• Ainsi le Président Vladimir Poutine a parlé devant des employés de médias français. Remercions le site "Les Crises" pour avoir eu la patience de retranscrire "sur le papier" ce qui s'est dit, tout ce qui s'est dit, y compris ce qui fut coupé "pour faire plus court".

    La Russie est le plus grand pays du monde pour la superficie. Il est, je pense, judicieux de revoir les rapports entre les principaux pays du monde, et se glissant parmi eux, l'Europe.  L'Europe géographique. Cela permet de remettre en perspective les rapports de forces. Certes les chiffres de la démographie et de l'économie ont varié depuis la création de ce tableau, qui date de plusieurs années : mais les ordres de grandeurs restent respectés dans l'ensemble.  Et remercions Vladimir Poutine, pour avoir introduit ce facteur supplémentaire, connu, mais à rappeler toujours. Quand on veut souligner l'agressivité d'un gouvernement ou un régime, situer son budget militaire  en dit long. Les États-Unis d'Amérique ont un budget presque égal à tous les autres budgets militaires de la planète réunis, alors que ce n'est ni le pays le plus grand, ni le plus peuplé. La Grèce, pays quasi insignifiant en termes d'importance, à l'échelle mondiale, possède le budget militaire le plus important de la planète, par tête d'habitant. Pourquoi ? (incidemment, cette pléthore n'aurait-elle pas une incidence sur l'état des finances du régime ? - la chose est vraie pour ces deux pays, d'ailleurs)


    Nous avons classé ces pays par le nombre d'habitants, car la grande étendue de la Russie ne doit pas faire oublier qu'une partie substantielle du territoire est presque un désert glacé.

    Concernant la Russie, ajoutons que son immensité est administrativement divisée en 83 "sujets" de statuts variables, ayant plus ou moins d'autonomie : à comparer avec les 50 États des USA ou les quelque 35 États d'Europe. Le Brésil, presque aussi grand que celle-ci, en compte beaucoup moins. Le fait que les entités du puzzle administratif russe aient parfois une grande autonomie, contribue éloquemment à démonter combien ce pays n'est pas l'autocratie à laquelle certains voudraient le réduire.

    La Russie existe, elle s'est doté d'un président qui tient sa partie avec vigueur et modération, comme la Douma tient la sienne, et les assemblées régionales les leurs.  Longue vie à ce pays immense, qui par son abnégation héroïque sut soutenir le choc du nazisme, et le briser au prix de la vie de 15% (environ) de sa population. Un grand partenaire, certainement plus fiable que les rapaces maîtres du régime de Washington. Il est essentiel de s'en souvenir, à la veille d'un débarquement dont certains ont tiré la couverture à eux pour le qualifier d'essentiel et primordial. Essentiel, il le fut à ce stade. Primordiale, la victoire de Stalingrad le fut parce que là se joua le tournant de la guerre. Quant aux pertes, rappelons combien elles furent définitivement lourdes pour les Russes, face à celles des GI's, essentiellement au cours de la bataille des Ardennes.






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  • Ce soir Vladimir Poutine nous parle. Savourons l'instant : compte tenu des responsabilités qui pèsent sur ses épaules, et faute de temps, il n'accorde plus d'interview à la presse.

    Réseau International nous rappelle, par la voix de Jean-Pierre Elkabbach, les conditions difficiles de ces deux heures extraordinaires (le terme est bien choisi). Deux heures précédées par huit mois de pourparlers.

    C'est grâce à cet homme dur pour les autres ET pour lui-même, que les champignons de la fin des temps n'ont pas encore éclos sur toute la surface du globe. Ce n'est pourtant pas faute de provocations, d'attaques, de meurtres, de génocides, de crimes contre l'humanité de la part de ceux qui s'autoproclament les plus éthiques de tous. Faute de l'être, bien sûr. Mais la propagande ne prend plus très bien, semble-t-il.

    Dans deux jours cet homme plus intègre que d'autres (sans aucun mal, rassurons-nous) sera "au contact" avec d'autres responsables de pays, des responsables qui souvent ne sont que les marionnettes de forces qui les dépassent : leur plus grand crime ne serait-il pas de ne pas avoir le courage de dénoncer cet état de fait, et de partir ? Certes, sauf à avoir la chance pour amie, ils signeraient sans doute ainsi leur arrêt de mort.  Le Dieu Argent ne tolère que des esclaves dans son entourage.

