• Le 29 mai 2005, le peuple français souverain a rejeté un texte regroupant tous les traités dits « européens » depuis celui de Rome de 1957 inclus.

    Sa volonté a été bafouée par le régime de l'époque, qui perdure aujourd'hui : cela s'est concrétisé par le coup d'État du 4 février 2008, dont l'équivalent eut lieu le 10 juillet 1940. Le premier livrait la France à une invasion militaire, le second à une invasion financière. Une invasion pire encore sans doute.

    Il faut clairement se positionner dès aujourd'hui, dès maintenant afin de bouter l'envahisseur de toutes les formes possibles. Qui y est prêt ? Je pose en particulier la question à Monsieur Mélenchon, qui semble-t-il a bien évolué sur ce chapitre. Chasser du Pouvoir les Banksters, leurs serviteurs les politiciens, les journalistes de Cour, les sondagiers et autres instruments de Propagande, voilà les premiers gestes nécessaires à une Nouvelle Donne.

    Immédiatement après, proclamer la liberté du Peuple Souverain, et de la Patrie qui en découle, de toute intervention extérieure comme peuvent être celle Bruxelles-union européenne, comme celle de Bruxelles OTAN. Mais aussi, logiquement et dans un second temps, toute sujétion au FMI, à la banque mondiale, à l'OCDE, à l'OMC, à l'OMS, à la BRI aussi sans doute, doit être coupée.

    Alors, en revanche pourront se concrétiser de nombreux partenariats non seulement avec des pays du continent Europe, mais avec ceux du monde entier qui auront des préoccupations similaires. Dans ce but, il sera certainement très constructif de reprendre, en la mettant à jour, et en la débarrassant de ses oripeaux libéraux, la Charte de la Havane de 1948, complétée en particulier pour les défis écologiques, par la Déclaration de Cocoyoc de 1974.

    Pendant ce temps-là, à l'intérieur seront dénoués tous les liens financiers actuels. La Banque de France retrouvera son panache et son utilité première, qui est le financement en dernier recours des besoins de trésorerie publics ou privés. Elle sera aidée, pour le privé, par les autres banques, saisies avec tous leurs biens. Quant aux grandes entreprises à vocation publique (environnement, énergie, transport, santé – dont l'industrie y afférant – communications, éducation…) elles seront également saisies. Leurs actionnaires individuels ne seront en rien touchés, à ceci près que désormais une voix dans les conseils d'administration correspondra à une personne physique (pas morale), et une seule quel que soit le nombre d'actions possédé.

    Les officines financières seront toutes démantelées, de toute façon elles ne pourront avoir accès à la bourse puisque n'étant pas des personnes physiques.

    La priorité sera donnée à une embellie du tissu industriel, toutes les ressources financières étant dirigées vers cette priorité aux détriments des rémunérations des valeurs mobilières. Privée volontairement de moyens, l'opposition ne pourra pas jouer l'obstruction comme elle a tellement bien su le faire au Venezuela récemment. La classe des dominés pourra enfin relever la tête, en particulier ceux qui sont actuellement les plus démunis, et qui seront prioritaires pour accompagner ce grand départ.

    L'agro-alimentaire retrouvera une priorité à la qualité : les OGM seront interdits aussi bien dans les semis que dans les imports de produits finis suspectés d'en contenir. Les produits chimiques de traitement verront s'élever progressivement de grandes taxes afin de dissuader de s'en servir. Les terres agricoles ne pourront plus être cédées à des personnes ou des puissances étrangères, et celles-ci se verront obligées, si elles en possèdent déjà, à réinvestir intégralement sur le territoire agricole leurs revenus. Si elles s'en séparent alors, l'État aura droit de péremption dessus, quitte ensuite à les redistribuer à des agriculteurs soucieux d'un travail là aussi de qualité, et non plus de rendement à tout prix.

    Voilà ce qu'on peut proposer, pour une nouvelle donne cette fois vraiment sociale et en phase avec les besoins à la fois des personnes et de la Planète.

