• LA GUERRE, JE SUIS







    Reprise, actualisée, d'une chanson si belle et si terrible.
    bab

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  • Par delà les trottoirs, les places et les rues,
    Qu'était donc, ce jour-là, la Gauche devenue ?
    Il faisait froid soudain, de déception cruelle,
    Et l'avenir falot risquait d'être mortel.

    Un parti trop soumis aux financiers ventrus
    Au Peuple assassiné assénait ses abus.
    Désormais, partisans d'une donne nouvelle,
    Il faudrait, fleur aux dents, devenir des rebelles !

    Le passé surgissait en horreur déjà vue,
    Le présent révélait à nouveau les abus
    D'une élite imbue de sa force mortelle,
    Prête à tout pour garder un pouvoir éternel.

    Réveillez-vous, amis, citoyens prétendus,
    Dont se gaussent ceux qui pensent vous avoir eus !
    Des forces de l'espoir, oui, battez le rappel !
    De ceux qui vous oppriment ôtez la ritournelle !

    Que frappent les tambours, jusqu'ici suspendus,
    Que sonne le buccin dénonçant les abus,
    Que les places soudain envahies d'hirondelles
    Portent l'indignation de vos cris jusqu'au ciel !

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  • Vous qui êtes nantis, pensez à la misère.
    Par ce temps rigoureux, pensez aux pauvres hères
    Qui, retrouvant le sort de leurs lointains ancêtres,
    Vivent sur le pavé sans la raison d'y être.
    C'est pourquoi aujourd'hui une action symbolique
    A perturbé la vigne aux augustes barriques.


     C'est pourquoi j'associe ce  poème ancien, qui montre un monde où n'a rien changé, écrit par Théodore de Banville en 1866 "à la façon de Villon" dans sa pièce "Gringoire"




    La Ballade des pauvres Gens

    Rois, qui serez jugés à votre tour,
    Songez à ceux qui n’ ont ni sou ni maille ;
    Ayez pitié du peuple tout amour,
    Bon pour fouiller le sol, bon pour la taille
    E la charrue, et bon pour la bataille.
    Les malheureux sont damnés, -c’ est ainsi !
    Et leur fardeau n’ est jamais adouci.
    Les moins meurtris n’ ont pas le nécessaire.
    Le froid, la pluie et le soleil aussi,
    Aux pauvres gens tout est peine et misère.



    Le pauvre hère en son triste séjour,
    Est tout pareil ses bêtes qu'on fouaille.
    Vendange-t-il, a-t-il chauffé le jour
    Pour un festin ou pour une épousaille,
    Le seigneur vient, toujours plus endurci.
    Sur son vassal, d'épouvante saisi,
    Il met sa main, comme un aigle sa serre,
    Et lui prend tout, en disant "Me voici !"
    Aux pauvres gens tout est peine et misère.

    Ayez pitié du pauvre fou de cour !
    Ayez pitié du pécheur qui tressaille
    Quand l'éclair fond sur lui comme un vautour,
    Et de la vierge aux yeux bleus, qui travaille,
    Humble et rêvant sur sa chaise de paille.
    Ayez pitié des mères ! ô souci,
    O deuil ! L'enfant rose et blond meurt aussi.
    La mère en pleurs entre ses bras le serre,
    Pour réchauffer son petit corps transi :
    Aux pauvres gens tout est peine et misère.

    Envoi.

    Prince ! pour toi je demande merci !
    Pour le manant sous le soleil noirci
    Et pour la nonne égrenant son rosaire
    Et pour tous ceux qui ne sont pas d'ici :
    Aux pauvres gens tout est peine et misère.

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  • Le 23/04/2010, mais surtout le 23/04/1965
    A l'aube du dernier jourarbre mort1


    La trompette a sonné dans le dernier matin.
    Un murmure a couru sur la terre endormie.
    Dans leurs trous les squelettes ont gémi à la fin.
    Là-bas, vers l'orient, la nuée endormie
    Se déchire soudain, et dans un grand fracas
    arbre mort2Une main sort de terre, en soulevant un chêne,
    Et un pied se fait jour dans un tas de gravats,
    Et la jambe le suit, bousculant la fontaine.
    La Mort épouvantée cache entre ses deux bras
    Sa hideuse figure, que creusent les orbites.
    Les scorpions, les crapauds, les serpents, les cobras
    S'enfuient de tous côtés, loin des lieux qu'elle habite
    Et le Fils de l'Homme vient.

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  • le 08/03/2011 19H19



    Nous étions, tous les deux, comme doigts de la main,
    Chaque jour, chaque nuit, sans penser à demain.
    Ton sourire, parfois, illuminait ma vie,
    Mais souvent ton regard était, de douleur, flétri.


    De ton lit résonnaient les appels déchirants
    Pendant que, tristement, me parlaient les enfants.
    Leur soleil enchantait malgré tout nos journées,
    Et grâce à eux, sans doute, avançaient les années.


    Doucement, ton étoile éclairait l'avenir,
    Et quand je te massais, s'étalait ton sourire.
    De projets ton esprit débordait sans flancher,


    Toutes joies, toutes peines à leur place avançaient,
    Du passé douloureux les limites traçais,
    Et un jour, accomplie, ta vie s'en est allée,

    BO

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