• Il faut savoir "donner à lire". Voici une analyse sous forme de lettre ouverte, qui ne laissera sans doute pas indifférent. Plus porté à attribuer au régime de Washington la responsabilité première de nos maux actuels, je comprends que certains, peut-être en raison de leur religion précisément, se sentent trahis par ceux qui devraient être les gardiens de nos institutions. Bonne lecture.

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    Lettre ouverte au Président de la République dite « française ».

    De Jacob Cohen

    Vous serez peut-être surpris, Monsieur François Hollande, ou plutôt ferez semblant de l’être, par cette appellation entre guillemets. Car selon les textes fondateurs, vous êtes censé défendre les intérêts de la République et les principes de droit qui en assurent le fonctionnement.

    Or tout indique, depuis votre entrée en fonction, une allégeance aveugle et inconditionnelle à un pays étranger qui viole depuis une soixantaine d’années les principes de droit international les plus fondamentaux.

    Il faut dire que vous êtes l’héritier d’un parti politique dit « socialiste », qui a participé à une campagne militaire de type colonial en 1956 contre l’Égypte aux côtés d’Israël, et qui a fourni à ce dernier pays l’arme nucléaire qui pourrait se retourner un jour contre l’Europe.

    Certes, il vous arrive de dire un peu de mal de la colonisation, de l’occupation, des annexions et autres exactions des sionistes. De même lorsque vous recevez le Harki en chef de l’Autorité palestinienne pour l’encourager à négocier sans fin avec les maîtres sionistes.

    Mais ce sont juste des paroles en l’air, dites avec l’aval de votre suzerain sioniste, pour illusionner les naïfs. Sinon, dernier exemple en date, pourquoi les sanctions prises contre la Russie pour l’annexion de la Crimée, consécutive tout de même à un référendum réussi, ne sont pas envisagées pour l’annexion de Jérusalem et du Golan, effective depuis 45 ans ?

    Votre complicité criminelle avec l’État sioniste se double d’une allégeance inconditionnelle envers ses représentants en France. Au point de transformer les Institutions de la République, comme la Justice et la Police, en auxiliaires du CRIF et autres agences judéo-sionistes. Le Conseil d’État est mis à contribution pour faire interdire les spectacles ou les manifestations qui pourraient déplaire aux Maîtres occultes de la France, vos Maîtres. Pour une insulte « antisémite », les moyens de la République sont mobilisés pour arrêter et condamner le coupable.

    Je me permets de vous rappeler que j’ai été agressé par la ligue de défense juive le 12 mars 2012, agression filmée, revendiquée et publiée par la LDJ, et que votre « justice », enfin celle qui reçoit ses ordres du CRIF, vient de « classer l’affaire sans suite ».

    Pour cela, M. Hollande, je vous accuse de FORFAITURE, et j’accuse votre « justice » d’être la « bonne à tout faire du CRIF ». J’espère que vous ne laisserez pas ces graves accusations sans suite. Les Français patriotes ne comprendraient pas que le Premier Magistrat ne défende pas son intégrité morale ni l’honneur et la dignité de notre principale Institution.

    Monsieur le Président, vous avez poursuivi le travail de sape depuis le départ du Général de Gaulle en réduisant à néant l’indépendance de la France, et vous avez réduit notre pays au rôle de sous-traitant d’un des plus grands pays criminels des dernières décennies. Les massacres inhumains de centaines de civils gazaouis sans défense et sans recours perpétrés avec des moyens militaires sans précédent vous laissent de marbre. Il est vrai que vous avez entonné l’hymne national sioniste avec un premier ministre dont l’arrogance n’a d’égale que sa volonté d’écraser le Proche-Orient sous sa botte. On se rappellera de vous et de votre place dans l’Histoire comme le complices des crimes de guerre sionistes, ou pour reprendre une célèbre formule, comme le « Petit Télégraphiste de Netanyahou ».

    Les conventions épistolaires m’obligeant de conclure avec des salutations, je vous adresse les miennes, AVEC MON PLUS PROFOND MÉPRIS.

