• Je considère comme un devoir en tant qu'être HUMAIN habitant une petite boule appelée la Planète Terre, de reproduire ici cet appel, de Russes vivant aux États-Unis.

    A vous de juger.....


    -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

    Une alerte russe

    Une alerte russe


    Nous, soussignés, sommes des Russes qui vivons et travaillons aux États-Unis.

    stock-photo-the-tablet-warning-of-danger-to-a-life-russian-letters-32323902Nous avons suivi avec une inquiétude croissante les politiques actuelles des États-Unis et de l’OTAN qui nous ont placés sur une trajectoire de collision extrêmement dangereuse avec la Fédération de Russie, ainsi qu’avec la Chine. Beaucoup d’Américains patriotes respectés, tels que Paul Craig Roberts, Stephen Cohen, Philip Giraldi, Ray McGovern et beaucoup d’autres ont fait part de leur crainte d’une troisième guerre mondiale. Mais leurs voix ont été totalement étouffées par le vacarme des médias de masse qui sont pleins d’histoires trompeuses et inexactes sur l’économie russe « qui est en ruines » et sur l’armée russe « qui est faible » – tout ceci sans aucune preuve. Mais nous, qui connaissons à la fois l’histoire russe et l’état actuel de la société russe et de l’armée russe, ne pouvons pas avaler ces mensonges. Et nous ressentons très fort, maintenant, le devoir, en tant que Russes vivant aux États-Unis, d’avertir le peuple américain qu’on lui ment, et de lui dire la vérité. La vérité est tout simplement ceci:

    S’il y a une guerre avec la Russie, les États-Unis sont sûrs d’être détruits, et la plupart d’entre nous y perdrons la vie.

    Prenons un peu de recul et plaçons ce qui se passe dans un contexte historique. La Russie a énormément souffert aux mains d’envahisseurs étrangers et perdu 22 millions de personnes dans la Seconde Guerre Mondiale. La plupart des morts étaient des civils, parce que le pays a été envahi, et les Russes ont juré de ne jamais laisser une telle catastrophe se reproduire. Chaque fois que la Russie a été envahie, elle en est sortie victorieuse. En 1812, Napoléon a envahi la Russie; en 1814 la cavalerie russe entrait dans Paris. Le 22 Juillet 1941, la Luftwaffe de Hitler a bombardé Kiev; le 8 mai 1945, les troupes soviétiques roulaient dans Berlin.

    Mais, depuis, certaines  choses ont changé. Si Hitler attaquait aujourd’hui la Russie, il mourrait 20 à 30 minutes plus tard, son bunker réduit en cendres par un missile de croisière supersonique Kalibr lancé d’un petit navire de la marine russe, quelque part dans la mer Baltique. Les capacités opérationnelles de la nouvelle armée russe ont été démontrées de façon éclatante lors des actions récentes contre ISIS, Al Nusra et autres groupes terroristes financés par l’étranger, qui opèrent en Syrie. Autrefois, la Russie devait répondre aux provocations en livrant les batailles terrestres sur son propre territoire, puis en lançant une contre-invasion; mais aujourd’hui ce n’est plus nécessaire. Les nouvelles armes de la Russie rendent ses représailles immédiates, indétectables, imparables et parfaitement mortelles.

    Ainsi donc, si demain une guerre devait éclater entre les États-Unis et la Russie, il est garanti que les États-Unis seraient effacés de la carte. Au minimum, il n’y aurait plus de réseaux électriques, plus d’internet, plus de pipelines de pétrole et de gaz, plus d’autoroutes, plus de transport aérien ou de navigation par GPS. Les centres financiers se retrouveraient en ruines. Le gouvernement, à tous les niveaux, cesserait de fonctionner. Les forces armées américaines stationnées tout autour du globe ne seraient plus réapprovisionnées. Au pire, l’ensemble du territoire des États-Unis serait recouvert d’une couche de cendres radioactives. Nous vous disons ceci non pas pour jouer les alarmistes, mais parce que, nous fondant sur tout ce que nous savons, nous sommes nous-mêmes alarmés. En cas d’attaque, la Russie ne reculera pas; elle répliquera, et elle anéantira complètement les États-Unis. Elle en a les moyens.

