• De notre envoyé spécial à Les Souhesmes-Rampont (Meuse)

    Nous avons appris vers deux heures du matin qu'une  grosse berline roulant à très vive allure sur l'autoroute A4 venait d'être interceptée par une escouade citoyenne sur l'aire de repos de Rarecourt, près de Sainte Menehould.

    Un chef de l'État en exercice a été reconnu dans la voiture à l'arrêt à l'aire de repos de Toulettes par un citoyen nommé Drouet, et c'est à la bifurcation vers l'aire suivante de Rarecourt que des hommes en gilet réfléchissant ont fait arrêter le véhicule pour vérification.



    Il semble que l'homme intercepté fuyait l'ire des différentes catégories de citoyens touchées violemment par ses ordonnances. Est-ce le retour du destin ? Quelques kilomètres en amont, il était passé près du moulin de Valmy, symbole fort de la République Une et Indivisible. Il a été reconnu au niveau de Saint Menehould, mais à la différence de 1792 l'autoroute continue plein Est, au lieu de monter au nord-est vers Varennes en Argonne. Tentait-il de rejoindre la Kaiserin pour demander sa protection ?

    L'escouade citoyenne formée dans l'urgence désire désormais être nommée Escadron République Française. Ils sont près de moi, je les interroge.
    – Que pensez-vous de votre geste ?
    – Il s'agissait de dire : cette fois, c'est assez.
    – Qu'allez-vous faire maintenant ?
    – Nous allons le ramener à Paris sous bonne escorte, car d'autres citoyens se sont joints à nous.
    – Envisagez-vous de le juger ?
    – Il sera jugé par le Peuple Français envers lequel il y a eu une Très Haute Trahison. Ses nombreux complices passés et présents seront arrêtés également. Non, pas de noms ici. La Très Haute Trahison est une notion nouvelle, qui sera incorporée dans le Droit. Les accusés auront pour une fois un jugement équitable.

    Le soleil se lève sur l'Argonne en ce premier avril, non loin d'ici serpente la Voie Sacrée qui sauva Verdun en 1916. Ici, Les Souhelles-Rampont, à vous les studios.

    bab



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  • AFP  le 16-11-2012 à 18h50 - Mis à jour à 20h32

    projets poubelles, contestés
    PARIS (AFP) - François Hollande a mis en garde vendredi les opposants à la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), en insistant sur "la force du droit" dans ce dossier, à la veille d'une grande manifestation contre ce projet cher au Premier ministre et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault.
    Le chef de l'Etat ne s'était pas exprimé sur ce sujet depuis que des actions de blocages, accompagnées parfois de violences, sont menées par les opposants au projet rebaptisé "Ayraultport".
    En marge d'un déplacement en Pologne, François Hollande est sorti de sa réserve pour défendre le projet et par là même son Premier ministre, qui en est le premier promoteur.




    Précisément, Monsieur Hollande, il y a une vraie contestation à cette déclaration d'utilité publique qui, selon ceux qui l'ont subie et connaissent bien le dossier, s'est déroulée au mépris des concertations, des discussions et des dialogues. Ce fut le genre "Mais le dossier n'est pas ouvert", puis presque aussitôt "Trop tard, c'est déjà refermé".  Celui qui était alors maire de Nantes a refusé de s'asseoir à une table calmement et pour un dialogue ouvert avec les contestataires, alors qu'il aurait été de l'intérêt de tous qu'il accepte ce défi pour démonter les critiques.

    Il est logique dans ce cas-là que le bon droit se retrouve non du côté des autorités plus ou moins autoproclamées, mais de ceux qui apportent arguments et preuves démontrées des failles du dossier. La force n'apporte pas le droit.

    Pour donner du poing sur la table, le président de la république aurait-il soudain peur ? Peur de voir au grand jour démonté un système peu clair qui mettrait terriblement en porte-à-faux son premier ministre ? Bien des projets où sont impliqués les grands du BTP manquent cruellement de clarté. Cela aussi, il faut que cela cesse.

    La manifestation-reconstruction d'aujourd'hui montrera à un Pouvoir fatigué, non dans les personnes, mais dans sa structure même, que le Peuple a encore et toujours son mot à dire. Qu'on le veuille ou non, c'est toujours lui, le Patron.

    "Bon appétit, Messieurs !"