    Jacob Cohen, citoyen franco-marocain, écrivain antisioniste. Paris le 20 juillet 2014.

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  • Même pour un non-croyant, il est parfois intéressant de se plonger dans de vieux livres, aux contenus souvent intéressants.  Ainsi,si l'on reprend dans une traduction littéraire de la Bible le chapitre XXXII de l'Exode, intervient l'épisode curieux du Veau d'Or. Une seconde lecture attentive révèle non une stupide adoration d'idole, mais une symbolique digne d'enfants.  Le fameux Moïse est depuis longtemps parti s'isoler sur une montagne en compagnie d'un certain YHWH, qui veut le briefer sur la suite.  

    L'attente s'éternise, et ce groupe de personnes en plein désert commence à paniquer. D'où l'idée de demander au frère de Moïse de les rassurer, et  c'est lui qui propose ce symbole de la divinité, du Guide, qui selon la période de précession est alors le bœuf (Apis, les bœufs mésopotamiens, etc) auquel succédera le bélier, puis les poissons, puis le Verseau. Rien de révolutionnaire, c'est le symbole du moment. C'est une façon de fixer l'attention, comme le serait de nos jours un chapelet par exemple. Ou la syllabe Om ailleurs.

    On a voulu stigmatiser cet incident, à propos de l'or. C'était bien autre chose. Et  des détracteurs s'en sont emparés, pour mettre à l'index des personnes ayant conservé précieusement les textes anciens sans les modifier. On notera ainsi que si YHWH est le donateur de ce qui est écrit sur les Tables de la Loi, ce texte est écrit dans une langue que ne sait pas lire le bon peuple (probablement illettré d'ailleurs, excepté quelques érudits), la langue des Elohim (XXXII, 16). Ce détail est significatif.

    Le temps passa, les dépositaires avaient fini par transcrire à l'écrit en Hébreu, langue curieusement  fixée dès le départ semble-t-il, les textes de la tradition orale.  Peut-être pour que cet héritage ne soit pas altéré, ils vivaient à part et les continuateurs du singulier Constantin les traitaient comme tels. A  l'instar des Templiers, ils s'occupaient du financement des commerçants et des pélerins puisque la plupart des métiers leur étaient refusés. Bien entendu,ils n'étaient pas les seuls sur ce "marché"  une fois les Templiers tués ou dispersés, mais ce sont toujours eux que "le bon peuple" (et aussi les Grands, par intérêt) qualifiait d'usuriers. Un certain Jacques Cœur ne l'était pas moins. Ces prêteurs étaient dès le XIIIe siècle qualifiés de "lombards" parce que souvent ils étaient de cette région de l'Italie.

    Plus tard, après un sévère temps d'arrêt causé par la Peste Noire, où souvent les juifs furent accusés de l'avoir provoquée  et furent massacrés, le commerce reprit : c'était la période des grandes découvertes,  et les plus avisés se révélèrent les Anglais qui supplantèrent Venise, puis les Hollandais. La compagnie britannique des Indes Orientales, fondée le 1er janvier 1600, ne fut dissoute qu'en 1874. Naturellement, des prêteurs s'installèrent à Londres. Quelques-uns, renouant avec le métier du moyen âge, étaient juifs. Le plus célèbre fut comme on s'en doute Mayer Amschel Bauer, dit Rothschild, né en 1744 et mort en 1812. On notera que la Banque d'Angleterre existait alors déjà depuis 1694, créée par des financiers et des marchands. Déjà des personnages spéculaient, mais sur le réel comme la magistrale opération de Nathan Rothschild, le fils du premier, à l'occasion de Waterloo (1815).

    Le XIXe siècle fut l'occasion d'affaires en or pour des banquiers comme les frères Pereire qui financèrent les travaux du baron Hausmann. Malgré les énormes profits, il s'agissait toujours d'opérations saines même si elles rendirent petit à petit la possession de logements à Paris difficile, en raison des coûts qui s'envolaient.  Mais le siècle finissant se trouva de plus en plus sous l'emprise des maîtres de forges, qui poussaient à la guerre en vue de juteuses ventes d'armes. Leurs vœux furent exaucés par la poudrière des Balkans, et les imprudentes alliances en chaîne. Au lieu d'être un auxiliaire de la vie, le banquier devenait le maître du jeu.

