• Citation d'une femme politique, aux antipodes  des Républicains tels que je peux les concevoir.

    "L'un n'empêche pas l'autre. La religion chrétienne n'interdit pas la laïcité. Les deux ont été parfaitement compatibles pendant plus d'un siècle, il n'y a pas de raison que ça ne continue pas"

    Encore heureux ! Mais cette dame (on aura sans doute reconnu Marine Le Pen)  inverse les rôles. La religion en France n'a pas à permettre quoi que ce soit, c'est la République qui reconnaît à chacun ses croyances tout en ne reconnaissant pas les religions en tant que telles.



    Il est terrible que les politiciens en prennent autant à leur aise avec notre législation, déjà terriblement malmenée par la loi Debré (le père). La laïcité est l'un des piliers les plus essentiels, parce qu'elle permet la cohabitation de tous dans le respect de tous et chacun. Encore faut-il que personne ne vienne provoquer et attaquer l'autre au nom de ses propres principes. Cela est particulièrement vrai des élus du peuple, qui doivent encore plus que le commun des mortels appliquer une prudente réserve.

    Qu'on ne me parle pas de "tolérance" : ce terme induit de la part de qui s'en sert une condescendance envers autrui. Il faut utiliser  plutôt "acceptation" : on s'accepte réciproquement, tel que chacun est  (mais pas forcément tel que chacun FAIT). Il est insupportable de voir une personnalité politique française, ministre de surcroit, se déplacer ès qualités à Rome pour une "canonisation" qui ne correspond à rien dans notre législation. Ce temps-ci, ce genre de déplacement devient même fréquent. Je le répète : c'est inadmissible.

    Certes, il y a longtemps que nous l'avons compris. Ces gestes sont très exactement des provocations, de la part d'une classe politique sclérosée, vieillie, et surtout aux abois. Elle cherche donc à rallier à elle le pire : les plus rétrogrades, les intégristes de tous poils.

    Il est temps de dire à tous ces gens-là : C'EST ASSEZ ! Rentrez chez vous, et n'en sortez plus jamais. Le Peuple ne s'y trompe pas. Il hue un premier ministre en déplacement. La vérité est ailleurs : dans la vie de tous, et tous, ce ne sont certainement pas les membres des coteries politico-"religieuses" attachés à leurs places et leurs prébendes. Tout le monde a compris qu'actuellement, la seule chose qui importe est le retrait de la loi Travail. Le reste n'est qu'écœurante poudre aux yeux, qui n'aveugle plus personne malgré "leurs" efforts.

    De l'égalité viendra la fraternité : 
    ensemble elles conduiront la liberté, en toute laïcité.

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  • Hiroshima - l'explosion vue du sol - 6 août 1945
    Et voilà. Deux jours dits "fériés" de suite.

     L'un est censé commémorer, sur le front ouest, la cessation des hostilités de la guerre mondiale la plus meurtrière, où les combats de loin les plus dévastateurs se sont déroulés en fait à des milliers de kilomètres, et où la signature du cessez-le-feu n'aura lieu que le 9 mai. En fait les "Grands Chefs" des troupes qui ont "pris le train en marche" seulement après Pearl Harbour craignaient bien davantage la Rodina (patrie) de Staline que cet exalté de Hitler avec lequel ils avaient fait auparavant de si fructueuses affaires.

    En fait ce cessez-le-feu ne consacra que l'arrêt de certains combats, puisque dans la tête de Truman l'ennemi restait l'URSS. C'est même pour hâter la capitulation japonaise, et ainsi bloquer l'avancée russe en Mandchourie, que furent lancées deux bombes nucléaires. Il n'y eut aucune autre raison. Le Japon aurait levé le pouce quelques jours plus tard, de toute façon. En ce sens l'ordre d'allumer deux fois le soleil de mort ne fut qu'un crime contre l'humanité, et rien d'autre.

    Pour ces raisons, commémorer le 8 mai est une véritable imposture, puisque la guerre continua sous d'autres formes, en d'autres lieux, de façon aussi violente. La bombe a explosé à Hiroshima le 6 août 1945, à Nagasaki le 9 août. La "guerre de Corée",  celle du Viêt Nam après Diên Bien Phû et la reprise en main par les GI's, ne sont que des épisodes de cette guerre continue de l'autoproclamé gendarme du monde contre ses ennemis du moment (puisque ce pays si harmonieux ne concrétise un semblant d'unité qu'en se créant des fantômes à combattre à l'extérieur). D'où ce changement de fusil d'épaule quand l'URSS s'est écroulée, pour très vite inventer un SPECTRE à pourfendre nommé Al Qaeda. La guerre continue. Quand cet hétéroclite amas d'États aussi dissemblables que le Texas et le New Hampshire va-t-il enfin avouer "On arrête, je cesse de fabriquer des armes au lieu de lutter contre la faim sur mon propre territoire" ? Là, un " 8 mai" salutaire pourra enfin intervenir.

