uni face à nos tortionnaires planétaires. Un grand ménage au niveau des politiciens, pratiquement toutes tendances confondues, sera nécessaire. Des maladresses seront inévitables, de la part de nouveaux représentants du peuple avec un mandat unique, une nouvelle Constituante qui mettra à bas tout l'échafaudage de réglementations, du traité de Rome (25 mars 1957) à nos jours (traité de Lisbonne). "Unis dans la diversité", voilà le maître mot qui devra présider à toutes les décisions, de façon vraie. Sur ces travaux pourront se dresser de nouvelles règles, à la fois plus souples, plus générales, et qui remettront "les Marchés" à leur place subalterne, qu'ils n'auraient jamais dû quitter.
    Et pour bien marquer la nouvelle orientation européenne, son siège doit être déplacé, à Strasbourg par exemple, ou Stuttgart (suggestion). Quel challenge !
    BO
    sabre au clair

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