• Par babelouest dans 11 septembre 2001 le

    Mais il est nécessaire d'avoir au départ quelques idées, ainsi celles-ci liées à une certaine vision de la vie de notre pays. Pas du tout de l'Europe, qui n'est que la somme de nombreux caps et plaines disparates au bout occidental de l'Asie. L'Europe des peuples n'existe pas, le peuple européen encore moins.

     

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    Il s'agit de se pénétrer du texte de la constitution française, et dans l'optique de former une assemblée constituante des citoyens de notre pays, il me paraît sain de savoir de quoi l'on veut parler.

     

    Il s'agit là d'un premier jet, qui est guidé naturellement par les convictions personnelles de l'auteur. Même s'il a été écrit lentement (premières réflexions en mai 2010), il n'est pas exempt de nombreuses erreurs, j'en suis convaincu.

     

    Je suis parti déjà d'un constat différent des constituants précédents : on ne saurait dissocier femmes et hommes dans leurs droits et leurs devoirs, même s'ils accomplissent des tâches différentes au même moment, surtout s'ils accomplissent exactement les mêmes tâches au même endroit. La Constitution doit donc se contenter de constater cette identité, sur laquelle il serait malséant, au XXIe siècle « triomphant », de revenir.

     

    J'insiste sur cette nécessaire égalité, évidente, réelle et non octroyée du bout des lèvres par des législateurs ; égalité liée indissolublement à la notion de différences entre TOUS. D'elle seule découle la fraternité, et à elles deux elles pourront dompter la liberté, dont on dit sans y croire que celle de l'un finit là où commence celle de l'autre.

     

    Second principe qui me paraît important, il faut réitérer cette évidence : le Peuple Souverain est supérieur à ceux qui ont été élus ou désignés pour administrer les collectivités, de la plus locale à la nationale. Dans la mesure du possible, l'expression directe est préférée à la déléga-tion, et de toute façon elle lui est supérieure. Je pense là à ces référendums, dont la formulation même est pourtant souvent sournoise et biaisée, sans compter qu'elle agglutine trop de notions contradictoires, référendums sur lesquels des politiciens s'assoient allègrement. (article 3)

     

    Il n'est plus souhaitable que des partis s'accaparent le maniement de la vie politique. Souvent manipulés par des forces extérieures, ils forcent la main aux représentants du peuple, et pour des prébendes et autres « bonnes places » distribuées ils imposent une dictature de fait. Ils seront donc constitutionnellement bannis. Ce qui n'empêchera en rien à des groupements politiques indépendants de débattre, et de voir ces débats diffusés librement et largement.

     

    Pour simplifier la vie politique, disparaît « la Haute Assemblée ». Si litige il y a désormais, c'est le peuple, celui qui est concerné, qui apportera ses remarques, voire ses censures à certaines privautés des délégués en pouvant à tout moment par des voies dont on peut débattre récuser un député, un maire ou un conseiller municipal, voire un président. Disparaît également le conseil d'État, la Cour de Cassation suffisant pour tout litige.

     

    On aura noté que les articles concernant le Parlement ont été déplacés AVANT ceux qui gèrent les prérogatives du président, afin de bien marquer les changements de préséances. Le président n'est plus ce qu'il était devenu de fait, LE décideur final, mais une sorte de juge de paix entre le Peuple, ses représentants et les institutions en cas de litige grave et difficile à départager.

     

    On notera aussi, à la lueur de ce que nous avons précisé, que l'article 27 (devenu l'article 8 en raison de sa translation avant ce qui concerne le président) perd ce qui pour moi était une aberration, le fameux « Tout mandat impératif est nul » dont l'intitulé avait été émis par Siéyès le 7 septembre 1789. Un mandat est précisément là pour donner à quelqu'un le droit de gérer, dans la limite de ce qu'il a proposé dans son programme d'élu ou de gouvernement. Il ne s'agit pas de tout encadrer, mais de donner des barrières. Si un élu se trouve devant un cas qui dépasse son mandat, alors seul le Peuple peut trancher.