    Le leadership américain a tout fait pour amener la situation au bord de la catastrophe. Tout d’abord, ses politiques obstinément anti-russes ont fini par convaincre les dirigeants russes qu’il est futile de faire des concessions ou de vouloir à tout prix négocier avec l’Occident. Il est devenu évident que l’Occident soutiendra toujours tout individu, mouvement ou gouvernement qui sera anti-russe, que ce soient des oligarques russes fraudeurs du fisc, des Ukrainiens reconnus coupables de crimes de guerre, des terroristes wahhabites soutenus par les Saoudiens en Tchétchénie ou des punks profanateurs de cathédrale à Moscou. Maintenant que l’OTAN, en violation de ses promesses antérieures, s’est étendu jusqu’à la frontière russe, avec des forces américaines déployées dans les États baltes mettant à portée d’artillerie Saint-Pétersbourg la deuxième plus grande ville de Russie, les Russes n’ont plus de place laissée à la retraite. Ils ne vont pas attaquer ni, non plus, reculer ou se rendre. La direction russe bénéficie à plus de 80% du soutien populaire; les 20% restants semblent penser qu’elle s’oppose trop mollement à l’empiètement occidental. Mais la Russie ripostera, et une provocation ou une simple erreur pourrait déclencher une séquence d’événements qui aurait pour résultat des millions d’Américains morts et les États-Unis en ruines.

    Contrairement à de nombreux Américains, qui voient la guerre comme une aventure étrangère, victorieuse et passionnante, les Russes connaissent, donc détestent et craignent la guerre. Mais ils y sont prêts aussi, et ils s’y préparent même, à toutes fins utiles, depuis plusieurs années. Leurs préparatifs ont été des plus efficaces. Contrairement aux États-Unis, qui dilapident un nombre inconnu de milliards sur des programmes d’armes douteux et hors de prix tels que l’avion de combat interarmées F-35, les Russes sont extrêmement avares de leurs roubles de défense, faisant jusqu’à 10 fois mieux par dollar que l’industrie de défense des États-Unis. Il est vrai que l’économie russe a souffert de la baisse programmée du prix de l’énergie, mais elle est très loin d’être en ruines, et un retour à la croissance est attendu dès l’année prochaine. Le sénateur John McCain a un jour qualifié la Russie de « station de gaz se faisant passer pour un pays». Eh bien, il a menti. Oui, la Russie est le plus grand producteur de pétrole du monde et le deuxième plus grand exportateur de pétrole, mais c’est aussi le plus grand exportateur mondial de céréales et de technologie de l’énergie nucléaire. C’est une société aussi avancée et sophistiquée que celle des États-Unis. Les forces armées russes, à la fois classiques et nucléaires, sont maintenant prêtes à se battre, et elles sont plus qu’un challenger pour les États-Unis et l’OTAN, en particulier si une guerre éclate n’importe où au voisinage de la frontière russe.

    Mais un tel combat serait suicidaire pour toutes les parties. Or, nous croyons sérieusement qu’une guerre conventionnelle en Europe court grand risque de devenir très rapidement nucléaire, et que toute frappe nucléaire US / OTAN sur les forces ou le territoire russe déclenchera automatiquement une frappe nucléaire russe de rétorsion, non seulement sur l’Europe mais sur le continent américain. Contrairement aux déclarations irresponsables faites par certains propagandistes US, les systèmes de missiles antibalistiques américains sont incapables de protéger le peuple américain d’une frappe nucléaire russe. La Russie a les moyens de frapper des cibles aux États-Unis avec des armes nucléaires à longue portée aussi bien qu’avec des armes conventionnelles.

    La seule raison pour laquelle les États-Unis et la Russie se sont retrouvés sur une trajectoire de collision, au lieu de désamorcer de concert les tensions éventuelles et de coopérer sur un large éventail de problèmes internationaux, vient du refus obstiné des dirigeants US d’accepter la Russie comme un partenaire égal: Washington veut mordicus être le « leader mondial » et la « nation indispensable », alors même que son influence n’en finit pas de décliner, dans le sillage d’une chaîne de désastres politiques et militaires tels que l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Yémen et l’Ukraine. Un leadership américain absolu est une chose que ni la Russie, ni la Chine, ni la plupart des autres pays ne sont prêts à accepter. Cette perte graduelle mais visible de pouvoir et d’influence a rendu la direction des États-Unis hystérique, et de là aux aventures suicidaires, il n’y a qu’un pas. Les dirigeants politiques de l’Amérique doivent être placés sous surveillance médicale pour tendance pathologique au suicide.