    Le lendemain, donc aujourd'hui, UNE religion a imposé une autre "fête fériée", que même la République du Petit Père Combes n'a pas osé toucher. Une fête en pleine semaine, sans signification, qui perturbe gravement chaque année un mois d'avril ou de mai déjà bien chargé. Quelle mascarade ! Cette fête ne concerne aujourd'hui qu'une frange insignifiante (mais virulente) de la population. Qui, dans les hautes sphères, empêche de supprimer ce boulet inutile ?  C'est encore bien pire que ces deux lundis dits "fériés" eux aussi, qui ne signifient rien non plus, et interviennent également en fin d'année scolaire, peu avant les examens. Quel gâchis ! Qu'on supprime tout cela, et qu'on n'en parle plus ! Quitte par exemple et en compensation, à magnifier la Fête de la Musique, bien plus utile.

    Dans le même ordre d'idées, remplacer le premier novembre, fête d'encore la même religion (décidément) par le lendemain, qui est le jour où nous commémorons nos défunts, serait fort judicieux. Cela ne coûterait pas un centime. Qui freine la laïcisation, qui ? ? ?

    Nous sommes dans une République laïque. Eh bien, assumons-la.

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  • AFP  le 21-02-2013 à 18h22 - Mis à jour le 22-02-2013 à 03h25

    STRASBOURG (AFP) - L'Etat laïc peut continuer à rémunérer prêtres, pasteurs et rabbins en Alsace et Moselle, a estimé jeudi le Conseil constitutionnel, pour qui les pères de la Constitution ont souhaité préserver le "régime concordataire" spécifique à ces départements, hérité de l'histoire.
    Saisis par une association de défense de la laïcité qui dénonçait le principe de cette rémunération, les Sages ont considéré qu'aussi bien en 1946 qu'en 1958, les constituants n'avaient "pas entendu remettre en cause" la rémunération des ministres du culte par l'Etat dans les départements alsaciens du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, ainsi qu'en Moselle.

    La dépêche entière sera visible ici.

    On notera que l'ensemble des français contribue financièrement à bafouer de cette manière l'article Premier de la Constitution. Il est visible que les "Sages" n'ont pas de véritable argument à opposer à la requête de l'APPEL, pour résumer "c'est comme çà parce que c'est comme çà".

    Devra-t-on s'avouer vaincus ? Non, bien sûr, cette criante anomalie devra ressortir un jour, et enfin être résorbée, quoi qu'en aient pensé les rédacteurs de la Constitution qui se sont déjugés en admettant cette incohérence. Incohérence d'autant plus grave, qu'elle concerne l'article premier.

    Les religions relèvent, rappelons-le toujours, de la sphère privée : utiliser des fonds publics alimentés par nos impôts pour rémunérer des ministres des cultes relève de l'abus le plus criant, c'est pourtant clair.

    Pour financer des écoles privées, même "sous contrat", c'est tout aussi haïssable, bien entendu.

    Bien sûr, cette grossière anomalie n'est pas la seule. Quand un président engage l'armée de son pays pour défendre violemment des intérêts privés dans un autre pays, c'est condamnable. Quand un ministre de l'Intérieur engage gendarmes mobiles et CRS pour défendre toujours violemment des intérêts privés dans l'hexagone, c'est toujours aussi condamnable. Quand il utilise ces mêmes forces pour faire taire encore plus brutalement des citoyens qui contestent des mesures ne favorisant que les plus riches (et de loin), ne faudrait-il pas parler de crime ?

    Le Système tout entier est désormais vraiment à jeter. Quelles que soient les étiquettes de ceux que les partis les plus puissants, appuyés exclusivement ou presque par les médias, ces "candidats" obligés ne sont que les bras armés de la Grande Finance Internationale, et du lobby plus ou moins international des fabricants d'armes. Peut-on laisser indéfiniment cette situation perdurer ?

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