     

    Pour le président, vu sa nouvelle casquette, il est élu pour plus longtemps (continuité) mais sans renouvellement de mandat. Il ne peut déclencher les forces armées en urgence que si le sol français est attaqué — et non ses « intérêts ». Plus « d'article 16 » bien sûr (ancienne numérotation). Malgré tout, il est nécessaire qu'une personne soit là sur le long terme pour « veiller au grain ». Par égard pour sa charge, en cas de trahison de sa part c'est l'assemblée qui s'érige en Haute Cour : elle peut y être amenée par une pétition populaire. En revanche, les membres du gouvernement seront jugés par les tribunaux ordinaires s'ils ont failli dans l'exercice de leur mission, aussi bien que selon les délits et crimes ordinaires.

    Nous en arrivons aux engagements internationaux. Fini, le tripatouillage de la Constitution pour permettre aux Grands Responsables de se plier à un traité. Si celui-ci est non compatible avec le texte primordial, le traité ne sera tout simplement pas signé.

    Le Conseil constitutionnel sera bien plus indépendant, si ses membres élus jusqu'alors par le sénat sont désormais désignés par le conseil de la magistrature. De plus, c'est lui qui élira son président, au lieu que ce soit le président de la république qui se charge de sa nomination.

     

    Dernier changement, ô combien significatif : le Titre XV tout entier disparaît, puisque la souveraineté du Peuple et de la nation est totalement incompatible avec l'union européenne.

     

    En revanche un nouveau Titre XVIII aborde le dernier Pouvoir, celui de la Presse, et pour lequel aussi des garde-fous constitutionnels doivent désormais être érigés.

     

    Résumons-nous. Effectivement le président devrait, dans l'esprit de la République Française, n'être qu'un arbitre entre les différents Pouvoirs, le Législatif délégué par le Peuple qui FAIT les lois du Peuple, pour le Peuple, l'Exécutif qui donc exécute ce que les représentants du Peuple (et pas de lobbies) ont décidé pour le bien de tous, le Judiciaire qui veille à la droiture des personnes physiques ou morales dans le cadre des lois votées par le Législatif, l'Informatif qui rapporte au Peuple ce qui est fait sans le déformer, et a le droit plein et entier de commenter pour expliquer, voire donner des OPINIONS présentées pour telles. On notera que le Conseil d'État, qui comme son nom l'indique conseille le président, disparaît : le président n'est plus qu'un arbitre, non un décisionnaire.

    Le document complet est à consulter ici.

     

    Le Peuple Souverain s'avance, tyrans, descendez au cercueil !


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  • Eh le gouvernement !

    Certainement avez-vous des idées bien précises pour ramener à 80 Km/h la vitesse sur la plupart des routes françaises. Certainement ces idées n'ont-elles absolument aucun rapport avec les raisons alléguées par cet organisme bizarre nommé "la Prévention Routière" (association loi 1901), trop souvent d'accord avec "la sécurité routière", simple sous-service du sinistère de l'intérieur.

    Celui-ci a décidé de baisser la vitesse maximale, en dépit du bon sens. Cela va occasionner divers comportements et conséquences.

    ¤ Sur beaucoup de véhicules désormais, les conducteurs n'accéderont plus au rapport de vitesses le plus important que sur autoroutes. Sinon ils seront en sous-vitesse, ce qui abîme le moteur, et rend dangereux les dépassements. Vous avez déjà dépassé un tracteur fonçant à 50 à l'heure, avec sa remorque pleine de paille ou de foin ? Pour le faire "en sécurité", il faut le faire vite, avec une bonne accélération permettant de se rabattre tout aussi vite sans pour autant faire une queue de poisson.

    ¤ En revanche, sur certains trajets longs, peu fréquentés, "peinards", la tendance à s'assoupir au volant sera encore plus prégnante. Seconde raison pour que les accidents, au lieu de diminuer, augmentent.

    ¤ Certains conducteurs, malgré le coût du péage, privilégieront davantage de trajets sur autoroutes, pour le plus grand bonheur des voleurs (les compagnies d'autoroutes engrangent les revenus de routes construites avec NOS impôts). Voleurs qui le sont devenus grâce à qui ? Au gouvernement, bien sûr, garant du Bien Public.