    Avant tout, nous appelons d’abord les commandants des forces armées américaines à suivre l’exemple de l’amiral William Fallon, qui, lorsqu’on l’a pressenti pour faire une guerre à l’Iran, aurait répondu « pas sur mon temps de travail ».  Nous savons que vous n’êtes pas suicidaires, et que vous ne voulez pas mourir pour cause d’hybris impériale inconsidérée. Si possible, dites, s’il vous plaît, à vos employés, à vos collègues et surtout, à vos supérieurs civils que la guerre avec la Russie ne se fera pas sur votre temps de travail. À tout le moins, prenez cet engagement envers vous-mêmes et, si jamais le jour venait où cet ordre suicidaire vous était donné, refusez tout simplement de l’exécuter parce qu’il ferait de vous des criminels. Rappelez-vous que, selon le Tribunal de Nuremberg, « lancer une guerre d’agression … est non seulement un crime international; c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en lui-même le mal accumulé de tous les autres ». Depuis Nuremberg, « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres » n’est plus un moyen de défense valable. S’il vous plaît ne soyez pas des criminels de guerre.

    Nous faisons également appel au peuple américain pour qu’il s’oppose pacifiquement mais avec force à tout politicien ou parti qui provoque la Russie de façon irresponsable et autorise ou encourage une politique de confrontation inutile avec une superpuissance capable de détruire les États-Unis en un peu moins d’une heure. Parlez, brisez la barrière de la propagande massive des médias, et rendez vos compatriotes américains conscients de l’immense danger d’une confrontation entre la Russie et leur pays.
    Il n’y a aucune raison objective pour que les États-Unis et la Russie soient des adversaires. La confrontation actuelle est entièrement le résultat des vues extrémistes du mouvement néo-conservateur, dont les membres ont infiltré le gouvernement fédéral américain, et qui considèrent tout pays qui refuse d’obéir à leurs diktats comme un ennemi à broyer. Par leurs efforts inlassables, plus d’un million de personnes innocentes ont déjà péri dans l’ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Pakistan, en Ukraine, au Yémen, en Somalie et dans de nombreux autres pays, tout cela à cause de leur insistance maniaque pour que les États-Unis soient un empire mondial, pas un pays normal comme les autres, et pour que chaque dirigeant de n’importe où se prosterne devant eux ou soit renversé. En Russie, la force apparemment irrésistible qu’est le mouvement néo-conservateur a finalement buté sur un os. Il faut qu’il soit contraint de reculer avant de nous avoir détruits tous.

    Nous sommes absolument et catégoriquement certains que la Russie n’attaquera jamais les États-Unis, ni aucun État membre de l’UE, que la Russie n’est pas du tout intéressée à recréer l’URSS, et qu’il n’y a pas de « menace russe » ou « d’agression russe » en dehors des fantasmes néo-conservateurs. La majeure partie de la récente réussite économique russe est due à l’abandon des anciennes dépendances soviétiques. Elle lui a permis de poursuivre une politique de « Russie d’abord ». Mais nous sommes tout aussi certains que si la Russie est attaquée, ou simplement menacée d’attaque, elle ne reculera pas, et que les dirigeants russes ne faibliront pas. Avec une grande tristesse et le coeur lourd mais sans hésiter, ils feront le devoir auquel ils se sont engagés par serment et lâcheront un barrage nucléaire dont les États-Unis ne se remettront jamais. Même si l’ensemble de la direction russe doit être tuée dans une première frappe US, le système Dead Hand (« Périmètre ») lancera automatiquement assez de bombes nucléaires pour effacer les États-Unis de la carte géopolitique. Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire tout notre possible pour éviter une telle catastrophe.

    Eugenia V Gurevich, PhD
    http://thesaker.ru/
    The Saker (A. Raevsky)
    http://thesaker.is/
    Traduit par le Saker Francophone – Revu par c.l. pour Les Grosses Orchades


    votre commentaire
  • Cette dépêche nous arrive de Russia Today,  aujourd'hui.



    Le gouvernement français a finalement tranché, et décidé de ne pas livrer à la Russie les deux porte-hélicoptères de type «Mistral», a déclaré à Washington le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian.
    Le ministre a souligné lors d’une conférence de presse dans la capitale américaine que les manquements aux termes du contrat avec la Russie coûteront à la France 1,3 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), mais qu’il n’y avait «pas d’autre choix», selon Le Drian.
    D’après l’agence Sputnik, le responsable a noté que la France aura du mal à trouver un autre client qui puisse racheter les Mistral, vu que les navires ont été construits conformément aux spécifications de la flotte russe. Il a ajouté qu’il sera heureux si les Etats-Unis acceptent de les acheter. Cependant, il s’est vu opposer le mutisme du ministre américain de la Défense Ashton Carter, également présent au point de presse, concernant cette proposition. 