    La "paix" revenue, l'intransigeance du président étatsunien Wilson sous couvert d'idéalisme mal compris et inadapté orienta l'Allemagne vers un grand désir de revanche. Quelques années plus tard, à la faveur de la crise économique, Hitler reprenait ce désir à son compte, soutenu par les grands banquiers états-uniens dont un certain Prescott Bush : ceux-ci étaient plus soucieux de profits renouvelés que de paix, une fois de plus. Leurs désirs étaient exaucés rapidement par le "caporal autrichien". Les affaires étant les affaires, c'est seulement à la fin de 1941 que les financiers  finirent par lâcher "leur poulain". Mais lui éliminé, il se sont immédiatement proposés pour reconstruire une Allemagne en ruine et une Europe aux abois.

    En même temps, sous l'impulsion de chrétiens sionistes, ils firent mine de créer un foyer pour les juifs européens déracinés, alors qu'il s'agissait seulement de contrôler le proche-orient. Une fois de plus, cela se faisait "depuis le haut", sans consulter les peuples. Le résultat étant que cette région du monde est à nouveau une poudrière manipulée, instrumentalisée.

    La situation générale en est là. Les banquiers anglo-saxons se préparent à imposer à tous le Grand Marché Transatlantique sans l'avis des peuples, contre l'avis des peuples qui en ressortiront tous ruinés comme si c'était une guerre : c'en est une en effet, la guerre des insatiables contre les simples citoyens. En même  temps, les conditions d'un nouveau conflit mondial "à l'ancienne" sont soigneusement réunies grâce aux sionistes, quelques personnages réprouvés par les juifs, mais qui œuvrent dans un but politique à leur seul usage. Il s'agit toujours de profit, de toujours plus de profit, afin de conquérir toujours plus de pouvoir, dans une boulimie sans fin. Pour reprendre l'histoire du veau d'or, coulé symboliquement pour se donner un guide visible,il s'agit toujours là d'une sorte de veau d'or newlook.  Malheureusement, les temps ont changé, désormais le symbole zodiacal correspondant n'est plus le bœuf, ni même le bélier, voire les poissons : depuis 1965 dans la précession des équinoxes nous en sommes au Verseau et le symbolisme  n'est plus au rendez-vous.  A moins que cette dangereuse idée de remplir la Mer Morte avec les déchets de dé-salinisation de la Mer Rouge en tant que source d'eau douce, ne reprenne à nouveau le symbolisme de façon perverse.

    Dans tous les cas, cette volonté forcenée par une poignée de personnages d'accaparer toujours plus de pouvoirs,  voire tous les pouvoirs, ne peut aboutir qu'à la ruine de l'humanité. Ils se sont forgé une nouvelle religion, dont ils sont les dérisoires et cruels grands-prêtres  : plus fort, ils ont réussi à tromper quelques juifs de bonne foi, qui pensent bien agir en contribuant à la réussite de cette entreprise. La propagande fonctionne à fond, inventée par le propre neveu de Freud qui en a perverti l'enseignement. Il est temps que ces adeptes ouvrent les yeux, avant de contribuer à précipiter la chute générale de la planète et de ses habitants. Oui, le veau d'or est toujours debout. Désormais  les spéculations ne portent plus sur des marchandises, mais sur de complexes montages artificiels en cascade basés sur des dettes présumées : du vent et moins que cela encore.  Cette folie de Pouvoir basé sur rien n'est-elle pas le grand malheur  de notre temps, notre Peste Noire ?