    Souhaitons à Poutine qu'il réussisse à désamorcer les conflits de Syrie, d'Ukraine, du Venezuela, de Cuba, de l'Afghanistan, etc.... où le compatissant Uncle Sam se penche, se penche.... au point d'écraser des pays, des habitants, des avenirs au nom de son seul profit. Pour d'autres pays, hélas, c'est déjà trop tard, comme en Irak ou en Libye.

    Nous vivons des jours charnières. Faut-il les redouter ? Faut-il les savourer? Compte tenu de la situation mondiale par la faute de certains présents en Normandie, il est vraisemblable que l'APRÈS soit plus riant pour la majorité du Monde Libre, celui sur lequel ne pèse pas trop la botte de fer de Washington.

    Depuis la Satrapie de Saint-Honoré, à vous les studios.

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  • Ce matin, il est recommandé d'avaler l'analyse percutante de Paul Craig Roberts, dont la clairvoyance n'est plus à prouver depuis longtemps. La leçon est amère, très amère.  On y apprend en clair que nous sommes aussi près d'une nouvelle guerre mondiale, voire plus, que lors de l'affaire des missiles de Cuba, en 1962. Merci à Informaction.

    Bien entendu, l'agresseur est le régime terroriste de Washington, soutenu par les médias serviles des pays de "la communauté internationale" (en gros les valets européens) qui travestissent toutes les informations en les "renversant" si nécessaire. Le gouvernement étatsunien, ne le cachons pas, est l'ennemi public numéro un dans le monde, par sa politique violemment expansionniste, qui pour lui est parfaitement logique et compatible avec son rôle autoproclamé de gendarme et leader du monde.

    A côté de cette affaire de nouvelle agression et invasion "occidentale", les prochaines élections au parlement européen paraissent dérisoires. Il n'en est rien : c'est une occasion pour les citoyens, que des bénévoles s'efforcent de renseigner, de démontrer par leur attitude de boycott du scrutin combien ils sont opposés à cette union européenne qui les pressure de plus en plus. Union, dont nous rappelons qu'elle se base sur le traité de Lisbonne rejeté dans sa mouture précédente par une confortable majorité de citoyens. Parfaitement illégitime, sa base légale est également sujette à caution, en raison du principe général que le pouvoir appartient au Peuple, et à lui seul.

    Mais laissons parler Paul Craig Roberts.

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    Washington cherche la mise à mort de la Russie, par Paul Craig Roberts

    Portrait de Farthur
    Date: 
    04/05/2014
    Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape…
    Washington n’a pas l’intention de faire en sorte que la crise en Ukraine puisse être résolue. N’ayant pas réussi à s’emparer du pays et expulser la Russie de sa base navale de la mer Noire, Washington voit dans cette crise de nouvelles opportunités.

    L’une d’elles consiste à redémarrer la guerre froide en forçant le gouvernement russe à occuper les zones russophones en Ukraine, où les manifestants s’opposent aux marionnettes du gouvernement anti-russe installé à Kiev par le coup d’Etat américain. Ces régions de l’Ukraine sont d’anciennes parties de la Russie elle-même. Elles étaient rattachées à l’Ukraine par les dirigeants soviétiques au 20ème siècle, quand l’Ukraine et la Russie faisaient partie du même pays, l’URSS.

    Les manifestants ont essentiellement mis en place des gouvernements indépendants dans les villes. La police et les unités militaires envoyées pour réprimer les manifestants, appelés « terroristes » à la mode américaine, ont, pour la plupart, fait jusqu’à présent défection et ont rejoint les manifestants.

    Avec leur incompétence Obamaïesque, la Maison Blanche le Département d’Etat ont raté la reprise de l’Ukraine par Washington, ainsi Washington a tout mis en œuvre pour en rejeter la responsabilité sur la Russie. Selon Washington et ses presstitués de médias [de l’argot presstitute], les manifestations sont orchestrées par le gouvernement russe et n’ont aucune réelle légitimité. Si la Russie envoie ses troupes pour protéger les citoyens russes dans ses anciens territoires, cette action sera utilisée par Washington pour confirmer sa propagande d’une invasion russe (comme dans le cas de la Géorgie), et la Russie sera encore diabolisée.
    Le gouvernement russe est dans une situation difficile. Moscou ne veut pas assumer la responsabilité financière de ces territoires, mais ne peut pas non plus rester à l’écart et laisser les Russes être mis à terre par la force. Le gouvernement russe a tenté de garder l’Ukraine intacte, en s’appuyant sur les élections à venir en Ukraine pour laisser émerger des dirigeants plus réalistes que les « vendus » installés par Washington.