    -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

    Prenons acte de cette décision, mûrement réfléchie, ô combien. Le contrat pour la construction de deux unités de type Mistral par les chantiers de Saint Nazaire date de juin 2011. Il y a un an environ,  François Hollande fait part de ses réticences à livrer ces navires au moment où le premier est prêt : des marins russes sont pourtant déjà à bord de celui-ci, pour se familiariser avec les particularités du bâtiment. Son prétexte : ce serait la Russie qui serait la cause de la sécession de la Crimée. Cette partie de l'Ukraine, russophone en grande majorité, a été annexée à l'Ukraine par l'ancien président de l'URSS Nikita Khrouchtchev. Excédée par les velléités nationalistes de Kiev leur interdisant désormais de parler russe, la population a décidé de se séparer d'une Ukraine investie par un coup d'État nazi soutenu par les États-Unis.

    Donc, unilatéralement, par "représailles", François Hollande sous les suggestions "amicales" et appuyées de Washington oppose son refus à cette vente. Voyons où nous en sommes.

    ¤ Le contrat a été honoré financièrement, il va falloir rendre l'argent.

    ¤ La Russie n'avait pas réellement un besoin pressant des ces bâtiments, elle s'apprête d'ailleurs à en construire qui seront assez similaires à ceux-là. Ne lui importe donc que le remboursement des sommes avancées sur livraison. Pour elle ce n'est pas une sanction, tout au plus un léger contretemps.

    ¤ Les navires ont été montés en fonction des caractéristiques des normes militaires russes, bien spécifiques. Ils ne sont pas vendables à un autre client en l'état. Qui paierait les transformations nécessaires ? Washington, l'origine des "sanctions" ? On peut en douter. On voit mal Hollande faire les gros yeux à Obama, c'est peine perdue d'avance.

    ¤ Ces "épaves" qui attendent leur envoi sont la cible de "récupérateurs" de métaux, de matériels, qui déjà malgré le gardiennage ont réussi à soustraire des objets dans le Vladivostok, l'unité déjà terminée depuis plusieurs mois. Il y aura un coût à la remise en état de l'existant.

    Afin de ne plus ajouter encore des dépenses, la solution serait d'envoyer ces navires tout neufs à la ferraille. Certains ont même avancé qu'ils pourraient tout simplement être coulés. Perte sèche, et pollution des grands fonds. Bonne idée !

    Alors, pour éponger toutes ces dépenses inconsidérées du fait de l'entêtement US à sanctionner la Russie, coûteux, inapproprié et inutile, et vu que ce pays fier et dominateur n'acceptera pas de payer, il serait peut-être judicieux de se tourner vers les politiciens qui ont pris la décision finale. Monsieur Hollande, vous avez bien quelques milliards pour rembourser les finances françaises ? Non ? On peut être persuadé que vos amis banquiers seraient tellement heureux de vous donner un coup de main, pour compléter la somme !


    8 commentaires
  • Monsieur l'Ambassadeur
    Ambassade de Russie
    40, Boulevard Lannes
    75116 PARIS

    le 7 mai 2015 (copie de la lettre envoyée pour le 9 mai)


    Monsieur l'Ambassadeur,

    Il y a soixante-dix ans, s'achevait enfin le conflit le plus meurtrier qu'ait pu connaître votre pays. Dix-sept millions de victimes civiles, dix millions de soldats tués au combat. Une perte immense dont même un grand pays comme le vôtre ne se remet jamais totalement. En même temps, fut brisée la pire menace militaire de tous les temps, brandie par un homme devenu fou à la fin. Menace que des irresponsables « Occidentaux » s'ingénient actuellement à reconstituer dans ce qu'on appelait autrefois « la Petite Russie », berceau de la Grande.

    Simple citoyen français, je vous prie de me permettre de vous adresser à la fois mes félicitations pour cette commémoration, et mes remerciements à tous les humbles citoyens russes qui ont tant souffert et ont tant donné pour que le Monde Libre vive. Sachez que très nombreux sont les Français qui savent ce qu'ils doivent à vos compatriotes, et qui enragent de voir la tête de leur pays trahir la multiséculaire amitié entre nos deux peuples.

    Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de ma plus profonde considération.

    bab

    2 commentaires
  • On ne s'y trompera pas.