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  • Reconnaître l’entité sioniste est pire que la déclaration Balfour

    samedi 3 novembre 2012, par Fadwa Nassar

    95 années sont passées depuis cette déclaration, où le ministre britannique Balfour a promis aux « Juifs » une « patrie » en Palestine, alors que ce pays ne lui appartient pas et que les « Juifs » ne le méritent pas. La « déclaration Balfour » fut unique dans l’histoire humaine : aucun impérialisme n’a jamais osé dépouillé un peuple de sa terre pour la livrer à autrui. L’impérialisme français a essayé de reproduire ce crime dans les années 70 du siècle passé pour installer des minorités vietnamiennes dans le territoire de la Guyane « française », mais le contexte stratégique reste incomparable et fait de cette déclaration, comble de l’injustice et de l’arrogance coloniale, un fait unique dans l’histoire de l’humanité.

    La victime de cette déclaration criminelle est le peuple palestinien d’abord, qui fut dépossédé « légalement » (puissances impériales puis ONU) de sa patrie, et les peuples arabes qui durent subir un accord impérial, l’accord Sykes-Picot, qui a démembré leur région et tenté de démembrer leurs esprits pour les empêcher de tenir tête aux sionistes. Mais ni la déclaration Balfour, ni l’accord de Sykes-Picot, ne sont légitimes. Ils sont le produit d’un rapport de forces qui a écrasé les peuples arabes et martyrisé le peuple palestinien.

    95 ans après cette déclaration, le peuple palestinien n’a pas abandonné la lutte. Il se bat et résiste, malgré tous les abandons, toutes les défaites et les compromissions faites à ses dépens, par les uns et les autres. Dès 1916, bien qu’il n’avait pas les moyens matériels de résister à ce complot international, il a pris les armes, il s’est organisé, et a refusé d’accorder même un brin de légitimité à ce projet colonial, puis à cette entité composée de colons. La révolution organisée par Ezzdine al-Qassam dans les années 30 contre les troupes britanniques et les colons sionistes fut la réponse adéquate à tous ceux qui ont essayé de ménager les britanniques, pour ne dénoncer que la colonisation sioniste, pensant que la « communauté internationale » comprendrait leurs doléances. La compromission envers l’impérialisme entraîna l’occupation de la Palestine et l’installation de cette entité coloniale qu’est l’Etat sioniste.

    Aujourd’hui, 95 ans après cette sinistre déclaration et le démembrement de la région arabe, et parce que le peuple palestinien a refusé d’abandonner sa lutte, parce que des dizaines de milliers de matryrs sont tombés pour que vive la Palestine, dans le cœur des Palestiniens, puis dans le cœur des peuples arabo-musulmans et des peuples du monde solidaires de cette cause, l’Etat sioniste connaît les moments les plus tourmentés de sa fragile existence.
    95 ans après la déclaration Balfour, malgré les tentatives de l’équipe d’Oslo (les accords d’Oslo signés par l’OLP et l’Etat sioniste sous l’égide américaine en 1993), et malgré les récentes déclarations du président palestinien Mahmoud Abbas, le peuple palestinien et les peuples arabes refusent de reconnaître la légitimité de l’entité sioniste en Palestine. C’est le sens des déclarations des principales organisations combattantes du peuple palestinien, le Hamas et le mouvement du Jihad islamique en Palestine, qui ont aussitot réagi aux paroles de Mahmoud Abbas, disant qu’il ne réclamait pas son droit au retour dans sa ville natale, Safad, et qu’il se contentait de vivre à Ramallah, et que pour lui, la Palestine n’était que les territoires occupés en 1967 (Cisjordanie, Gaza et la partie orientale d’al-Qods). Le dirigeant dans le mouvement du Jihad islamique, Daoud Shehab, a déclaré que son mouvement accordait autant d’importance, sinon plus, aux villes de Yafa, Safad, Akka et al-Majdal, que la Cisjordanie ou Gaza, et qu’il poursuivra son combat jusqu’à la libération de toute la terre de Palestine. Quant à Izzat Rashq, responsable au mouvement Hamas, il a refusé les déclarations de Mahmoud Abbas, affirmant que ce dernier ne représentait que lui-même, et que le peuple palestinien reste attaché à toute sa terre et qu’il poursuivra son combat jusqu’à la libération. Les deux dirigeants ont exprimé la volonté de leurs mouvements et du peuple palestinien de se battre pour le retour de tous les réfugiés dans leur patrie libérée.