    Néanmoins, Washington ne veut pas d’une élection qui pourrait remplacer ses pantins et qui amènerait à une coopération avec la Russie pour résoudre la situation. Il y a de bonnes chances que Washington dise à ses laquais à Kiev de déclarer que la crise provoquée en Ukraine par la Russie empêche la tenue de cette élection. Les marionnettes de l’OTAN vendues à Washington soutiendraient bien sûr cette déclaration.

    Il est presque certain que, malgré ses espoirs, le gouvernement russe soit confronté à la poursuite de la crise [diplomatique] autant qu’au gouvernement fantoche de Washington installé en Ukraine.

    Le 1er mai, l’ancien ambassadeur de Washington en Russie, désormais « commandant en second » [NdT : en fait secrétaire général adjoint] de l’OTAN mais en fait l’individu qui, étant américain, décide des frappes, a déclaré que la Russie n’était désormais plus un partenaire mais un ennemi. L’Américain, Alexander Vershbow, a déclaré aux journalistes que l’OTAN renonçait à « se rapprocher de Moscou » et qu’elle allait bientôt déployer un grand nombre de forces de combat en Europe de l’Est. Vershbow a appelé cette politique agressive de déploiement les “éléments défensifs de la région“.

    En d’autres termes, nous sommes encore confrontés au mensonge que le gouvernement russe va oublier tous ses problèmes en Ukraine et lancer des attaques sur la Pologne, les pays Baltes, la Roumanie la Moldavie, ainsi que sur les régions d’Asie centrale de la Géorgie, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Le pipeauteur Vershbow veut moderniser les forces armées de ces états fantoches à la botte des américains et « saisir l’occasion de prendre en compte la réalité du terrain en acceptant l’adhésion des pays candidats à l’OTAN ».

    Ce que Vershbow a dit au gouvernement russe est qu’il doit compter sur la bonne volonté et le caractère raisonnable de l’Ouest pendant que nous mettons en place des forces militaires suffisantes pour empêcher la Russie de venir en aide à ses citoyens opprimés en Ukraine. Notre diabolisation de la Russie fonctionne bien. Elle vous a fait hésiter à agir lors de la courte période où vous pouviez nous devancer et saisir vos anciens territoires. En attendant vous nous donnez le temps de masser des forces à vos frontières; de la mer Baltique à l’Asie centrale. Cela va vous distraire et vous éloigner de l’Ukraine. L’oppression que nous allons  infliger aux Russes d’Ukraine va vous discréditer, et les ONG que nous finançons en Fédération de Russie feront appel aux sentiments nationalistes pour renverser votre gouvernement que ne sera ainsi pas venu à l’aide des Russes et n’aura pas protégé les intérêts stratégiques de la Russie.

    Washington se lèche les babines, y voyant une occasion de convertir la Russie en Etat fantoche.

    Poutine va-t-il rester assis tranquillement avec ses espoirs tout en attendant la bonne volonté de l’Occident afin de trouver une solution alors que Washington tente d’organiser sa chute ?

    Le moment de vérité approche; la Russie devra soit à agir pour mettre fin à la crise, soit accepter l’enlisement actuel et les distractions dans son arrière-cour. Kiev a lancé des frappes aériennes sur les protestataires à Slavyansk. Le 2 mai le porte-parole du gouvernement russe Dmitri Peskov a déclaré que l’utilisation de la violence par Kiev avait détruit l’espoir de désescalade suite à l’accord de Genève. Pourtant, le porte-parole du gouvernement russe a de nouveau exprimé l’espoir du gouvernement russe que les gouvernements européens et Washington allaient faire en sorte d’interrompre les frappes militaires et mettre la pression du gouvernement de Kiev pour satisfaire les manifestants de manière à maintenir l’unité Ukrainienne et rétablir des relations amicales avec la Russie.