    C'est aujourd'hui que nous commémorons et chérissons ceux qui ont sauvé le monde en subissant, mais souvent en se sacrifiant au cours d'une guerre terrible. On devrait d'ailleurs dire, plus précisément : au cours d'une dramatique intensification de la guerre qui ne cesse guère dans le monde depuis 1910, peut-être. Est-ce un hasard ? La banque fédérale des USA a été fondée en 1913....

    Cette phase du conflit a donc coûté à notre planète entre 50 et 70 millions de victimes. L'URSS à elle seule a payé le prix fort. Pour comparer, les États-Unis d'Amérique, si glorieux, ne déplorèrent que la perte de 0,3% de leur population, et essentiellement sur le front asiatique. Certes, c'est toujours trop. Mais un peu d'humilité de messied point. On se souviendra que la seule bataille de Stalingrad, certes atroce, a causé à elle seule plus de cadavres aux Russes et assimilés, que toutes les victimes étatsuniennes.

    Je n'ai pas commémoré le 8 mai, qui ne correspond dans le fond à rien. Aujourd'hui, j'invite les lecteurs à se recueillir. Toutes les batailles furent rudes, celle de Kourksk, celle de Léningrad..... et la plupart du temps dans des conditions pires encore, sans doute, que pour celle de Verdun en 1916. Le froid est un ennemi impitoyable pour tous.

    En cette période difficile où l'agresseur permanent de Washington (que ce soit financièrement, par la propagande, ou par les armes) fait feu tous azimuts pour déstabiliser et abattre ceux qui pourraient faire ombrage à son hégémonie implacable, Iran, Syrie, Russie, Chine, divers pays d'Amérique Latine, et tente manifestement de déclencher un nouvel holocauste, cette fois généralisé, inclinons la tête, et honorons, regrettons nos amis russes, humbles et victorieux par leur sacrifice oublié.

    4 commentaires
  • A l'instant parviennent des nouvelles prévisibles. C'est Assawra qui s'en fait l'écho. La Russie veut apporter à la Syrie, très importante pour elle, les capacités de riposte à une attaque. On en rirait, l'agresseur potentiel évident proteste. Un peu comme un mari brutal qui n'apprécierait pas qu'un voisin ait donné à sa femme un casque pour amortir les coups de poings redoutés.

    Si l'énervé permanent du coin persiste, l'escalade est inévitable.  A ce moment-là peut se déclencher un processus d'envergure comparable à celui qui a conduit un assassinat d'un notable mineur au cœur de l'Europe de l'est à occasionner un choc fondamental du monde entier. Avec des capacités de destruction désormais cent mille fois supérieures. Autant dire, le retour de toute vie des millions d'années en arrière.

    L'agresseur potentiel se fiche des conséquences. Cela est démontré par le billet précédent sur ce blog, par hasard. Les habitants normaux de Gaïa, notre chère Terre adorée, ne seront pas de cet avis.

    Qu'on ne se trompe pas. La situation est aussi grave, voir bien plus, que lors de l'affaire des missiles de Cuba. Là aussi il s'agissait de se défendre de l'ogre de Washington :  rien n'a changé depuis des lustres. Mais les médias se sont chargé de détourner les responsabilités de l'un à l'autre même si rien n'est aussi simple.

    C'est à Washington, surtout au niveau des patrons des lobbies qui font la pluie et le beau temps au Congrès, que se situent toutes les responsabilités. Le peuple de la superficie entre le Rio Grande et les Grands Lacs,  sciemment resté inculte le plus souvent, n'a aucune idée de ce qui se joue quelque part du côté du Potomac.

    votre commentaire
  • Assawra nous rappelle ce que rabâchent les médias et les chefs d'États "occidentaux" : Pour
    faire cesser le conflit de Syrie, il faut que Assad s'en aille.

    Cette fois c'est William Hague, le ministre des Affaires Étrangères britannique qui se prête à cet exercice. Une autre fois ce sera l'administration US qui lancera l’admonestation. La pression est continuelle. D'ailleurs, plus loin dans le texte, on relève ce paragraphe symptomatique :
    Le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani a estimé à l’instar de M. Hague, qu’un règlement "politique" du conflit était tributaire du départ du président Assad.

    Allons-y. Réfléchissons. Supposons que Bachar el Assad parte. Que se passera-t-il ? La situation sera-t-elle assainie pour autant ?

    Déjà, tous les mercenaires et autres "volontaires", parmi lesquels des français, vont-ils disparaître comme par un coup de baguette magique ? Bien simplet serait celui qui croirait à cette fable. Resteront en présence des hommes armés contre d'autres hommes armés. La situation risque même de se durcir.