    ¤ Un peu moins sollicitées, les routes départementales verront là un beau prétexte pour encore baisser les dotations des départements, donc les réparations de ces routes : troisième cause de nouveaux accidents. Pas de difficultés, l'argent ira aux privilégiés, car bien entendu les impôts ne baisseront pas pour autant.

    Quand allons-nous en finir ? L'État est l'émanation du Peuple, et au service de celui-ci : pas l'inverse ! Si l'État se fourvoie, changeons l'État.



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  • (reprise d'un article du 20 octobre 2012)

    Un groupe de 73 militants se revendiquant du groupe Génération Identitaire a investi [...] un grand bâtiment gris doté d'un minaret situé en banlieue de Poitiers, à Buxerolles, et qui doit devenir d'ici fin 2013 sa grande mosquée.
    Vers 05h45 du matin, ils se sont installés sur le toit et ont déployé une banderole affichant le nom de leur mouvement et une autre indiquant que "Charles Martel a battu les arabes à Poitiers en 732".

    Cette dépêche de l'AFP nous rappelle un événement certes ancien, mais qui a probablement déterminé le sort de l'Europe, voire à plus long terme du monde. Comme nous le signale Salah Guemriche dans son ouvrage "Abd er-Rahman contre Charles Martel", paru chez Perrin en mai 2010, la bataille a été causée par une sorte de scandale digne tout au plus de Paris-Match : ce serait le mariage entre Numérance-Ménine, dite Lampégie, fille du duc d'Aquitaine, avec Munuza, gouverneur berbère de Narbonne. Colère à la fois de "Charles Martel" (Carl Martieaux le fruste homme de guerre), basé à Trèves, et plus encore d'Abd er-Rahman, lettré émir de Cordoue qui voyait ses lieutenants en prendre à leur aise avec un Islam encore peu intégré par les Berbères.
    Il s'en fallut de fort peu que ce ne fût l'émir qui triomphât. Sur cette hésitation de l'Histoire s'est greffé ensuite un reflux musulman, d'abord de la Septimanie de l'époque (à peu près le Languedoc-Roussillon d'aujourd'hui), puis bien plus tard et progressivement de la péninsule ibérique. Ne nous leurrons pas : il eût pu arriver un autre événement qui aurait précipité les guerriers dans le même choc destructeur. Retenons cependant cette thèse.
    Et si... et si c'est Abd er Rahman, juste un peu plus en forme ce jour-là, qui l'avait emporté ? Rappelons-nous : c'est en 732 qu'eut lieu la bataille, exactement le samedi 25 octobre. Charlemagne ne serait probablement pas devenu empereur en 800, ses petits-fils n'auraient pas partagé son empire en 843 à Verdun (partage qui subsiste en partie aujourd'hui encore), la France que nous connaissons n'aurait jamais existé et n'aurait de toute façon pas porté ce nom, les Normands de Guillaume le Conquérant n'auraient très probablement pas envahi l'Angleterre en 1066... et ainsi de suite jusqu'à nos jours. Il y aurait eu de "glorieuses" batailles plus au nord, mais la plus grande partie de ce qui est aujourd'hui notre pays aurait assez probablement été sous la Charia accommodée à la sauce andalouse, et non sous la férule tout aussi pointilleuse – voire plus – de la chrétienté romaine.

    Peut-être même l'Italie aurait-elle aussi basculé dans la zone d'influence du Croissant, ce qui aurait causé une Renaissance à la mode de Cordoue ou de Grenade. Après tout, les Arabes ont apporté beaucoup de choses à notre civilisation actuelle.