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  • Notre-Dame des Landes : l'hôte de Matignon a perdu son pari. Malgré de grandes violences encore aujourd'hui, des points d'appui résistent encore, quand ils ne se reconstituent pas dès que les forces de la force ont le dos tourné. Et nous sommes le 31 octobre au soir, début de la trève hivernale. Oui, c'est raté, Monsieur l'ancien maire de Nantes.
    C'est d'autant plus raté que, comme vous le savez sans vous en vanter, la conformité de votre projet avec la loi sur l'eau a reçu un précautionneux feu vert, assorti d'obligations impératives de mise en conformité avant tous travaux qui seront chères, très chères, si vous réussissez à vous y conformer.
    De jour en jour l'opposition grandit, grandit. De jour en jour de nouvelles personnalités, de nouvelles associations se joignent au mouvement de protestation. Votre petit balayage de quelques geignards (comme vous pensiez qu'il en était ainsi) a déjà dépassé les deux semaines, et l'opposition déterminée est toujours là. La relève des blessés, des trop fatigués a été assurée. Radios, voire télévisions timidement rendent compte de plus en plus de vos déconvenues quotidiennes.
    Ajouté à vos débuts difficiles en politique nationale - un pas en avant - deux pas en arrière - on recommence - changez de cavalière - et une - et deux - ce dossier va plomber très lourdement tout l'avenir de votre "gouvernance" comme aime à dire la novlangue.
    La dernière dissolution de l'Assemblée date du 21 avril 1997, quand Jacques Chirac renvoya devant les électeurs une majorité importante de droite qui ne le soutenait pas. Ne serait-il pas temps que le président élu sans panache, malgré un report républicaindes voix de la vraie gauche, remette à zéro les compteurs à l'Assemblée Nationale, et démissionne dans la foulée ? Ainsi il serait possible de mettre sur pied une Assemblée Constituante issue uniquement de la société civile (tous les politiciens hors course) qui écrive un texte nouveau débarrassé des scories d'un régime à bout de course, empêtré dans les scandales, les compromissions, la dictature d'une ENArchie obsolète, les courbettes devant les dictateurs de Bruxelles, Francfort et Berlin (sans compter New York et la City).
    La Cinquième République s'écroule ! La Cinquième République est morte !

    (ci-joint des témoignages, par des volontaires venus de partout en Europe pour défendre NOTRE Terre - ce qui explique parfois leur français imparfait)

    Appel a la résistance massive contre l’Etat térroriste ! Témoignage d’un-e résistant-e sur la ZAD à propos de la terreur d’état du 30 octobre à NDDL


    La haine , que de la haine.



    Aujourd’hui mardi 30 octobre 2012 des terroristes (le terme térrorisme est apparu alors que l’état térrorisait les populations) nous ont assiégés. Armés de flashball , de grenades asourdissantes et de désencerclement , de tazers, de flingues , de matraques de tout l’équipement qui puent les morts tombés sous leur joug. Ils ont encerclés et après des affrontements où l’on entendait les détonations des grenades, les bulldozers sont arrivés. Ces engins de déstructions étaient venus pour effacer un espace où des individu-e avaient repris en main leur vie de leur manière , où illes défendaient ce qui permet a tou-te-s de vivre. Parce que « quand le dernier arbre sera abattu , la dernière rivière empoisonnée , le dernier poisson capturé , alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ».


    Mais ces dangeureux terroristes souhaitaient tout détruire pour bétonner ce qui permet a tou-te-s de vivre pour l’emploi, pour la croissance, et bien sûr au nom de l’écologie. Alors c’était facile pour eux car un multinationale-etat leur permettaient de tout faire. Dans ce monde la justice est au service des véritables terroristes.


    Alors Mr le préfet et sa clique, quand on attaque des gens à la grenade et au flashball…Quand on terrorise les gens par l’opression la repression, quand on détruit ce qui permet a toi et tes sbires de vivre sur cette terre et qu’en plus tu as le culot de dire que nous sommes des terroristes qui vous harcelons, permets moi de te dire que ton arrogance et ton mépris sont le reflet de ton inconscience. Alors toi le prefet , toi la république terroriste endormeuse des masses , va te jeter dans le gouffre que tu a créée.