    L'exemple libyen est là pour donner des pistes. Les "spécialistes" étrangers vont être bien plus hardis, ce sont de véritables commandos US, français, britanniques qui s'efforceront d'investir, conquérir ou détruire les points clefs du pays. La porosité de la frontière turque, les conditions bien moins malaisées de circulation feront que c'est une marée qui va se précipiter.

    Les droits des habitants seront-ils reconnus et défendus ? Là encore, la Libye démontre que ce sera le chaos. Une chape de plomb rendra toute information entrante ou sortante parfaitement aléatoire. La désinformation, la propagande vont s'en donner à cœur joie. L’État plus au sud en profitera pour gagner du terrain dans le Golan, en misant sur la débandade de l'armée.

    Vulnérabilisé, l'Iran va appeler au secours la Russie, qui déjà voit d'un mauvais œil "les Occidentaux" lorgner sur son hinterland avec pour but de la fragiliser. De fortes mises en gardes émaneront de Moscou, avec raison. Seront-elles entendues ? Les précédentes ont pourtant été assez claires, à maintes reprises.

    Il est assez clair que cette invasion - car il n'y a pas d'autre terme pour désigner cette ingérence dans un État souverain, même si celui-ci est contesté par... ceux qui ont intérêt à le déstabiliser - va aboutir à une situation encore plus explosive que l'affaire des missiles de Cuba, il y a cinquante ans.  Les (ir)responsables du 1600 Pennsylvania Ave et du 10 Downing St. se rendent-ils compte du danger, ou le minimisent-ils au point de continuer à avancer leurs pions ? C'est probablement Londres qui est le plus en pointe, comme pour l'invasion de l'Irak. La tentation de dominer n'est pas éteinte au cœur d'Albion.

    Bachar el Assad n'est pas un saint. Ses adversaires ne le sont pas plus.  Ils n'ont aucune leçon à lui donner. La torture, ils connaissent au point d'en avoir fait un art. Pendant qu'il en est encore temps, il faudrait que les humains de bonne volonté leur enjoignent d'arrêter les frais avant que le monde entier ne disparaisse dans une apocalypse finale, celle qui plus que jamais n'a pas de vainqueur. Mieux vaut Assad ET des réformes, que la fin de toute vie.

    votre commentaire
  • Alexandre Latsa est français et vit en Russie. Il est aussi un très bon journaliste, et livre ici dans les colonnes de Ria Novosti une analyse très pertinente. Si pertinente qu'elle fera certainement grincer des dents.



    09:15 21/11/2012
    "Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa
    Un ami m’a récemment confié sa déception face au renvoi de Nicole Bricq par le nouveau président François Hollande. Celui-ci, m’a-t-il dit, aurait à ses yeux cédé aux pressions du lobby économique et énergétique.

    Cet ami en tirait la conclusion que le monde politique français n’a finalement plus les moyens de résister, face à l’influence d’un lobby économique.

    Cette discussion a eu lieu il y a quelques semaines et récemment, un débat très intéressant a eu lieu dans l’émission ce soir ou jamais de Frédéric Taddei m’a rappelé cette discussion que j’avais eue dans un petit café près de la place Troubnaia.

    L’une des invitées de l’émission en question était Marie France Garaud, gaulliste historique. Elle a expliqué à sa manière la brève histoire politique française de l’après guerre. Son explication avait sans doute de quoi étonner les jeunes générations. D’après elle les notions modernes de droite et gauche actuelles n’existent que depuis peu de temps. Avant, il y avait d’une part le parti du président (l’union de tous les français qui faisaient confiance au général De Gaulle), et d’autre part un certain nombre de nostalgiques des petits partis de la 4° république.

    Plus tard, la scène politique s’est scindée entre partisans et adversaires de l’économie marxiste sous Pompidou notamment puis encore sous Giscard. Le patriotisme gaulliste s’est lentement estompé, au fur et à mesure de la construction de l’Union Européenne. C’est en 1981 avec l’élection de François Mitterrand que l’idée d’un rassemblement des gauches marxistes et post marxistes est apparue, le parti communiste ayant entre temps renié l’héritage soviétique lors du congrès de 1972 et fortement baissé électoralement. 

    L’émergence d’un bloc de gauche va en conséquence directe entraîner l’ancrage d’un bloc de droite, rassemblé autour du rassemblement pour la République, le RPR, qui deviendra en 2002 l’union pour la majorité présidentielle, ou UMP.