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  •  Longue citation du chef de l'État, il y a cinquante ans, le 4 janvier 1963.
    (merci à Jocegaly, pour m'avoir remémoré ce passage)

    EXTRAIT DE C’ÉTAIT DE GAULLE D’ALAIN PEYREFITTE (T.2 , pp. 15 -16)

    Salon doré [de l'Élysée ]- 4 janvier 1963
    Le Général m’offre en étrennes une réflexion de Nouvel An – l’ouverture d’une nouvelle époque pour la France et l’Europe :
    « Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. Mais la difficulté, dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. Depuis la fin de la guerre, les Américains nous ont assujettis sans douleur et sans guère de résistance.
    « En même temps, ils essaient de nous remplacer dans nos anciennes colonies d’Afrique et d’Asie, persuadés qu’ils sauront faire mieux que nous. Je leur souhaite bien du plaisir.
    « Les capitaux américains pénètrent de plus en plus dans les entreprises françaises. Elles passent l’une après l’autre sous leur contrôle.
    « Il devient urgent de secouer l’apathie générale, pour monter des mécanismes de défense. Les Américains sont en train d’acheter la biscuiterie française. Leurs progrès dans l’électronique française sont foudroyants. Qu’est-ce qui empêchera IBM de dire un jour : « Nous fermons nos usines de France, parce que l’intérêt de notre firme le commande » ?  Qu’est-ce qui empêchera que recommence ce qui s’est passé l’autre année pour Remington à Vierzon ? Les décisions se prennent de plus en plus aux États-Unis. Il y a un véritable transfert de souveraineté. C’est comme dans le monde communiste, où les pays satellites se sont habitués à ce que les décisions se prennent à Moscou. 
    « Les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, les vues du business américain sur l’économie mondiale nous sont imposées.
    « Bien des Européens y sont favorables. De même que bien des Africains étaient favorables au système colonial : les colonisés profitaient du colonialisme. Les nations d’Europe reçoivent des capitaux, certes ; mais elles ne veulent pas se rendre compte que ces capitaux, c’est la planche à dollars qui les crée ; et qu’en même temps, elles reçoivent aussi des ordres. Elles veulent être aveugles. Pourtant, à la fin des fins, la dignité des hommes se révoltera. »
    Charles de Gaulle
    4 janvier 1963

    Chez De Gaulle il n'y a pas que du bon : mais là-dessus.... il n'y a vraiment pas photo. Il voyait juste, et en politique internationale il agissait juste. Qui a oublié le discours de Phnom Penh, par exemple ? La soumission des édiles de la République aujourd'hui vis-à-vis de la Phynance est affligeante et criminelle. Une telle dépendance ne saurait durer.

    Je l'ai dit, je le répète : au vu des circonstances depuis plus d'un an maintenant, le gouvernement doit démissionner en bloc, et le président à sa suite. Les parlementaires expédient les affaires courantes, lancent le projet d'une Constituante, dans six mois un nouvel État voit le jour grâce à un référendum constitutif : à ce moment-là tous les parlementaires rentrent chez eux, ainsi que les Constituants, frappés tous d'inéligibilité à vie.

    Bien entendu tous les traités européens sont considérés comme caducs, et renégociables à zéro. La France sort de l'OTAN avec fracas. Les banques sont nationalisées, les départements grande finance fermés. La BdF redevient la garante de la Monnaie (même si l'Euro reste le moyen fiduciaire de paiement, la Monnaie française, celle des comptes bancaires,  et peu importe son nom, s'y ajuste périodiquement). Il ne s'agit aucunement de mesures nationalistes comme les préconise un parti qui, lui, reste attaché aux financiers, mais de mesures de sauvegarde avant la remise en chantier d'une Autre Europe débarrassée des scories de l'Argent-Roi, humaine et fraternelle. Une Europe qui prenne enfin en partie modèle sur les Républiques d'Amérique du Sud.


    Voilà ce qu'il faut faire. Tout de suite.

    A la Justice ensuite de déterminer les fautes de l'Exécutif, et de décider ou pas de mettre en examen certaines personnes pour haute trahison (y compris des banquiers, des dirigeants de grandes entreprises, ou de filiales étrangères).

    1793-2013. Terrorisons le Capital.

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  • Non, Nicolas Sarkozy et sa majorité n'avaient pas osé imposer à tous les travailleurs et chômeurs ce qui vient d'être accompli. Les partisans de la majorité actuelle continuent à assurer que la nouvelle équipe présidentielle n'a pas eu le temps de mettre en place de bonnes réformes. Pourquoi, alors, a-t-elle eu le temps de faire voter le pire ? Il y a là une incohérence grave.

    La nouvelle réforme des retraites s'achemine vers des reculs sur tous les plans des prestations (désindexation, allongement du nombre d'années de cotisation requis, augmentation de la CSG) qui ne résoudront rien. S'il faut attendre l'âge de 70 ans pour bénéficier enfin du salaire différé tronqué par les taxes, combien mourront à la tâche ! Alors que la défense des travailleurs en lutte pour leur emploi partout est fustigée par le refus de gracier des syndicalistes ayant seulement fait ce que leurs camarades attendaient d'eux, des humains exemplaires ainsi condamnés. Alors que, pour ne prendre qu'un exemple, passant pardessus son ministre le premier d'entre eux a laissé la bride sur le cou de Lakshmi Mittal à propos de Florange.