    Dans son communiqué à l’occasion de cette sinistre commémoration, le mouvement du Jihad islamique en Palestine a refusé de reconnaître toute légitimité issue de la déclaration Balfour, et tout règlement basé sur la reconnaissance de l’entité coloniale. Il a également mis en garde les peuples arabes qui peuvent voir l’illusion de gagner la bataille du développement et de la réforme, tant que cette entité coloniale poignarde notre nation. « le maintien de cette entité criminelle sur notre terre menace tous les projets de renouveau et de développement dans nos pays », d’où l’importance « d’unir nos forces et nos énergies pour lever cette menace ».

    95 ans après la déclaration arrogante de Lord Balfour qui a promis la terre de la Palestine aux colons juifs, afin d’instaurer une entité devant assurer les intérêts impérialistes dans la région, nous assistons à la décomposition lente mais sûre de cette colonie, et une accentuation de plus en plus aigue de la lutte dans notre région. Comme le corps humain, notre nation n’a pu s’habituer à ce microbe, elle s’enfièvre et risque d’enfiévrer le monde entier, en vue de le détruire, car toute pseudo-coexistence signifie tout simplement notre disparition.

    Des paroles aussi insultantes que celles proférées par Mahmoud Abbas contre le peuple palestinien, son histoire et sa lutte actuelle, ne peuvent que l’entraîner vers le sort de Moubarak et Ben Ali. Si les sionistes et les impérialistes de tout bord, l’ont applaudi, ils savent pertinemment qu’il n’a aucune prise sur son peuple et que pour sortir de son réduit territorial en Cisjordanie, il lui faut l’accord du dernier colon débarqué d’Ethiopie. Si lui a abandonné Safad aux colons sionistes, tous les réfugiés de Safad n’attendent que l’instant propice pour y retourner et le monde sera ébahi de voir avec quelle rapidité nous prendrons possession de notre pays.

    Fadwa Nassar
    Samedi, 03 novembre 2012

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    Rappelons les termes de cette déclaration Balfour.   Pour en préciser la portée, voyons ce qu'en disait un lecteur du Monde Diplomatique, dans une réaction bien documentée à un autre article sur la question.

    Lou :
    2 novembre 2009 @14h59   « »
    merci, Monsieur Gresh de ce rappel, vous écrivez :
    La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. (...)
    Alors que la guerre s’intensifie sur le continent, il s’agit de se gagner la sympathie des juifs du monde entier, perçus comme disposant d’un pouvoir considérable, souvent occulte. Cette vision, ironie de l’histoire, n’est pas éloignée de celle des pires antisémites qui détectent, partout, « la main des juifs ».
    Tom Segev écrit souvent que Chaïm Weizmann qui a "arraché" la déclaration de Balfour instrumentalisait cette perception du grand pouvoir des juifs du monde et que ce n’était qu’un mythe.
    Pourtant, lorsque Edwin Montagu (neveu d’Herbert Samuel, premier commissaire britannique en Palestine), opposé au sionisme veut que l’on consulte le président des États-Unis Thomas Woodrow Wilson au sujet de cette déclaration de Balfour :
    " Ce fut une initiative avisée. La Maison -Blanche préconisa l’annulation de la déclaration et l’affaire faillit être enterrée. Weizmann s’en alla quérir Brandeis [juge américain] . Celui-ci parla au conseiller de Wilson et la Maison-Blanche changea alors d’avis ;
    (...)
    Cet épisode conforta Lloyd George [ premier ministre britannique que Weizmann rencontre quand il veut] dans sa conviction que les juifs régnaient également à Washington"
    page 63-64 de C’était en Palestine au temps des coquelicots"
    C’était un mythe drôlement agissant !

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  • Il y a de ces informations, qu'il est indispensable de relayer, relayer, relayer, parce que les médias "officiels" feront tout pour les cacher ou les modifier à l'avantage de leurs sponsors. Ainsi de cet article du Grand Soir.

    Une chanson pour Gaza : le Crif pour la censure ?