    C’est un faux espoir. Il suppose que la doctrine Wolfowitz [1] n’est que des mots, mais ce n’est pas le cas. La doctrine Wolfowitz est la base de la politique américaine envers la Russie (et la Chine). La doctrine stipule que tout pouvoir assez fort pour rester indépendant de l’influence de Washington doit être considéré comme « hostile » :
    « Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constituerai une menace sur l’ordre [des relations internationales] équivalente à celle posée auparavant par l’Union soviétique. C’est une considération [dominante] sous-jacente à la nouvelle stratégie de défense régionale et qui demande que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous contrôle consolidé, être suffisantes pour produire l’énergie mondiale.»

    La doctrine Wolfowitz fournit la justification de la domination de Washington sur toutes les régions. C’est cohérent avec l’idéologie néoconservatrice des États-Unis comme étant le pays « indispensable » et « exceptionnel » donnant droit à l’hégémonie mondiale.

    Russie et la Chine sont sur le chemin de l’hégémonie mondiale des États-Unis. Sauf si la doctrine Wolfowitz est abandonnée, la guerre nucléaire en sera la conséquence probable.

    Paul Craig Roberts (www.paulcraigroberts.org)


    [1] La doctrine Wolfowitz est la description d’une stratégie globale américaine qui devait rester confidentielle mais qui a été dévoilée dans le New York Times le 8 Mars 1992 (http://www.nytimes.com/1992/03/08/world/us-strategy-plan-calls-for-insuring-no-rivals-develop.html). Elle repose sur les 6 piliers suivants :
    1. maintien des USA comme seule superpuissance dans le monde (et visant à saboter toute émergence d’une superpuissance concurrente, Russie ou autre)
    2. établissement du leadership des USA dans l’ordre des relations internationales
    3. défense des interventions unilatérales ; minimiser le rôle des coalitions internationales
    4. institution des interventions [entre autres militaires] préventives
    5. prise en compte du danger causé par un potentiel renouveau de la Russie [du point de vue militaire]
    6. défense des intérêts occidentaux pour la mainmise sur les ressources pétrolières du Moyen-Orient et de l’Asie du sud-ouest [péninsule arabique]

    Source: 
    Paul Craig Roberts / traduction : les-crises
    thème principal: 
    Thème secondaire: 

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  • Le journal des Banksters de la City de Londres a encore frappé ! Je vous conseille d'aller voir ce qu'il annonce chez les Moutons Enragés.

    Un extrait remarque :

    The Economist de Londres, l’hebdomadaire réputé exprimer sans complexe le point de vue des banquiers de la City, exhibe une fois de plus son agenda impérial. Alors qu’en Europe plusieurs voix tentent d’éteindre le feu de la crise ukrainienne, le magazine britannique insiste que, « bien que ce soit difficile », un affrontement nucléaire avec la Russie est plus que jamais nécessaire.



    C'est clair, depuis très longtemps notre grand ennemi est là. Il a des tentacules partout, dont l'un particulièrement virulent à New York, dans DownTown Manhattan. Les banques y sont un peu moins voisines que dans la City originale, 2,9 Km², la taille de l'île de Bréhat, mais 350 banques, presque autant que d'habitants sur l'île. 

    Ne nous leurrons pas, s'il fallait utiliser le nucléaire pour sauver notre planète, c'est bien ce petit rectangle qu'il serait nécessaire de cautériser. C'est là qu'aboutissent toutes les  filières de l'argent sale, des paradis fiscaux. C'est là que "blanchit" complètement cette finance (ou du moins c'est ce que se figurent ceux qui en ont l'usage, alors que c'est au contraire le fruit du vrai labeur des humains qui est ainsi sali à jamais). Ce petit État dans l'État qui bien entendu, nous sommes en Angleterre, n'est pas officiellement considéré comme vraiment tel, a plus de puissance que l'Empire Britannique, précisément sans doute parce qu'officiellement, il n'existe pas vraiment.