    Car la défense des retraites passe par la défense des emplois, puisque c'est en cotisant que les travailleurs constituent le "trésor de guerre" des retraites par répartition. Nicolas Sarkozy avait dans ses projets de tuer celles-ci, au bénéfice des retraites par  capitalisation, ce danger mortel basé sur la spéculation. Apparemment cette filière est toujours sur les rails. Venant de "socialistes", l'option ferait rire si ce n'était si catastrophique pour l'avenir des plus jeunes.

    Le bilan est déjà lourd. Mais ce n'est rien. L'Accord National Interprofessionnel, conclu d'abord en janvier entre l'État et certains syndicats, se retrouve devant le parlement chargé d'entériner cette aberration. Désormais, selon le texte déjà voté au sénat par le groupe PS avec l'aide du vote blanc complice de l'UMP, les droits des salariés vont subir un énorme recul alors que ceux des employeurs ET des créanciers seront renforcés. En fait, ce qui est sécurisé, ce sont paradoxalement les licenciements. Beau travail. Même Sarkozy ne l'avait pas osé, une fois de plus.

    Tous les secteurs sont touchés. Ainsi, à l'université, malmenée dans ses financements comme on en aurait presque l'habitude, une ministre soutient l'arrivée d'une langue bien particulière, l'anglais "international", dans la dispensation de certains cours. C'est contraire aux principes de base de l'Université, et de la Constitution, mais cela ne la gêne aucunement. Une civilisation se base en grande partie sur sa langue. C'est bien plus insidieux et pervers que cela n'en a l'air. Là encore le précédent président n'avait pas osé toucher à quelque chose d'aussi fondamental, même si sur des points mineurs il avait tenté des avancées dans ce sens.

    Au bout d'un an, un président que bien des gens de gauche ont favorisé en refusant de voter pour "l'autre", va se retrouver à Bruxelles devant les membres de la Commission au complet, ce qui est assez rare. Il va avoir un bilan "magnifique" à leur étaler devant les yeux : la mise à pied d'un pays entier. Loin d'être ce personnage falot, consensuel, et dangereux par ce fait, il s'est en un an révélé encore plus dangereux en tournant le dos à ses électeurs de gauche, et en fonçant dans le néolibéralisme le plus échevelé. Les maîtres banquiers de Londres et New York doivent être contents de lui.

    La gauche a "osé" parler de coup de balai. Ce coup de balai est devenu urgent, avant que les choses ne se gâtent encore. Il reste encore quatre ans de reculades, de démantèlements, de larmes et sans doute de suicides, avant le retour par "une bonne alternance" de l'autre équipe, plus incisive en apparence, mais peut-être moins hardie. A moins que...

    A moins que, enfin, les éléments du peuple ne s'emparent de l'article 35 de la déclaration de Droits de l'Homme de 1793

    "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs"

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  • Nous apprenons, depuis l'oreille de l'Élysée placée au café de la Comète au Kremlin Bicêtre, qu'une réunion de crise s'est tenue cette nuit entre tous les membres du gouvernement présents à Paris, et que vu la trop bonne tenue de l'euro à 1,8524 dollars U$, 1,1712£, 142,64¥ et 1,4451 CHF, la chancelière allemande a sablé le champagne californien qui lui restait.

    Un cours aussi élevé a immédiatement fait chuter toutes les valeurs européennes, qui se sont reportées massivement sur la Croix Latine Vaticane et le consortium Cierges Inc. coté comme chacun le sait à Pyongyang. C'est pourquoi, pris de panique, les ministres présents ont présenté en bloc la démission de tout le cabinet.

    Dès ce lundi matin le président de la République va commencer des consultations en vue de constituer le nouveau gouvernement. Déjà on chuchote que le nouveau premier ministre pourrait être Olivier Besancenot, mais celui-ci en écarte l'idée malgré les supplications de la rue du Faubourg.

    En direct du Kremlin Bicêtre, à vous les studios.