    La liberté d’expression a des limites, tout le monde vous le dira. Il est bien sûr légitime de publier des caricatures du Prophète de l’islam, de conspuer l’islam à longueur de colonnes, de considérer les musulmans comme des « ennemis de l’intérieur » qu’il nous faut dénoncer, en revanche, critiquer Israël devient de plus en plus risqué.

    Dans un article publié le 15 octobre sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) intitulé «  Une chanson qui risque de promouvoir la haine d’Israël chez les jeunes », l’auteur prend à partie la chanson « Une vie de moins », du groupe Zebda, dont les paroles ont été écrites par Jean-Pierre Filiu. Il écrit :
    «  Le premier symbole auquel s’attaque la chanson est la valeur supérieure de la vie dans le judaïsme avec le titre, “Une vie de moins”, qui suggère le peu de cas que les Israéliens feraient de la vie des Palestiniens (comme si une vie de plus ou de moins ne changeait pas véritablement la donne). Ce titre désacralise ainsi l’un des principes fondamentaux du judaïsme en vertu duquel “Celui qui tue un homme tue toute l’humanité”. »

    Ainsi donc, [selon le CRIF] les auteurs de la chanson ne sont pas seulement des anti-israéliens, mais des antijuifs, soit des antisémites. Accusation qui devient habituelle contre tous ceux qui critiquent la politique de l’entité sioniste. L’auteur de ce texte ne réalise pas (ou peut-être, au contraire, le fait-il délibérément) le danger qu’il y a à assimiler Israël aux principes du judaïsme. L’armée israélienne, qui envahit le Liban en juin 1982, qui réprime par la force les Intifadas, qui attaque encore le Liban en 2006, défend-elle les valeurs du judaïsme ? L’Etat qui a utilisé la torture à grande échelle défend-il la valeur supérieure de la vie humaine ? En le prétendant, l’auteur favorise tous les amalgames entre Israël, le judaïsme et les juifs du monde, pris en otage par une politique dont ils ne portent pas la responsabilité.

    Dans l’introduction de l’article, il est précisé que « Richard Prasquier a adressé une lettre à Rémy Pfimlin, président de France Télévisions, à propos de la nouvelle chanson du groupe Zelda “Une vie de moins”. Nous publierons cette lettre dans une prochaine newsletter. » Et le site du CRIF a publié «  Incitations à la haine » de son inénarrable président. Ce n’est pas une lettre à France Télévisions ; en revanche dans cet éditorial, l’auteur reproche à la chaîne d’avoir diffusé la chanson. « On pourrait penser, dans le contexte actuel, que chacun dans son domaine prendrait garde à ne pas ajouter de l’huile sur le feu qui flambe de l’antisémitisme. Que non ! Au contraire peut-être. Il convient avant tout de montrer que cet antisémitisme –- pardon cet antisionisme, vous demanderez la différence à ceux qui hurlent contre les “yahoud” –- est au fond justifié. Et France Télévisions se prête au jeu. Vous avez dit “irresponsable ?”… » Donc, il faut interdire la chanson...

    Cette campagne contre Zebda et Jean-Pïerre Filiu s’est intensifiée sur toute une série de sites pro-israéliens. Le comble de l’ignominie allant à Sylvie Bensaid de Tribune juive (24 octobre) qui résume la chanson : « Traduisons : Israël, l’occupant qui prend plaisir à piétiner le peuple arabe de Gaza, est un tueur d’enfants. L’accusation des Juifs d’assassiner les enfants trouve ses racines pluriséculaires dans le vieux discours antisémite chrétien, avant de faire les beaux jours du nazisme et d’imprégner aujourd’hui l’islamisme radical. Le martyr Merah, saisissant par les cheveux la petite Myriam Monsonégo, 8 ans, et lui collant le canon de son arme sur le front, rétablit enfin l’injustice faite aux enfants palestiniens. »

    Elle ne déshonore que ses auteurs.

    Une seule réponse, écouter cette chanson et la diffuser.
    Alain Gresh



    http://blog.mondediplo.net/2012-11-02-Une-chanson-pour-Gaza-...
    URL de cet article 18172

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