    Il est dommage de penser que les autres quartiers placés autour de celui-là, généralement bien plus populaires, souffriraient beaucoup d'une telle opération d'éradication. Un jour ou l'autre, avec d'autres moyens donc, il faudra bien que ce chancre purulent disparaisse. Et qu'avec lui sans doute, disparaissent ces informelles assemblées périodiques de "grands de ce monde" que sont le club Bilderberg, la commission Trilatérale ou plus prosaïquement "le dîner du Siècle" où se discutent entre la poire et le fromage des destinées d'États et de dirigeants démocratiquement élus : la plaie pour des Maîtres du Monde particulièrement dirigistes.

    Œuvrons tous pour qu'enfin arrive cette époque bénie, où ce ne seront plus des souverains pleins de morgue, des administrateurs de sociétés géantes, des "communicateurs" rodés aux méthodes de Bernays, qui décideront de l'avenir de chacun sur cette Terre.  Qu'on ne s'y trompe pas : si nous, simples "citoyens" réduits pratiquement au rôle d'esclaves, ne bougeons pas, ce sera toujours pire jusqu'à l'extinction de la race humaine.



    R É A G I S S O N S




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  • La crise en Europe est systémique, elle a des raisons politiques (Poutine)

    Dossier: Crise financière mondiale

    Vladimir Poutine
    20:30 25/10/2012
    MOSCOU, 25 octobre - RIA Novosti

    La crise en Europe est systémique, elle s'explique tant par des raisons économiques que politiques, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec les experts du club international de discussion Valdaï à Moscou.
    Si "la situation que nous observons actuellement dans la zone euro représente sans doute une crise systémique, les dettes ne sont pas sa seule raison. A mon avis, la crise est beaucoup plus profonde, elle a aussi un caractère politique et technologique, il s'agit aussi des problèmes d'intégration interne", a indiqué M.Poutine.

    Les problèmes politiques qui pourraient être à l'origine de la crise en Europe seraient liés à la démocratie, selon M.Poutine. Il a rappelé une citation de Winston Churchill, "La démocratie est le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire".

    "Nous comprenons qu'un parti qui aspire au pouvoir promette tout. C'est comme ça que le monde actuel fonctionne: un parti ne cesse de faire des promesses et ensuite il essaie d'en tenir quelques-unes. S'il n'y arrive pas, il n'a presque aucune chance lors des élections suivantes", a dit M.Poutine. Si le niveau de développement technologique de la société ne permet pas de tenir les promesses électorales, on fait face à des problèmes. Les pays européens qui n'ont pas la possibilité de progresser rapidement, sont obligés de maintenir le niveau de vie de leurs citoyens en augmentant la dette publique. "Voilà d'où provient la crise de la dette", a conclu M.Poutine.

    Dans le même temps, le président russe a jugé déplacé de donner des conseils à ses collègues européens sur les moyens de régler la crise. "Ils ont des missions complexes à accomplir: économiques, sociales et politiques. Je ne voudrais pas m'y ingérer en faisant des commentaires qui influeront sur eux", a-t-il ajouté.

    Placée sous le thème "L'avenir se crée aujourd'hui: scénarios de développement économique de la Russie", la 9e conférence du club Valdaï se déroule du 21 au 25 octobre à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Elle a réuni une centaine d'experts en sciences politiques et en économie de 19 pays dont les Etats-Unis, la Chine, l'Iran et des pays d'Europe occidentale et orientale, ainsi que des représentants du Forum économique mondial.

    Le Club de discussion Valdaï a été institué en 2004 par l'agence RIA Novosti, le Conseil pour la politique extérieure et de défense, le quotidien "The Moscow News", les revues "Russia Profile" et "La Russie dans la politique mondiale". Chaque année le club rassemble des dizaines d'analystes politiques de différents pays et aborde des sujets qui permettent aux participants étrangers de mieux comprendre la Russie. En neuf ans, plus de 600 scientifiques, experts et journalistes de 44 pays ont participé aux conférences du club.



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    Vladimir Poutine pense dans un certain contexte. A mon avis, ce contexte est mort, déjà. Il va falloir penser en termes de vie frugale, hors finance,  hors "croissance". Les milliardaires virtuels, qui abondent dans un contexte complètement dé-réalisé, retomberont brutalement sur un sol bien réel celui-là. Ou ils provoqueront l'explosion de la planète, rien que pour ne laisser aucun témoin de leur échec.

    A cette aune-là, que valent les pseudo-conflits entre telle ou telle façon de voir l'avenir du monde ?....

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