    (dernière minute : le barman de la Comète nous assure : il n'y avait cette nuit aucun, non, aucun ministre disponible à Paris - ce sont donc les techniciennes et techniciens de surface des ministères qui ont officié à la place, avec beaucoup de professionnalisme)

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  •  Anatole France, dans une lettre à Marcel Cachin publiée dans l'Humanité en 1922, l'a énoncé en une phrase lapidaire.
    "On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels"

    En fait, les aventures militaires ne sont que des épisodes plus sanglants de la guerre que nos "élites" mènent pour le compte d'intérêts privés, depuis la nuit des temps en fait.  Ces intérêts privés étaient bien souvent ceux des chefs de guerre, en même temps fréquemment ceux-ci étaient aussi les souverains de territoires qu'ils mettaient en coupe réglée. Mais parfois la tête couronnée l'était en tant que chef spirituel, et un connétable se chargeait des batailles. Bien entendu les intérêts économiques commandaient d'abord, et il était souvent judicieux de simplement faire pression sur des voisins pour en obtenir un maximum, sans devoir financer plus ou moins des soudards chargés de ramener au renard principal les volailles du poulailler d'à côté.

    Chefs spirituels. Ce concept n'a rien d'anodin. Les prétextes étaient aussi transparents qu'efficaces, quand un quelconque grand-prêtre jetait l'anathème sur l'édile de la tribu de l'autre côté de la colline, pour lui avoir manqué de respect. Et soumis, sous l'égide d'un fier à bras un peu plus hâbleur que les autres, les hommes du clan prenaient qui son bouclier, qui son bâton, qui sa lance pour aller rosser l'outrecuidant, molester ses chasseurs, et, pourquoi pas, croiser les sangs avec les dames du cru en "hommage" pour elles. Avec des variantes, n'était-ce pas ainsi ? On récupérait les troupeaux, les gardiennes de ceux-ci, les terrains de pâture et les sources alimentant le village annexé, rien n'était perdu excepté quelques vies.

    Même Alexandre le Grand ne fut-il pas surtout l'organisateur de grandes routes de commerce, entre les extrémités de son empire parsemé de villes nommées Alexandrie : il y avait loin de celle du Nil à celle qui s'appelle aujourd'hui Karachi. Les expéditions sanglantes de Pizarro, Cortés, les "accords" comme celui de Fachoda avaient-ils d'autres buts ?

    Allons plus loin : avons-nous déjà été en paix ? Ce n'est pas du tout certain. Simplement, cela se passait en-dessous du seuil de perception un peu borné des populations, borné le plus souvent parce qu'elles n'en étaient pas suffisamment (ou pas du tout) informées. On ajoute le genre de réaction "du moment que je (je, je, je) ne suis pas directement concerné, qu'ils (ils, ils, ils) fassent de ce qu'ils veulent", et même pendant un épisode assez récent de notre Histoire une proportion assez importante de la population française a joué le coup des trois singes.

    Oui, avons-nous déjà été en paix ? Quand les "entrepreneurs" dans notre pays poussent  toujours plus loin leur emprise aux dépens de ceux qui les font (très bien) vivre, n'est-ce pas une forme de guerre ? Quand "les pays occidentaux" obligent les autres pays, en particulier ceux "du sud", à des accords léoniens, n'est-ce pas la guerre ? Quand par des manœuvres diverses ils s'emparent des ressources, en particulier pétrolières, d'un autre, n'est-ce pas la guerre, même si cela ne va pas aussi loin que le dépeçage de la Libye ? Mais aussi : quand un gouvernement a fait fi d'un référendum pour imposer des diktats en majorité commerciaux à ses administrés avec l'appui des "représentants du peuple" (tu parles !), n'était-ce pas la guerre ? Quand le gouvernement suivant a enfoncé le clou, n'était-ce pas la guerre ?

    la bataille de Valmy, Horace Vernet
    Allons plus loin. Quand l'Europe des rois et empereurs se ligua contre la toute neuve république française, ce fut un conflit entre deux conceptions du monde : d'un côté les vieux systèmes voulaient conserver leurs prébendes, leurs privilèges, leurs richesses. De l'autre en grande partie ce sont l'idée de liberté et de nouveaux concepts non mercantiles qui prédominaient. Provisoirement, ce sont les seconds qui gagnèrent. Et la République fut officialisée deux jours plus tard. Ce fut sans doute l'une des rares fois où la cupidité recula face au peuple.

    Quand ce fléau finira-t-il ? Quand les agressifs, les rapaces seront-ils évincés au nom de la fin du PROFIT ? Quant aux prétextes, religieux, idéologiques, "d'honneur", "humanitaires", il ne sont que cela : des prétextes. On parle là, bien entendu, des prétextes pour attaquer, se défendre est légitime quand ce n'est que cela. Les attaques "préventives", elles aussi, ont bon dos. Certains pays, certains gouvernements en sont des spécialistes, et ne trompent personne.

    A bon entendeur, salut.

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