    Le bipartisme droite / gauche qui est apparu va dès le début se fonder sur une simplification quasi unique: la gauche serait ouvrière et populaire tandis que la droite serait bourgeoise et conservatrice. Pourtant dès 1999, l’évidente trahison de l’héritage Gaulliste via le bradage de la souveraineté française notamment par l’intégration dans l’Europe, va entraîner des premiers couacs. Une nouvelle ligne de fracture est apparue, et elle fractionne la droite aussi bien que la gauche. Dans chacun des deux blocs, il existe un courant européiste majoritaire, et un courant souverainiste minoritaire qui cohabitent chaotiquement.

    Les souverainistes, de droite comme de gauche, s’expriment en gros de la même manière: Un bipartisme institutionnel de convenance, permettant une alternance totalement factice (les leaders des principaux partis de droite et de gauche étant d’accord sur presque tout) s’est mis en place pendant que les transferts de souveraineté de l’état français, se sont accentués en direction des instances communautaires, que ce soit sur un plan politique, économique, financier ou encore de contrôle des frontières. Tout cela a contribué à ce que la France d’aujourd’hui ne puisse finalement plus être considérée comme une nation, tant elle est désormais totalement dépourvue de souveraineté, et ce alors que la souveraineté est l’attribut le plus essentiel de l’état. Peut-on imaginer une nation souveraine sans état souverain?

    La France de De Gaulle avait pourtant parfaitement traduit la parfaite et réalisable alchimie entre le maintien de la souveraineté nationale et la constitution d’une Europe forte: l’Europe des nations et des états. Le Général souhaitait une Europe des patries centrée sur le couple franco-allemand et tournée vers la Russie et non pas vers le binôme Anglo-saxon, Amérique / Angleterre. L’idée de De Gaulle était simple : l’Europe devait se baser sur la coopération et sans organe supranational et reposer sur la totale souveraineté des états, en clair l’opposé absolu du processus fédéral d’intégration en cours via l’Union Européenne.

    La plupart des droits souverains des états sont en voie de totale disparition en Europe. Lesquels? Tant celui de contrôler ses frontières, de battre monnaie, de rendre justice ou de décider de faire ou non la guerre. Malheureusement pour les peuples européens, leurs élites politiques se sont volontairement engagées dans un système politique où elles n’ont même plus la maîtrise de leurs budgets. On pourrait longuement discuter du pourquoi et comment en est-on arrivé la. De Gaulle avait pourtant résumé la situation, alors qu’à la fin de sa carrière ce bipartisme impuissant se profilait déjà. Il avait dit: "le drame de la France c’est que la gauche n’est plus populaire, et que la droite n’est plus nationale".

    Alors que l’intégration européenne s’est faite en dissolvant la souveraineté des états, la Russie depuis le début de ce siècle semble pour l’instant suivre une autre voix. On a beaucoup parlé dans les médias étrangers de la "méthode forte à la Russe", du non respect des droits de l’homme et aussi de la violence avec laquelle l’état a fait la guerre en Tchétchénie. Mais on a peu parlé du fait que cette guerre était avant un conflit interne et régional de restauration de la souveraineté fédérale pour écraser le risque séparatiste. Un risque séparatiste qui guette nombre d’états européens aujourd’hui. On parle également trop peu de la politique économique russe avec son refus obsessionnel de l’endettement extérieur, pourtant nul ne doute que les générations futures en Russie sauront remercier leurs élus politiques d’aujourd’hui, au moins à ce sujet.

    Quand aux hommes d’affaires emprisonnés pour des détournements (certains des fameux oligarques), ils illustrent un message assez clair: en Russie aujourd’hui, malgré tous les travers que cela peut engendrer, c’est le politique qui prime sur l’économie et non l’inverse. A ce titre, la leçon de Pikalevo de 2009 pourrait faire office de Jurisprudence. Les gigantesques plans de restructuration de l’armée ou le fait que les deux plus grosses compagnies énergétiques de la planète soient nationalisées traduisent du reste bien le fait que l’état russe souhaite rester entièrement souverain face aux capitalistes russes mais aussi face aux compagnies multinationales. Quand au "multipartisme à la russe", qui se traduit par la gouvernance d’une seule structure politique, trans-courants, mais que l’on pourrait appeler le parti de la majorité, on pourrait le comparer au parti Gaulliste en France, au moment de la fondation de la 5° république.