    On devrait vous condamner pour saccage , destruction du vivant , génocide indirect sur le long terme de l’espèce humaine , terrorisme contre une population , par la répression , mise en danger des chances de survie de l’humanitée , collaboration avec une mafia nommé multinationale , organisation de malfaiteurs ayant commis des dégradations en réunion,mise en danger de personnes avec des armes « non létales » participation a l’extinction d’espèces vivantes , pollution grave des sols, de l’atmosphère via le chérozène et le bétonnge , déportation de la population locale en HLM , mise en danger de la biodiversitée et des relations humaines. Mais pas pour vous enfermer dans une prison mortifère que vous avez mise au point , pas pour vous condamner à mort dans un tribunal populaire, non. Mais pour vous employer à aller dans tout les lieux radioactifs , dans tous les lieux pollués pour les décontaminer avec le matériel que vous donnez au « simple » employé de base. Pour vous mettre en face de la réalitée que vous avez créee, toi la république , toi le patron , toi la multinationale , toi le flic , toi l’état , toi le patriarcat , toi le faschiste , toi le collabo.









    Je sais ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes
    Je sais ce qui se passe à Notre-Dame des Landes. Et je ne l’oublierai pas, quelle que soit l’issue de cette lutte qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Malgré l’omertà des grands médias, qui réduisent le juste combat non violent des habitants des terres et des bocages contre les forces policières armées, à une brève ou à quelques images d’illisibles échauffourées quand ils ne le passe pas sous un silence complice, je sais heure par heure les destructions, ordonnées par l’État, de fermes, de cultures, de cabanes établies dans les arbres. 


    Je sais l’usage des grenades lacrymogènes, des grenades explosives. Je sais les tirs de flashballs. Je n’oublierai pas. Je n’oublierai pas que le Président de la République et le Premier Ministre socialistes ne veulent pas entendre les habitants quand ces derniers sollicitent une simple écoute. Surdité absolue des sommets de l’État : on interpelle pas le Président puisque, dans notre pays, seule la police interpelle le citoyen, pour l’arrêter quand il proteste. 


    Je sais maintenant que ceux qui gouvernent notre pays ne sont pas les hommes et les quelques femmes que les Français respectueux du suffrage universel ont élus, mais les capitaux investis au mépris du bien-être des individus, les multinationales insensibles à l’intérêt général et pour lesquelles le profit, sans cœur, ni âme, ni raison, est le seul moteur de l’action. L’État montre aujourd’hui que la police française est au service des bétonneurs, que la police française est l’agent fonctionnarisé des destructeurs de l’environnement pour leur unique profit. Elle n’a donc plus rien à voir avec la protection du citoyen. Doit-on dorénavant considérer la police française comme le bras armé d’une puissance d’occupation ? Dans ce cas, seule la révolte est légitime. Je n’oublierai pas l’opiniâtre résistance des gens simples qui défendent l’intégrité de ce territoire magnifique contre la voracité des profiteurs appuyée par l’État. Je sais ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, et je n’oublierai pas.
    Juliette Keating, 31 octobre 2012


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  • Associated Press  le 16-10-2012 à 16h10 - Mis à jour à 16h20

    PARIS (Sipa) — Attaqué par l'opposition sur les couacs à répétition survenus au sein de son équipe, Jean-Marc Ayrault a affirmé mardi devant la représentation nationale qu'il n'était "pas Premier ministre par hasard" et qu'il n'avait "pas d'autre mission" que d'assurer le redressement de la France, une tâche qu'il a qualifiée de "considérable".


     "Je ne suis pas Premier ministre par hasard, je suis Premier ministre parce que j'ai la confiance du président de la République et de la majorité", a-t-il martelé au cours d'une séance houleuse de questions aux gouvernement à l'Assemblée.



    Non, Monsieur Ayrault n'est pas à Matignon par hasard : les commanditaires anglo-saxons savent qu'ils peuvent compter sur lui et sur son équipe pour continuer le travail si bien commencé par le troupeau précédent. Ce qu'il y a de bien dans le système français d'instruction "haut de gamme", c'est qu'avec le nombre de cerveaux formatés qui en sortent chaque année il est toujours possible de monter un commando-bis aussi performant dans le "bon" sens que les pingouins sortants. C'est comme dans la dissuasion sous-marine : l'équipe bleue, l'équipe rouge, ainsi nommées par commodité et non pour une façon différente de voir les choses.

    Habitants de l'Hexagone (ne disons plus français, c'est dépassé), soyons heureux de cet avenir béat (ou béant ?) qui s'ouvre devant nous.

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