    Quand des nationalistes viennent ainsi s'attaquer à un édifice bientôt voué au culte, on pourrait presque penser aux pillages des anciens temps même s'il n'y a pas eu de dégradations. En quoi un lieu de prière peut-il gêner des personnes ? Rien ne les oblige à y entrer pour faire leurs dévotions, ou pas. Dans une autre vie, peut-être seraient-ils de bons musulmans attentifs aux préceptes principaux d'une religion simple et moins pervertie. Car après tout, si les cultes suivent les batailles, les habitants, eux, restent. Si l'Histoire avait pris un autre tour, ceux qui la font réellement, les plus humbles, auraient toujours été là. Seuls ceux qui l'écrivent n'auraient pas été les mêmes, ou sans doute auraient-ils écrit tout autre chose.
    Pensons à un seul facteur : ce basculement a peut-être été néfaste, mais nous ne le saurons peut-être pas non plus. Avec la dictature d'une certaine finance capitaliste, qui de plus en plus paraît approcher d'une roche tarpéienne, nous sommes assez vraisemblablement à la veille d'un autre Poitiers, d'un autre Quitte ou Double des puissants. Établi sur moins que du sable, le Grand Capital, pervers narcissique, peut s'effondrer d'un coup, malgré la poigne qu'il maintient serrée sur la plupart des gouvernants du monde. Après tout, il n'est qu'une religion de plus, mais peut-être la religion de trop...

    bab

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  • La Syrie est un point important dans la politique mondiale, parce tout simplement elle est placée là. Le plan Sykes-Picot de 1916 a créé le problème tel qu'il existe aujourd'hui, en démembrant l'empire ottoman. On notera que ce sont les Anglais qui en sont la source, ils savaient ce qu'ils faisaient, et comptaient bien manœuvrer tout le monde à leur avantage. Rien n'a changé, même si apparemment c'est Washington qui paraît avoir pris le pas sur Londres. Les puissances maritimes (les USA se considèrent comme une île) continuent à semer leurs graines de désordre et de menaces de guerre, comme ils l'avaient fait en 1898 (c'est encore plus ancien) à Fachoda, village situé aujourd'hui au Sud-Soudan. A l'époque c'était Cecil Rhodes qui "menait le bal". Les Anglo-saxons veulent régner sur les mers pour régner sur tout le reste.

    Aujourd'hui, enfin, il semble qu'ils soient en perte de vitesse, mais rien n'est joué encore. Pour eux un accord ne vaut que le temps où il est à leur avantage : s'il ne l'est plus, l'accord est vain, et ils n'en tiennent pas compte.  Ils ne le diront pas, ils agiront. J'ai découvert une série de manœuvres terribles qui sont de leur fait, où ils ont fait en sorte que le monde se déchire devant leurs yeux. C'est là.  A "déguster" à petites doses. Article par article.

    L'Afrique n'est que l'un de leurs champs de manœuvres, où ils sont moins omnipotents qu'ailleurs. L'Asie du Sud-Ouest en est un autre. Je ne parle pas de l'Europe, où ils sont en pays conquis (et même pas "comme" en pays conquis).

    Comment ces choses peut-elles perdurer ainsi ? J'y ai réfléchi, et je pense que leur système éducatif en est la cause. Toujours paradoxal d'ailleurs. Ainsi ce qu'en Grande Bretagne on appelle les Public Schools, ce sont les écoles privées. Celles-ci prennent les éléments humains qui leur paraissent bénéfiques, et par un subtil (!) mélange de brutalités et de perversions, façonnent les fourbes de demain. Ce n'est pas anodin, si le film "If....." de 1968 n'est plus accessible qu'en anglais. Il démontait le système éducatif de haut de gamme avec brio, et ce n'était pas beau à voir.

    Il est d'ailleurs curieux qu'une chanson serve de leitmotiv dans ce film : c'est un extrait de la "Missa Luba" chanté par des enfants du Congo ex-belge, que l'acteur principal remet toujours sur son tourne-disque de l'époque.




    Je pense que les "universités" de la Ivy League, Yale en tête,  ont repris aux États-Unis cette façon éducative (sic) complétée par leurs sociétés secrètes : la Skulls and Bones est célèbre. Pas forcément en bien !

    Nous sommes loin de la Syrie, et pourtant, non. C'est dans ces écoles brutales que renaît chaque année un certain état d'esprit néfaste pour le monde entier, et la Syrie est une des clés de ce monde.

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