    Une comparaison qui n’est pas nouvelle, car le visionnaire Emmanuel Todd envisageait dès 2002 cette perspective d’un gaullisme à la russe dans son ouvrage Après l'empire: "A l’heure du débat sur la globalisation et l’interdépendance universelle, la Russie pourrait émerger, selon un scénario intégrant toutes les hypothèses les plus favorables, comme une démocratie immense, équilibrant ses comptes extérieurs et pourvue d’une autonomie énergétique, bref, dans un monde dominé par les États-Unis, l’incarnation d’un rêve gaulliste".

    L’opinion exprimee dans cet article ne coïncide pas forcement avec la position de la redaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti. 

    Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

    votre commentaire
  • Frappe contre la Syrie – cible : la Russie

    « Il n’y a qu’une chose qui puisse être pire que l’hostilité avec les Anglo-Saxons : c’est l’amitié avec eux » (Alexej Jedrichin-Wandam)

    Interview d’Andrej Iljitsch Fursov

    L’entretien ci-après avec le professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich) a été publié le 9 août 2012 dans KP.ru. Compte tenu de l’orientation des questions au départ, il embrasse un large spectre imprévu de sujets abordés. Partant de la situation actuelle en Syrie et du « Printemps arabe », l’historien russe tente des prévisions et des réflexions sur les développements à venir, allant du concret au global.

    Dernière remarque liminaire : en russe, le terme de « régime » n’a pas forcément de connotation négative.

    Pourquoi l’Occident est-il si pressé d’enfoncer les clous dans le cercueil du régime d’Assad ?
    Andrej Fursov : Ce pays de taille moyenne au Proche-Orient est tout à coup devenu le point le plus névralgique de la planète. L’ONU siège en permanence à son sujet. La Russie et la Chine y adoptent une attitude inflexible. Une flotte russe de bâtiments de guerre avec de l’infanterie de marine à bord a mis le cap sur la Méditerranée et fera aussi escale en Syrie. 

    Les USA mettent 15 millions de dollars supplémentaires à disposition des « rebelles ». Est-il possible que ça sente la grande guerre ?

    La guerre pour le gaz

    En quoi la petite Syrie a-t-elle gâché la soupe au puissant Occident ?
    En tout, simplement. Procédons par ordre – allant du plus petit au plus grand, du régional au global. Dans les constellations proche-orientales et en général dans le conflit des Américains et des monarchies sunnites (Arabie saoudite et Qatar) contre l’Iran chiite, ce pays n’est pas seulement un allié de Téhéran, mais le membre d’une chaîne qui relie celui-ci avec les groupements chiites du monde arabe. Sans cet intermédiaire, l’influence de l’Iran dans le monde arabe serait passablement moins importante. Je ne veux même pas parler de l’oléoduc qui, provenant de l’Iran, traverse la Syrie. Sans solution de la question syrienne, les Anglo-Saxons, c’est-à-dire les Britanniques et les Américains, ne pourront pas prendre le risque de s’attaquer à l’Iran.

    Le régime syrien est de fait le seul régime fort et laïc du monde arabe. Le fait qu’il soit fort dérange les Atlantistes dans leurs plans de transformation du Proche-Orient et du monde entier. Qu’il soit laïc et en même temps économiquement couronné de succès dérange les dirigeants de l’Arabie saoudite et du Qatar.

    Bien des gens disent qu’il s’agit de la première guerre pour le gaz naturel.

    On a détecté des gisements de gaz naturel dans le Sud de la Méditerranée – autant en mer que sur terre en Syrie (Kara). C’est difficile de connaître leur dimension, mais ils existent. Le Qatar exporte du gaz naturel liquéfié à l’aide d’une flotte de tankers. Si le régime d’Assad s’effondre, le Qatar aura la possibilité de transporter directement le « combustible bleu » via le territoire syrien sur la côte de la Méditerranée. Cela doublerait au moins son volume d’exportations et gênerait simultanément les exportations de l’Iran. Le renforcement du Qatar sur le marché du gaz naturel affaiblit la position de la Russie. Si les Américains réussissent simultanément à prendre le contrôle du gaz naturel algérien, cela ressemblera bien à un blocage des exportations de gaz naturel pour la Russie. Ce qui signifie que les intérêts économiques du Qatar sont identiques aux intérêts géopolitiques des États-Unis, et à leurs efforts d’affaiblir la Russie autant que possible, car la Russie ne doit pas de nouveau se renforcer.

    Les Anglo-Saxons sont des joueurs de billard au niveau mondial. Ils agissent par « chaos orchestré »


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique